jeudi 03 janvier 2008
Nous sommes vendredi et samedi respectivement 16 et 17 février 2007, en pleine période d’état de siège. Dans la Commune urbaine de Gaoual, 20 probables enfants de troupes enfants de militaires et paramilitaires et cinq guides soldats incendies volontairement 96 cases dans le seul Quartier Hafia de cette commune. Les familles victimes dormiront longtemps et jusque là pour beaucoup à la belle étoile. La cause de ces crimes odieux était de venger les édifices publics détruits à majorité par les jeunes de ce Quartier pendant la grève du 11 janvier. Les auteurs sont connus parce que vus dans leurs actions mais les commanditaires sont restés à l’ombre. Malgré tout, les autorités civiles (Le Maire de la Commune, le Préfet d’alors et le Général de l’Administration) et militaires (Commandant du sous groupement tactique, son adjoint) sont dangereusement suspectés, car, de tels crimes ne peuvent se passer dans un petit rayon comme Gaoual sans que qu’elles ne soient au courant puisque dans l’armée c’est l’ordre et le respect de l’ordre donné. Les jours d’après beaucoup d’entre eux connaîtront des choses inhabituelles et mystiques : le Lieutenant TAMBASSA fera un accident et son pied gauche s’entorse à deux niveau, Madame le Maire aura une brûlure au pied par moto, le Préfet Bakari est depuis lors gravement malade, même au Sénégal il n’a pu se soigner et le Commandant du sous groupement tactique est mort en début novembre à Lansanaya Conakry. Comme si les victimes ont crée une commission préfectorale de sorcellerie et de mysticisme à l’absence de la commission nationale d’enquête indépendante et Nombreux sont les gens qui se demandent à quoi sert cette commission d’enquête nationale qui vient de prêter serment car les auteurs de cette répression barbare ne seront jamais punis.
Le nouveau Préfet du changement héritier de cette situation était obligé de passer à Hafia le 20 août pour demander pardon au nom de l’administration fautive. Mais le pardon social obtenu ce jour n’est pas certain. Il viendra à Conakry début décembre, demander l’aide du Bureau des ressortissants car à son sens : « les gens ne se sont pas pardonné réellement, la commune n’arrive pas à pouvoir s’entretenir avec ce quartier, aider moi à trouver la solution. Je pourrais prendre des mesures administratives mais est-ce qu’elles seront opérationnelles ? » S’inquiète t-il.
La raison de ce divorce date d’après les actes criminels c’est à dire le lendemain des incendies. Ce matin de sanglot on verra presque toutes les autorités à Hafia sauf Madame le Maire de la Commune. Elle brillera par son absence. Pour causes, tantôt le 13 août : Je ne pouvais aller car les gens de Hafia ne veulent pas de moi, dans cette colère ils peuvent se jeter contre moi et même me tuer. Ou bien ils peuvent penser que je suis allé pour me moquer, voilà pourquoi je ne suis pas parti », tantôt le 28 décembre : C’est le Préfet Bakari KEITA qui m’a dit de rester et de m’occuper du repas des militaires. En réaction, Monsieur Talibé DIALLO un des membres de la mission d’apaisement dira « C’est là que l’autorité préfectorale vous a trompé Madame, vous êtes Maire et quand votre Commune brûle vous devriez être là » .
Ainsi, ses larmes étaient intarissables « Laisser là se défouler » dira Monsieur Copa un autre membre de la délégation.
Après donc ce petit procès à la Villa, un rendez vous a été fixé à 16 heures. A la maison des jeunes, la salle était archi comble. Devant beaucoup de victimes et la population qui l’a élue, elle reconnaîtra sa faute et présentera ses mea culpa.
« Je suis né à Hafia, j’y ai grandi, j’ai étudié à Gaoual et j’ai fait 30 ans de service ici, jamais je ne suis allé ailleurs. C’est les raisons de foyer conjugal et de service qui m’ont amené à Quartier Houmbaya. Je ne fais pas de différence entre les deux quartiers. Depuis lors, si j’ai eu des problèmes avec quelqu’un ce sont ceux que tous nous pouvons avoir dans la vie en société.
C’est seulement quand je suis devenu Maire de la Commune que j’ai rencontré de telles difficultés, de telles accusations. J’ai compris que cela est lié à cette fonction, alors je demande pardon à Hafia et à toute la population. J’ai commis des erreurs dans le passé parce que j’étais mal entouré. A présent je me rends compte et dans l’avenir je me confie en vous, aider moi a ne plus le refaire » dira t-elle. Et tout le monde l’applaudira.
Le linge salle est lavé entre la Commune et le quartier Hafia : « mais nous ne pardonnerons jamais ceux qui ont incendié nos cases, ils seront poursuivis et punis conformément à la loi, nous attendons la commission nationale d’enquête, » précisera Elhadj alpha Saliou DIALLO Secrétaire fédéral du PUP. C’est la position de toutes les victimes.
Nous y reviendrons
Une dépêche de BAH Bouba et Me Mamoudou Sané
Pour www.nlsguinee.com