mardi 25 décembre 2007
Les secteurs de Hafia 1 et 2 , dans le quartier Sonfinia-Gare, commune urbaine de Ratoma, ont été le théâtre d’un grand mouvement de revendication organisé par les jeunes dudit secteur. C’était le dimanche 23 décembre derniers au environ de 10 h locale. Cette mobilisation de toute la couche juvénile a failli d’ailleurs basculer dans un mouvement de casse, ni été l’intervention immédiate des autorités locales, soucieuses de maintenir l’ordre. Sur les pas de la foule des revendiquant, le responsable de la jeunesse, très engagé se dit prêt à poursuivre jusqu’au bout le mouvement de revendication de leurs droits les plus élémentaires et qui de toute évidence sont bafouillé et négligé au grand dame des populations de la localité.
Pour le chef de la jeunesse, la revendication vise à obtenir un changement, avec bien sur le départ du chef de secteur. Mamadou Moussa Baldé président de la jeunesse dira que : « Cette revendication est dû du faite qu’il n’existe aucune autorité digne de nom dans nos secteurs. Ça plus de 4 ans et plus nous ne sommes pas gouvernés dans ce secteur. Et mieux, nous n’avons pas là où il faut aller revendiquer nos droits. Je pense que comme le vent du changement s’est annoncer, aujourd’hui, nous avons décidé en tant que fils du pays de se mobiliser et aller rencontrée les autorités compétentes pour savoir pourquoi nous ne sommes pas sous autorités depuis 4 ans. L’actuel chef de secteur est incapable et personne ne le reconnaît. Ni les femmes, ni les sages de la mosquée encore moins les jeunes que nous sommes. C’est pourquoi, nous demandons qu’il s’en aille. Nous ne voulons plus de lui »
Informé de l’ampleur du mouvement, le chef de quartier de Sonfonia-Gare s’est rendu sur le terrain pour rencontrer les jeunes en colleur. Ousmane Traoré dont certains n’hésitent pas de dénoncer la timidité et la manque de responsabilité s’est montré tout de même ouverte au dialogue en prêtant une oreille attentive aux plaintes des jeunes, qui sont prêtent à en découdre avec leurs chef de secteur accusé de tous les maux du monde. Pour calmer les esprits de plus en plus surchauffé, le président du conseil de quartier Ousmane Traoré à limoger le chef de secteur et s’est intronisé chef de secteur par intérim. Et de dire : « Je partage bien l’avis des jeunes, puisqu’ils disent que depuis 4 ans ils n’ont pas pu avoir une responsabilité à la base. Si cela est vrai, vraiment c’est le temps de faire un changement. Je les ai demandé de présenter un chef valable, quelqu’un qui peut régler la situation socio-éducative des jeunes. Je me pressente avec lui à la commune et dans une semaine je réussirai à régler tout. »
Par ailleurs il faut souligner que ce mouvement de revendication des jeunes qui n’ont que trop attendu, est ne découle d’un simple hasard. C’est du moins l’avis de bon nombre de sage qui, du reste soutiennent directement ou indirectement le mouvement de revendication et de protestation des leurs jeunes. Cela est autant plus vrai que cet autre parti de la commune de Ratoma, à l’image du quartier de Kokoma, manque de tout. Pas de centre de santé, pas d’école primaire pour l’éducation des enfants, pas de terrain sportif, aucun lieu de rejoindre pour les jeunes. A cela il faut ajouter, le manque d’eau potable hors mis quelques puits insalubres et tarissables dès les mois de janvier ; pas d’électricité. Au dire de certains manifestants interrogés, l’unique préoccupation des élus locaux du secteur est la marchandage des terrains illicites, avec la vente quelquefois des cimetières ou des places des marchés destinés à l’usage public. « Depuis son installation ce chef de secteur n’a absolument rien fait qui puisse aller dans le sens du développement de notre secteur. Ce qui l’intéresse c’est la vente illicite des parcelles et même des domaines de l’Etat. C’est pourquoi des conflits autour des terrains ne finissent pas ici. Raison pour laquelle nous ne voulons plus de lui. Si le chef de quartier ou la commune ne régler pas l’affaire, nous sommes prêt à aller jusqu’au gouvernorat et pourquoi pas à la primature. Il y’a pas de recule. C’est ça ! » Ainsi parlait un jeune étudiant leaders et apparemment très engagé.
Du moins qu’on puisse dire, c’est qu’il revient à l’autorité compétente d’user toute la diplomatie afin d’éviter des débordements de ce genres dans les secteurs et quartiers de Conakry. L’on se rappelle d’ailleurs, que l’année dernière, c’est presque qu’au même moment que des mouvements de revendications ont éclaté de partout pour conduire à la grève générale de janvier février. Ce qui du coût à permit de renvoyer toute une équipe gouvernementale clanique et divisée à jamais. Le prix a payé à été très lourds : plus de 180 morts, plus de 200 blessés graves dont certains sont touchés à vie, et des dégâts matériels et financier inestimables. Tout cela par la faut des hommes qui nous gouvernent dans aucun état d’âme pour la population à la base. Qu’a cela ne tienne, pour vu qu’ils ne conduisent pas encore vers la situation catastrophique de janvier février 2007, où des innocents payeront encore une lourde tribu comme toujours, c’est le pauvre qui à tord
Par Lansana A. Camara, Conakry
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
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