Guinée : DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVÉ : LE DÉSENGAGEMENT DE L'ÉTAT, UNE NÉCÉSSITÉ POUR LE DÉCOLLAGE ÉCONOMIQUE
29 octobre 2005
La Guinée est un pays de paradoxe ? Le pays, en dépit de ses immenses potentialités naturelles, n’arrive toujours pas à tirer réellement profit de ces activités d’exploitations des ressources qu’il dispose. Malgré la présence de plusieurs industries, et d’autres d’activités variées génératrices revenues, la Guinée affiche encore l’un de profil le plus bas en matière de développement.
Pour redresser cette tendance qui prédire, une rupture avec les anciennes méthodes de gestion de l’État des activités commerciales et industrielles s’impose. Au demeurant, l’État ayant prôné une politique d’économie libérale, seul son désengagement dans les secteurs des industries et le commerce pourrait aider au décollage économique accéléré du pays.
Il ne serait pas de tout exagéré de dire que la Guinée est un pays d’énormes gâchis. Le pays, en dépit de ses immenses potentialités naturelles, affiche toujours un profil le plus bas, en matière de développement et de la croissance économique. Quarante ans, après son accession à l’indépendance, le pays semble jusqu’à maintenant évoluer sur une autre planète que la terre.
Le pays dégage l’impression de ne posséder aucune perspective, et d’avoir perdu ces repères. Pourtant, la nature gracieusement dotée la Guinée d’immenses richesses qui auraient pu, si elles étaient judicieusement gérées et exploitées, le pays serait parmi les pays d’Afrique le plus prospère. Hélas ! La Guinée et les Guinéens c’est cherches toujours et pour toujours.
Pourtant, la Guinée était bien partie pour un avenir le meilleurs, à cause d’innombrables atouts qui s’offrent au pays. A l’indépendance, le pays disposait de presque tout pour s’assurer un développement socio-économique le plus enviable de la sous-région. La Guinée pour le plus grand malheur et amertume de ses populations, à choisi de dérivée. Alors l’Etat avait le monopole pratiquement sur toutes les activités de la vit économique du pays : (le commerce, industries, l’agriculture, etc.…) Les initiatives privées n’étaient bien perçues par le régime d’alors, à cause notamment du monopole que l’Etat s’était donné. L’État totalitaire avait en charge tout les services à l’égard de la population : (distribution des vivres et autres services à travers des magasins populaires et des structures organisées du sommet à la base ) Le régime totalitaire de la révolution manipulait tout, contrôlait tout.
C’est ainsi que la Guinée, sous l’ancien régime renfermé sur elle, avait été gérée de l’indépendance jusqu’aux 3 avril 1986, date à laquelle un changement de régime est intervenu. Une nouvelle heure soufflai pour les Guinéens et la Guinée. Le comité militaire de redressement national, (CMRN) qui s’est emparé du pouvoir, annonça les premières mesures d’assainissement, et les reforment nécessaires a engagé. D’abord l’ouverture du pays au reste du monde, et l’encouragement des initiatives privées, à travers l’adoption d’une politique d’économie libérale. Désormais, l’État se voulait moderne dans sa gestion et la conduite des affaires. C’est-à-dire une rupture avec les méthodes de gestion du régime totalitaire.
C’est ainsi que la machine réformatrice a été mise en branle à plusieurs niveaux (privatisation des industries et entreprises d’État, fiscalité, retraite, modernisation du secteur bancaire et administratif…) L’État qui se veut moderne de part sa gestion des affaires, avait désormais un rôle a joué : assuré la garantie, la protection et offrire de facilités pour les investissements privés. C’est alors que plusieurs industries et entreprises d’État avaient été privatisées. Malheureusement, ses industries et autres entreprises d’État privatisé sur la base d’un clientélisme qui reste encore vivace, sont devenues les ombres d’elles-mêmes. A peine privatisée, toutes ces industries et entreprises d’Etat bradé sont aux arrêts, (la Conserverie de Mamou, usine de Thé de Maçenta, l’huilerie à Dabola, l’usine de parfum à Labé, l’usine de jus fruit à Kindia, l’usine de tabac et allumettes ENTAG, l’usine de jus de mangue à Kankan etc.…)
Toutes les usines et entreprises d’Etat citées ne fonctionnent pas. Ce qui découle de la conséquence d’une politique d’économie libérale mal appliquée. A l’évidence, la privatisation des industries et entreprises d’État opérer sont des échecs. En effet, de toutes les industries héritées par la 2ème République, seulement celles des domaines miniers parviennent encore a fonctionnés dans de conditions assez difficiles. Ses industries minières leur évolution, ont été marquées par de sérieux problèmes de gestion et des séries de scandales.
Qu’il s’agit entre autres de la SBK devenue CBK à la faveur de la reprise, l’usine ACG-Fria qui s’est révélée une saigne financière pour le trésor public à un moment donné. Le procès dit Friaguia-Anaim reste encore dans les mémoires des Guinées. Ses industries et entreprises minières (ACG-Fria, CBK) étaient menacées de fermeture, quand fort heureusement Rusal s’est intéressé à leur relancement. L’exploitation minière qui constitue le poumon de l’économie guinéenne devrait être soutenue par une bonne politique. L’usine ACG-Fria étant une propriété de l’État, dont la gestion mixte antérieure a révélé d’énormes préjudices pour l’Etat.
Toujours est-il que la relance en production de l’unité industrielle de ACG-Fria, avec Rusal porte toujours de risque sur l’avenir cette usine. Malgré les efforts que continue de consentir la compagnie les investisseurs pour maintenir l’usine en marche, à terme cette unité industrielle risque de s’arrêté, à cause notamment de son état vétusté avancée. L’usine ACG-Fria, vieille de plus de 40 ans, fonctionne sans interruption de nuit tout comme de jour, est confrontée aujourd’hui, à l’usure, d’où la nécessité pour l’État de procédé à sa privatisation avant qu’il ne soit trop tard. Car il a été établi que pour maintenir l’usine encore en marche, d’importants travaux de rénovations et d’extensions sont nécessaires, impliquant des sérieux investissements.
A l’image de l’Afrique du Sud, qui à mis en place une politique minière de privatisation des industries extractives, est un model réussite de croissance économique. L’Afrique du Sud grâce à cette politique de privatisation des industries minières, tire pleinement sa croissance et son développement de c’est secteur stratégique. La Guinée aussi aurait à gagné à privatisée ses industries minières, afin de connaître un développement une croissance économique certaine. Pour ce faire, le désengagement de l’Etat dans les secteurs de la production et du commerce est un impératif. En ce moment, la Guinée pourra jouir des redevances et de taxes minières, de surcroît se mettra à l’abri de la corruption et de la mauvaise gestion de bien public.
Quand on sait des nombreux investisseurs privés se bousculent à la porte de la Guinée, l’État aurait à gagné a privatisé ses industries en générale et particulièrement celles minières. Si non, à l’image de beaucoup des industries et entreprises d’État, bradées et qui ne fonctionnent plus, les industries minières risquent à leur tour de connaître un coup de frein. Si la Guinée tien au le fonctionnement de ses vieilles industries menacées par l’usure, son désengagement est une nécessité.
Justement pour y remédier à ces éventualités qui pourraient encore perturber le domaine des industries minières, le gouvernement change d’option concernant le combat pour le développement minier. Pour ce faire, il compte favoriser l’arrivée de nombreuses sociétés et compagnies minières internationales en Guinée, avec l’espoir que les guinéens peuvent dès l’instant espérer le meilleur de leur sous-sol. Pourquoi pas ? Tout dépend d’une simple volonté politique.
M. Baila BAH
L’Observateur, partenaire de Nlsguinee
|