jeudi 20 décembre 2007
Le Gouvernement guinéen a dénoncé ’’avec vigueur la spéculation entretenue sur le carburant par certaines personnes et les stations services’’ suite à son conseil des ministres ordinaire tenu mercredi à Conakry, a appris APA de source officielle.
Cette spéculation, selon le gouvernement, contribue à la paralysie de la circulation dans la capitale guinéenne.
Le Conseil des ministres a annoncé la disponibilité du carburant en quantité suffisante au niveau de la Société Guinéenne des Pétroles (SGP) et des différentes stations d’essence de Conakry.
Il a demandé ’’aux autorités concernées à tous les niveaux de mettre fin à ces opérations commerciales illicites, pour faciliter la vie aux braves populations guinéennes.’’
Cette spéculation sur le carburant a freiné les activités dans la capitale guinéenne depuis lundi, du fait de la paralysie au niveau des transports urbains, les stations d’essence refusent de servir la clientèle, évoquant une pénurie de carburant.
Il a fallu l’intervention énergique du ministre du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises (PME), Mamady Traoré pour amener les gérants des stations à ouvrir leurs pompes.
Entretemps, le marché noir avait repris le dessus avec le litre d’essence vendu à près de 10 mille francs guinéens, soit environ 1000 FCFA.
Certains pompistes des rares stations ouvertes demandaient des pourboires avant de pouvoir servir les clients exaspérés.
Ainsi fallait-il glisser 3 à 5 mille francs guinéens, soit 500 FCFA dans la main du pompiste pour obtenir satisfaction.
La hausse spéculative des prix du carburant intervient au moment où une rumeur circule sur une éventuelle augmentation prochaine des prix des produits pétroliers, vendus à 4300 francs guinéens le litre d’essence, ainsi que le litre de gazoil.
Par APA-Conakry, Guinée
Pour www.nlsguinee.com