lundi 31 décembre 2007
Actuellement en Guinée, selon certains constats, les accidents tuent plus que le Sida, la tuberculose et le paludisme réunis. Et pour preuve un accident de circulation s’est produit à Komboyah dans la préfecture de Coyah au PK 8 à 50 km de Conakry dans la nuit du jeudi 26 décembre dernier aux environs de 23h 35mn. Le bilan fait état de 5 morts sur le coup et plus de 7 blessés graves qui ont été envoyés à l’hôpital de toute urgence. Quelque temps après leur admission aux urgences, 4 autres blessés rendirent l’âme. Des dégâts matériels importants ont été signalés aussi.
Selon les données de l’officier chargé du constat de la préfecture, l’accident serait dû à une collision entre un camion ben, immatriculé RC 7780 E conduit par Samba Camara et un mini bus de marque Toyota immatriculé RC 4726F conduit par Ousmane Camara en provenance de Kankan. Selon des informations reçues de certains témoins, parmi les 9 morts, 5 seraient de la même famille qui, après la fête de tabaski, ont décidé de rejoindre Conakry ensemble.
De la version de ces rescapés, la conduite dangereuse du chauffeur serait à l’origine de l’accident ayant causé cette perte énorme en vie humaine. Ces cas d’accident meurtriers se produisent le plus souvent sur la Nationale Conakry - Kindia.
De l’avis général, ces accidents sont pour la plus part des cas causés soit par la mauvaise conduite des chauffeurs, la violation flagrante des codes de conduis, l’état défectueux des routes et le rétrécissement de la route, qui fait à peine 2m50 de largeur. Il faut dire que cette route est tellement rétrécie que deux voitures arrivent à peine à circuler en parallèle. C’est pourquoi, selon des spécialistes en topographie, cette route ne répond à aucune norme en en terme de topographie. A cela il faut ajouter l’absence notoire de la sécurité routière en rase campagne : pas de panneaux de signalisation, pas de poste de sécurité routière.
Pratiquement aucune disposition pouvant sécuriser les usagers de la route, qui pour tant reste la seule voie d’accès de l’intérieur du pays. Contrairement à d’autres pays de la sous-région ouest africaine, en Guinée, la route reste de nos jours, le seul moyen de déplacement dont dispose la population de la capitale vers le pays profond et vis versa. Pas d’autorail ou de train, pas de vol régulier et à moindre coût. Donc les déplacements et tous les vas et vient se font essentiellement par les taxi-brousses, des vieux bus et minibus et des camions remorques qui transportent personne et marchandise à la fois. Ce qui expose les personnes et leurs biens à des accidents meurtriers à chaque instant.
Par ailleurs, cette fin d’année, en l’occurrence ce mois de décembre tant à être le mois le plus meurtrier de l’année 2007. En effet, l’on parle de plus de 14 morts selon les chiffres rendus publics, sans compter des multiples cas qui sont ignorés des autorités et des populations. Pour mémoire, l’on se rappelle de certains cas d’accident les uns aussi meurtrier que les autres : A Hamdallaye, un camion tue une jeune élève, à Sonfinia gare deux camions entre en collision vers 5 h du matin, à Nongo le rappeur Hamid Channana a été touché par un taxi, etc.
Quelles politiques faut-il adopter afin de lutter contre les accidents de circulation, véritable fléaux dans notre société ? La question reste à jamais posée et aux autorités compétentes d’apporter une réponse immédiate et urgente. Car un mort c’est déjà une perte de trop, pour la nation, surtout si c’est sont ces bras valides qui payent le plus lourd tribu.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
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