mardi 25 décembre 2007
L’année qui s’achève a commencé dans notre pays avec le carnage dont le sang des victimes, devenu une mare, a produit Lansana Kouyaté comme Premier ministre. Le peuple endeuillé, espérant que justice serait faite, avait pourtant jubilé de joie comme d’ailleurs toujours alors que les plus avertis nous mettaient déjà en garde contre cette nomination.
Après douze mois bientôt, l’on se rend compte que l’homme est rétif à toute idée de progrès, de liberté et de démocratie. Il a opté, avec ses petits groupuscules de soutien, pour la bigoterie et l’immobilisme, l’ethnicisme et le recours au PDG comme référence dans la gestion de l’Etat ; c’est-à-dire gouverner par et dans le mensonge.
Sous son mal gouvernement, la Guinée est exposée à la déflagration sociale horrible et terrible. En douze mois, le PM a réussi faire en pire ce que la somme des deux régimes successifs n’a produit, l’un en 26 ans et l’autre, en 24 ans.
Aujourd’hui notre patrie est traversée dangereusement par le courant pervertissant l’idéal républicain pourtant fondateur de la citoyenneté qui ne s’appuie nullement ni sur l’appartenance ethnique et /ou régionaliste, ni sur un passé revanchard. Nous avons vécu tout le long de 2007 avec la floraison de minables agitateurs composites éhontés et stériles soutiens à Lansana Kouyaté, PM du-sur-place ou pigeon-voyageur quand il faut dilapider nos richesses. Or, il n’avait simplement qu’à traduire en actes concrets le contenu de la feuille de route pour obtenir le soutien de tous ses compatriotes que de s’appuyer sur des crèves-de-faim. Ce qui l’a conduit à l’auto satisfaction, maladie provoquant la cécité politique. C’est une très mauvaise appréciation de la fonction par monsieur Kouyaté. Cette vision est erronée. Elle est dangereuse parce qu’elle lui fait perdre la route dont l’éclairage lui est confié. Elle est dangereuse parce qu’elle assombrit la Guinée de toute perspective d’avenir meilleur et radieux.
Pour 2008,
Guinéens et Guinéennes ;
Forces armées républicaines de Guinée ;
Jeunes et femmes de Guinée ;
Intellectuels et patriotes convaincus ;
Hommes ayant la conviction que la rupture est possible en Guinée ;
Je formule les vœux de voir notre pays se transformer au cours de l’année que nous embrasserons très bientôt. Cette transformation appelle chacun de nous au devoir patriotique : assumer avec détermination et fidélité le combat démocratique et libérateur de nos populations des souffrances et surtout du poids du mal gouvernement kouyaté. Toutes les forces mobilisées pour le renouveau de la Guinée ont l’impérieuse mission de s’entendre cette année afin de tout mettre en œuvre pour la chute du système conté donc de Lansana Kouyaté avant la catastrophe.
Je suis attristé par les apologistes nés sous l’instigation du PM qui est pourtant le plus mauvais des premiers ministres de la nation guinéenne.
Chers compatriotes ;
Nous n’avons plus à attendre une évaluation du comportement de Lansana Kouyaté, de son gouvernement et des institutions dans la perspective historique. Preuve est faite de leur incapacité à assurer la transformation radicale et en profondeur de notre pays.
Maintenant 2007 va rejoindre nos enfants morts pour la liberté. Gardons chaque jour leur mémoire vivante et présente en nous.
2008 doit être la confirmation de la possibilité de la Guinée à reprendre sa place perdue parmi les nations souveraines qui garantissent à leurs peuples la dignité humaine dans la justice, la paix sociale et la sécurité.
La question de l’avenir de la Guinée n’est plus à formuler en termes de changement. Nous l’avons espéré et expérimenté, cela a été toujours un échec. Lansana Kouyaté est l’exemple le plus parlant. Que faire Guinéens ?
En 2008, notre combat est celui de la transformation de la Guinée. Et la transformer ; c’est refuser l’inacceptable présence des voleurs à la tête de nos institutions ; c’est réclamer et exiger que les prochaines élections, si elles ont lieu, soient plus transparentes et démocratiques. Transformer notre pays ; c’est exiger le départ des deux Lansana. Le PM n’est-il pas rattrapé aujourd’hui par sa mauvaise gestion dans les rangs de l’OIF ?
Transformer la Guinée, dis-je ; c’est rompre avec les pédégistes ; c’est rejeter le cinquantenaire que veut organiser Lansana Kouyaté non pas pour réconcilier les Guinéens, mais pour réhabiliter le PDG.
Peuple de Guinée,
J’ai préféré te suggérer ces propositions avant de te souhaiter une bonne et heureuse année. Mais comment peux-tu connaître une heureuse année si Lansana Kouyaté, manquant de conviction dans la mission qui lui est confiée, demeure le chef de ton gouvernement ? Comment peux-tu avoir une bonne année si Lansana Conté continue de présider la République de Guinée ?
Je voudrais, plutôt, t’inviter au combat libérateur de ta patrie. Tes enfants l’ont commencé en janvier et février 2007 comme beaucoup bien avant eux. Alors, j’exprime les meilleurs vœux pour que tous les Guinéens s’unissent pour parachever, au courant de 2008, la victoire totale pour laquelle nombreux de nos compatriotes sont morts dans des conditions horrifiantes. Engageons-nous avec détermination pour que vive la Guinée.
Je souhaite que 2008 soit l’année de la transformation de notre pays pour le bonheur, la paix et la justice sociales, essence de toute démocratie et du progrès.
Peuple de Guinée, une nouvelle page s’ouvre à nous pour la conquête définitive de la liberté que nous chantons depuis bientôt 50 ans.
Bonne année, Guinéennes et Guinéens !
Heureuse année, Peuple de Guinée !
Pour 2008, mobilisons-nous pour la rupture totale avec les passéistes au pouvoir.
Paris, le 25 décembre 2007
Par Jacques KOUROUMA
jacques.kourouma@orange.fr
Pour www.nlsguinee.com