neoleadership    guinee  devise human Right Watch Nelson Mandela Fundation Union Africaine
Neoleadership

RadioNLS
WINAMP    REALPLAYER    MEDIAPLAYER

Radio NLS à la carte

Charte de Nlsguinee
Equipe de Nlsguinee
Perdu de vue
Universités
Nos partenaires
Africatime
Africatv.info
Alwihda
Guinea-forum
Guineeconakry.info
Justin Morel Junior
Les Ondes de Guinée
L'Observateur
Tamsirnews
Presse guinéenne
Le Lynx
La Lance
Aminata.com
Guineenews.org
Kibarou.com
Kababachir.com
Nouvelle Tribune
Autres sites Guinéens
Liens Web
AframGlobal
La Villa Elijah
Partage Québec Guinée
Tchape Environnement
Presse
AAP/APA
AFP et TV5.org
Yahoo actualités
IRIN
Jeune Afrique
BBC News Africa
Africa Mining Intelligence
CNN (USA)
Usinfo.Stat.Gov (USA)
BBC World (UK)
Liberation (F)
RFI (F)
Le Matin (CH)
Aéroports
Aéroport Int. de Genève
Aéroports de Paris
Aéroport de Bruxelles
Autres aéroports

Articles
    Guinée : CINQUANTENAIRE OUI, NON A L’AMNESIE NATIONALE

     mardi 25 décembre 2007   

    L’Etat est partout et le Pouvoir nulle part. L’accord tripartite est déchiré, jeté aux orties. La nation se décompose au rythme des alliances qui se défont ici et se refont ailleurs. Les Partis politiques semble-t-il, n’ont plus en vue que les élections législatives, puis présidentielle. Alors ils élaborent des stratégies, bâtissent des coalitions sur des bases aussi composites que le sont la nation et les slogans et emblèmes qui structurent leurs idéologies : des ethnies, des régions, des sommaires de programmes, des personnalités plus ou moins controversées selon nos propres idéologies. Pendant ce temps, nos fleuves et cours d’eau viennent toujours du même lieu : le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Cependant, désespérément, les robinets sont toujours à sec, le prix des bougies flambe et la misère suit son cours au rythme géométrique des récupérations des luttes héroïques des masses pour qui le bout du tunnel n’est toujours pas en vue ..

    Il y a pire, car contrairement à ce que chante le poète, nos « morts sont vraiment morts ». Pour rien, en attendant..

    Les syndicats qui sont une des quatre composantes qui ont participé aux soulèvements de janvier-février, en les encadrant après avoir semblé mettre en cause les actions du « gouvernement de consensus » en juillet ( ? ), ont changé de fusil d’épaule en septembre ( voir info 46-47 ), en mettant dans le collimateur plutôt le Président de la république, sans jamais le nommer, qu’ils sommaient de publier les décrets qui moisissaient et qui viennent justement de tomber. Un de ces décrets prouve pour la nième fois que le pouvoir au sommet est aux abonnés absents : Le chef du gouvernement et le secrétaire général de la présidence se partagent la définition de la politique du pays, sous l’autorité du Président. Mais c’est le second, M. Sam Soumah qui contrôle l’action du Premier ministre !

    Les analystes n’ont pas tort de remarquer que les fonctions de PM sont passablement vidées de leur sens et de leur efficacité. Mais ce décret est de la même engeance que les fameux décrets qui se sont télescopés jusqu’au renvoi d’un autre PM lors de folles heures où la fonction présidentielle est sortie diminuée, souffrant de ce mal qui s’avère assurément incurable, et qui a nom coup d’Etat rampant.
    Le plus étrange, c’est que ce coup d’Etat récurrent a pour auteurs des feux follets qui semblent venir de n’importe où et de nulle part, et qui ne roulent pas pour les mêmes commanditaires qui peuvent se retrouver aussi bien entre des oreillers de souveraineté, que camouflés entre deux entrechats de chef de protocole ponctués par le tintamarre d’une batterie de cuisine.. En Guinée, un coup d’Etat peut venir d’un planton, d’un marabout ou d’un grigriman !

    Bref, la fonction présidentielle est devenue comme un moulin, on y entre comme on veut ou pire, et selon une formule mortelle de Jean-Paul Sartre, « on y entre comme dans un mort » ! Qu’importe donc de savoir qui de Kouyaté ou de M. Sam Soumah l’emporte en préséance !

    Le drame c’est qu’il n’y a plus de PM, plus de Président..

    Mais continuons notre tour de table.
    La société civile vient de devenir orpheline. Avec le départ de son très médiatisé porte-parole, M.Sékou Ben Sylla, elle se retrouve à un tournant où l’attendent « les hordes sauvages » du Golfe Persique. M. Ben Sylla qui avait, comme d’habitude, emboîté le pas aux syndicats en allant souhaiter de vive voix que le Président signe ces fameux décrets de restructuration. C’est donc maintenant chose faite. Tout le monde (syndicats et société civile ) devrait être content.

    On peut donc passer aux élections, que les Partis semblent appeler de tous leurs vœux. Puisqu’ils se sont tous fait à l’idée de cette C.N.A. qui se fait nommer C.E.N.I, ou le contraire, impossible de se retrouver. Il est cependant certain qu’il sera question d’une co-gestion des élections par le ministère de l’intérieur (avec son immense appareil administratif, auquel il faut ajouter 3 représentants au sein de la C.N.I.), et la mouvance présidentielle d’une part ( 10 représentants ), et l’opposition ( 10 représentants ), d’autre part. La société civile ( 2 représentants ) pourrait-elle jouer les arbitres entre ces éléphants habitués aux victoires frauduleuses des ci-devant gouvernants, et à leurs défaites sans surprise ?

    Voilà qu’un nouveau larron est entré dans le cirque où se joue le drame de l’Impasse guinéenne qui dure depuis cinquante ans. C’est précisément ce fameux cinquantenaire qui s’annonce d’emblée comme un camouflet, pas seulement à la mémoire des victimes de l’horreur, mais à l’honneur du peuple de 1958, la honte d’une réhabilitation annoncée.
    Ou le passage frauduleux de la première République à la seconde République. Passage ? Une danse macabre sur des milliers de cadavres dont les derniers (quelque deux cents dit-on officiellement), sont encore fumants et sentent l’haleine fétide et impunie des malfrats arborant les couleurs nationales.

    Bref, on prépare l’Etat de droit en organisant des élections législatives d’ici 2008, pendant qu’on se prépare à la fête de la réconciliation nationale sous l’œil torve de ceux qui vont mourir deux fois, que dis-je, ils vont mourir perpétuellement tant qu’on laissera tous ces acteurs que je viens d’énumérer nous conduire vers la grande fosse septique de l’amnésie nationale.

    Moi je dis non à la mal gouvernance et non à la mal alternance qui souffrent toutes deux d’un impardonnable trou de mémoire.
    Et je dis oui au DEVOIR DE MEMOIRE ET DONC AUX ASSISES POPOULAIRES POUR UNE AUTRE GUINEE !
    Mais cet appel, tout compte fait ne sera vraiment entendu que par le quatrième acteur des évènements de janvier-février, l’acteur principal, le Peuple debout venu des profondeurs et des hauteurs du « Golfe persique », qui part de Yomou à Koundara, du mont Nimba et des hauteurs de Mali, avant de déferler sur les fondrières de Démoudoula et les nids de poule de Sandervalia !

    Voilà que nos morts seraient morts pour que certains se pavanent dans les palais du peuple qu’ils voudraient représenter, et que d’autres orchestrent en fanfare la résurrection de la bête immonde du Camp Boiro qui sommeille encore dans nos têtes ? Vive l’anniversaire victorieux des journées de janvier-février !

    Par Saïdou Nour Bokoum
    Ecrivain
    Pour www.nlsguinee.com



© Copyright www.nlsguinee.com / (Tous droits réservés)


retour
Evolutions dans l'histoire



Chefs des partis politiques


Visitez nos partenaires


Images de la Guinée profonde
Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
Réagissez et dites au monde entier ce que vous pensez de cette situation.
Contactez-nous | Charte de NLS | © 2005 Nlsguinee.com | Webmaster: Elhadji B. LY à Zurich | | Voir livre d'or | signer livre d'or