vendredi 04 janvier 2008
« L’opinion pardonne facilement tous les vices sauf la lâcheté » Claude Taittinger
Personne ne pardonnera à Kouyaté de laisser Morel payer à sa place. Il serait le capitaine qui déserte un bateau en naufrage, laissant ses passagers se noyer. Ce serait une lâcheté qui lui collera à vie à la peau, en plus du sentiment d’affairiste qu’il a laissé à ceux qui l’ont observé depuis qu’il a l’étiquette de Premier Ministre.
Aucune explication ne peut lui trouver une excuse à sa non démission immédiate du gouvernement.
Rien ne peut justifier qu’il s’enferme dans des débats inutiles depuis bientôt 24 heure que JMJ a été débarqué pour avoir remplie sa mission de porte parole du gouvernement, qu’il n’a cessé de remplir avec brio, depuis l’avènement du gouvernement de « consensus ».
Il n’y a aucun ordre du jour aucune analyse à faire face à une décision qui devrait être prise tout de suite par lui :Demissioner et demissioner son gouvernement !
Le décret de CONTE est un casus bellis, il n’y a rien à commenter. BRAVO MOREL, tu n’as en rien démérité !
Conté est fort de pouvoir faire taire Kouyaté, donc de le tenir et est aussi fort de la désaffection des syndicats qui ont, pour certains d’entres eux, été déçus de la méthode Kouyaté.
Je ne sais pas ce que CONTE et Kouyaté ce sont dit lorsque conté l’a convoqué nuitamment, mais j’avais écris que Conté était dans la logique du renvoi de son premier ministre et qu’il n’en résulterait aucune conséquence pour lui. Et que ce qu’il dit à Kouyaté en publics n’engage que celui qui y croit.
Dans le pire des cas, Conté est prêt à rendre le pouvoir à l’armée qui le « débarquera » et l’assignera à résidence à Wawa, pour cause de « maladies ». Il sera notre Pinochet, et alimentera les commentaires et les guinéens seront à le regretter lorsque ses successeurs voudront mettre de l’ordre dans le pays.ET après ? Rien !!
La Guinée n’est pas la tasse de thé de la communauté internationale et les « parrains » de Kouyaté que sont Kadhafi et GBAGO n’y pourront rien.
Il n’y a pas d’alternative à l’armée dans le processus de transition en Guinée.
« Celui qui peut régner sur la rue, régnera un jour sur l’ETAT.. » avait prédit GOEBBELS,
Les syndicats qui ont réussi une mobilisation revendicative, début 2007, ne sont plus outillés, en terme de cohésion, pour mobiliser encore !
Les partis politiques n’ont jamais reuissi à ébranler un préfet, à fortiori, l’Etat.
Et les réactions que nous observons en ces moments sont spontanées mais non coordonnées ni contrôlés encore moins le résultat de scénarios organisés. Ce sont donc, juste, des réactions de protestations qui peuvent êtres vites contenues par l’armée si elle décidait de prendre, enfin, ses responsabilités.
La démission de Kouyaté pourrait mettre Conté dans une situation difficile qui peut le contraindre à passer la main à l’armée, pour le bien du pays.Et après, seulement après, la société civile et les partis politiques, appuyés par la communauté internationale, seront de vrais acteurs de la vie politique.
Le Régime de Conté depuis 1984 est resté un régime d’exception et la Guinée, un pays de non DROIT depuis 1958.
Kouyaté doit baisser rideau, au risque de connaître le sort des lâches !
Par DRAMANE TOURE
tourdrama@hotmail.com
Pour www.nlsguinee.com