samedi 05 janvier 2008
En réalité qu’est ce qu’il y’ a à négocier?
- MM Kouyaté et Conté vont négocier pour rester chacun à son poste.
- Le centrale syndicale veut négocier pour ne pas perdre la face.
- Le CNOSG veut négocier pour que les individus qui le composent conservent leurs avantages.
Bref ils vont négocier encore une fois pour leur ego personnel
C’est ça la vérité. Cependant, et le peuple dans tout ça ?
Quelque soit l’opinion qu’on se fait de JMJ il reste qu’en tant que ministre, il a osé contredire et renier un décret présidentiel sur la base du mensonge. N’est ce pas une faute lourde ? Et plus grave il a menti au peuple entier. On se souvient qu’il s’est acharné à repousser toutes les prétendues rumeurs qui visaient leur gouvernement. Peut –on encore croire à sa parole comme il y’ avait quelques semaines. Ils sont tous des menteurs. Notre ministre de l’information a tenté de nous désinformer.
En est-il seulement le seul à devoir payer pour une erreur qui remonte à il y a presqu’un an alors que ce gouvernement n’existait pas encore?
La faute est à imputer à nos leaders et leur pouvoir de négociation. Ces mêmes acteurs aujourd’hui outrés par la réaction de Conté devraient tout simplement tendre l’autre joue pour encaisser une autre gifle.
Ce sont eux qui nous ont négocié un homme comme premier ministre et non une institution.
Ce sont eux qui nous ont obtenu un premier ministre sans religion avec Satan comme président. Ils ont négocié pour nous conserver un autre homme à la présidence un autre à l’assemblée et presqu’ un autre à la cour suprême. Ces mêmes hommes qui étaient là avant le changement réclamé par le peuple. Où en est-on avec ce changement au fait ?
Guinée des paradoxes ! N’ est ce pas les mêmes jeunes des quartiers chauds que Kouyaté et son Beau Keita ont voulu muselés récemment qui sont encore les premiers à occuper les rues. Soudainement ce ne sont plus des voyous mais des patriotes désireux du changement.
Aux syndicalistes et autres de la société civile : Vous êtes désormais l’obstruction au changement que le peuple réclame. Nous nous souviendrons encore une fois de vos négociations.
Je demande au peuple de guinée de méditer sur son vrai avenir et de refuser toute fausse représentation. Cessons de nous battre pour des hommes mais exigeons des institutions, des lois et des règles.
Mourir pour que Kouyaté reste à son poste c’est mourir en vain. Il ne peut y avoir de Kouyaté PM sans Conté Président.
N’est ce pas ce même Kouyaté négocié par les syndicats qui a passé toute l année à remercier le président ?
C’est son incompétence et sa maladresse « troubadouresque » qui nous ont embourbé dans cette nouvelle gadoue.
Notre bateau n’est pas en détresse pour que l’on se cherche un homme miracle ou un bon capitaine. Notre bateau coule il s’agit désormais de survivre et de sauver ce qu’on peut. Il reviendra aux survivants de tirer les leçons de la catastrophe et de se construire un bateau plus solide. Comprendra qui pourra.
Ils vous diront qu’ils veulent éviter les effusions de sang et le chaos. Combien d’entre eux connaissent réellement le chaos ou les effusions de sang. Combien d’entres eux ce sont fait tirer dessus. De quel droit vont-ils encore négocier nos âmes et nos vies.
Ne soyons pas dupes chers concitoyens tout le leadership guinéen est malade. Souvenons-nous alors de Sodome et Gomorrhe. Choisir l’un d’entre eux c’est continuer de s’attirer la colère de Dieu.
Il n’ y plus rien a négocier nous avons vu les limites de leur négociations et des hommes qu’ils veulent maintenir. Il faut une totale refonte des institutions et un changement des hommes.
La vérité est qu’il y’ a une interdépendance entre toutes les personnes impliquées dans ces négociations. Bien sur il y’ a des âmes sincères parmi eux mais elles aussi craignent le vrai changement.
Nous attendons depuis toujours que ce manifeste cet homme ou cette femme qui va nous mener vers de beaux horizons. Combien d’entre eux se sont succédé aux mêmes postes depuis l’aube de notre nation. Et nous attendons toujours qu’il nous arrive d’une de ces institutions virtuelles.
L’homme du changement est dans la rue et non dans un bureau. Mais chaque fois qu’il s’est levé nous l’avons forcé à se rasseoir. Si seulement les négociateurs pouvaient se taire pour une fois!
Voyez-vous la rue n’a pas attendu qu’ils fassent leur conclaves pour voire déferler les vrais désireux du changement. Mais l’anti-changement nous demande de leur accorder le temps de s’échanger de fauteuils.
Mes meilleurs Vœux pour 2008. Que Dieu nous accorde le changement cette année.
Par Boubacar Diallo , Montréal
barrosdiallo@hotmail.com
Pour www.nlsguinee.com