jeudi 27 décembre 2007
Nous venons d’apprendre le kidnapping de l’enseignant Lansana KOMARA de l’université de Conakry en Guinée et au demeurant chef de chair
Ce n’est ni le professeur, ni le membre du RPG qui est menacé de mort. Il s’agit simplement d’un Guinéen, d’un citoyen qui doit jouir de tous ses droits : droit à la présomption d’innocence, droit à la défense qui induit un débat contradictoire devant la juridiction de compétence pour établir les preuves ou non de sa culpabilité. Ce qui fait qu’aucun citoyen ne peut être inquiété sous quelle que forme que se soit sans avoir recours aux différents mandats : de dépôt, d’amener…, bref, à une convocation devant une juridique établie et connue de tous. Or, le Professeur Komara est la nouvelle victime de la barbarie que nous combattons parce qu’il a été enlevé par les terroristes de l’Etat guinéen. Sachons simplement que le cyclique fonctionnement des médiocres ne fait que se poursuivre. Leur stratégie a toujours été de créer la psychose, un nouveau foyer capteur des regards et pensées des Guinéens pendant qu’ils creusent des trous profonds dans le patrimoine.
Hier, c’était Sidikiba Keita. Et j’avertissais qu’après lui, viendra le tour d’un autre parmi nous. Nous y sommes. Mobilisons-nous tous pour exiger la liberté de Komara. Aucun Guinéen ne peut et ne doit être inquiété pour ses positions ou opinions dans notre pays. N’avons-nous pas tous accepté et proclamé que plus jamais rien ne devait être comme avant après les 22 janvier et 9 février 2007 ?
Alors compatriotes, levons-nous pour la libération inconditionnelle de Komara
Mais que se passe-t-il dans notre pays pour que les mêmes pratiques et les mêmes méthodes soient réactualisées à chaque pas réalisé dans le sens du progrès ?
Les ministres de l’intérieur, qui se sont succédé sous la Guinée dite indépendante, se sont accommodés à attaquer des personnes fussent-elles politiques ou non pour intimider les uns et soumettre les autres à des pressions traumatisantes. C’est ainsi qu’aujourd’hui notre frère Komara est placé dans les nuits noires des prisons successives du PM3, de Kassa, de Koundara et que sais-je ? Devons-nous maintenir le silence pour l’offrir à la capacité qui n’est que meurtrière de nos bourreaux ? Ma réponse est catégorique : Non !
Tout dernièrement est née en France une association pour la défense des Guinéens contre les atteintes à l’intégrité physique et morale de tout citoyen de notre pays, j’invite ses membres à prendre à bras-le-corps le cas de notre compatriote pour obtenir la libération sans condition.
Paris, le 26 décembre 2007
Par Jacques KOUROUMA
jacques.kourouma@orange.fr
Pour www.nlsguinee.com