samedi 08 décembre 2007
Les explications et les assurances de la diplomatie guinéenne, concernant, ses réalisations et projets d’avenir pour ses ressortissants à travers le monde devant l’Assemblée Nationale, nous semblent insuffisantes, et/ou inefficaces.
Nous croyons que, pour que la diplomatie guinéenne soit bénéfique et pour le pays, et pour les guinéens et guinéennes vivants à l’étranger, et pour rassurer et assurer les investisseurs étrangers (sérieux et honnêtes); il faudra au préalable, appliquer sans complaisance, certains mécanismes et idéaux réalistes, afin d’obtenir des résultats concrets.
De prime abord, éviter de faire des « colmatages » avec l’ancien système; et les éléments qui le composaient, Les mêmes habitudes donneront les mêmes résultats, c’est bien connu, à défaut de faire le toilettage nécessaire; tant en Guinée et surtout dans les missions diplomatiques, qui étaient devenues de véritables chasses gardées pour certaines familles guinéennes et leurs proches. Donc, jusqu’à maintenant ne constituant pour la majeure partie aucunement l’intérêt de la Guinée et des guinéens à l’étranger.
Les ambassades guinéennes pour la plupart, au lieu d’être « les maisons des guinéens » à l’étranger, sont souvent des lieux qui servent à escroquer les guinéens, les intimider ou de véritables sources de leurs malheurs! À notre avis, le personnel des ambassades devraient correspondre à des critères de haute qualité, pour l’image et le prestige de la Guinée; mais en premier lieu qu’ils et elles soient d’authentiques guinéens; qui sachent s’exprimer dans deux à trois langues guinéennes, connaître les lois, la géographie, l’histoire, les coutumes et mœurs de la guinée et ses composantes.
Et, une fois dans le pays étranger dans lequel ils et elles doivent représenter leur pays et leurs compatriotes, doivent connaître le fonctionnement de ce pays, ses lois, son histoire, sa ou ses cultures etc. afin de, non seulement représenter leur pays; mais jouer efficacement leur rôle. Nous suggérons aux ambassades de se doter de sites Internet pour faciliter la communication. Avec cela, chacun saura qui fait quoi, et ça pourrait réduire efficacement les malentendus, des déplacements inutiles etc.…
Sur le volet politique générale (mouvements et partis politiques), je continue de soutenir et maintiens mes positions précédentes, quant aux « clubs ethniques » partis politiques ou mouvements à vocation politiques et à intérêts et connotations ethniques; à savoir, qu’ils représentent un véritable obstacle quant à la réalisation d’un État de droit et le renforcement de la démocratie balbutiante de la Guinée actuelle.
Par contre, l’idée de créer des postes de vices président(e)s dans le contexte guinéen nous semble très appropriée (à condition qu’elles ne soient pas d’office, réservées uniquement qu’aux cerveaux masculins). Nonobstant le respect, que l’on peut avoir pour certains compatriotes qui s’expriment sur le Net, nous estimons qu’il est possible pour tout autre guinéens ou guinéenne, d’avoir ses propres idées et opinions, et de défendre son raisonnement. La complaisance et la démagogie nous feraient perdre beaucoup de temps dont nous avons sérieusement besoin à ce stade-ci en Guinée.
Personnellement, ni je ne soutiendrais, ni je ne conseillerais de les soutenir et/ou de les encourager dans leurs ambitions nationales inconnues… et surtout pas dans leur composition ou configuration actuelle; pour les raisons suivantes :
1- Des guinéens et guinéennes ne désirant pas être associés à des ethnies ou à des régions particulières sont plus nombreux qu’on ne le croit, et ne souhaitent en aucune manière être associés ou servir à des fins de division ou de ‘suprématie’; au stade où en sont les guinéens dans les domaines politique sociale et économique.
2- Il serait beaucoup plus efficace, de faire prendre conscience aux guinéens et guinéennes, de qui ils et elles sont dans la guinée d’aujourd’hui; par l’information objectives, sur tout ce qui pourrait renforcer leur appartenance à la Guinée. Malgré le fait qu’ils sachent déjà qu’ils sont Soussous, peulhs, toma, guérzé, etc. Pour y arriver la responsabilité de ces tâches incombe au préalable aux politiciens et aux intellectuel(le)s ou de toutes les bonnes volontés pour la Guinée, faire taire son ego ethnique ou racial, pour permettre ou donner l’espoir aux autres composantes de la Guinée, qui, même avec tous leurs efforts et contributions, soit financiers, académiques, sociaux culturels …sont numériquement minoritaires; toute chose qui est potentiellement, si cela ne l’est déjà; facteur d’inhibition de tous leurs espoirs et de tous leurs efforts dans le pays qu’ils croient ou croyaient le leur, comme tous les Guinéens et Guinéennes.
Pour moi, le fait d’être peuhle, n’est ni une fierté, ni un honneur ou un déshonneur; encore moins un fond de commerce... Je me sens comme une métisse, une landouma, une nalou etc. avec la conviction, que personne n’a choisi ses origines ou ses parents (biologiques).
Pour rappelle : tout guinéen qui désire renforcer sa connaissance sur son pays et, sur l’histoire politique et culturelle de la Guinée, si, il ou elle a encore la chance d’avoir ses parents, ses grands-parents, oncles et tantes etc.; de plus, si ces derniers sont lettrés, détient de véritables sources d’informations sans oublier les écrits de grande qualité sur notre Guinée.
Et en fin, je dirais que les baguettes chinoises soient à la mode, c’est tant mieux! Mais quant à moi, si j’ai envie de manger par terre avec la main dans un bol, je le fais! Et si c’est des fourchettes, des couteaux et des cuillères qui me chantent? Je le fais aussi!
Je cite : « c’est facile de voir la paille dans l’œil du voisin, et non pas la poutre que l’on a sur sa propre tête! » Nous essayons de redresser notre société même à distance; et je suis de ceux et celles qui croient que cela peut marcher car je suis profondément optimiste. Mais, ceux qui montrent une direction et qui empruntent le sens contraire…? J’ai du mal avec ça.
Parlant des chinois et de Montréal, Je vois comment la communauté chinoise fonctionne ici (réalisation, la promotion de ce qu’ils sont et, de ce qu’ils apportent à Montréal et à ses citoyens etc.!) Et je vois aussi comment fonctionnent certaines communautés…
Pour informer les lecteurs, les guinéens de Montréal sont estimés à plus de cinq milles âmes, mais pour célébrer la fête de l’indépendance en octobre dernier (le 27 octobre au lieu du 2 octobre) à cause du ramadan; et grâce à la courtoisie et à la tolérance des guinéens et guinéennes qui ne sont concernés par le ramadan, mais qui ont quand même patientés afin de célébrer avec les musulmans pratiquants!
D’ailleurs, que serait devenue cette fête, sans l’extraordinaire organisation de l’Association des Jeunes Guinéens de Montréal? Qui ont fourni tous les efforts, pour nous faire passer une très belle soirée (filles et garçons confondus). Pièces de théâtre, défilé de mode, repas, musique, sourire, gentillesse etc. Mais hélas, il y avait à peine 100 (cent) guinéens et guinéennes dans la salle! Sur plus de 5000 (cinq milles) guinéens et guinéennes estimés à Montréal!!!
Je connais des tas de guinéens qui évitent tout endroit où l’on parle de réunion où d’associations de guinéens! Et pour causes? Les mêmes comportements qui ont nuit en Guinée, sont les mêmes comportements qui empoisonnent tout projet ici aussi. Les « spécialistes » de radotages et de là calomnies sont là! Ils s’en prennent à des compatriotes dont ils ne savent en réalité rien, que des ragots! Les préoccupations au lieu d’être axées sur des projets communautaires bénéfiques et utiles à toute la communauté, ces hommes et ces femmes sont là à se demander qui à but du vin, de la bière, qui sort avec qui et, qui porte quoi? Etc.,
En ce qui concerne est des boissons alcoolisées particulièrement, il ne faudrait surtout pas qu’une femme touche une goûte! « Ce sont d’éternelles enfants sous la tutelle masculine… » Je vous épargne les qualificatifs…
De ce fait, bon nombre de Guinéens et Guinéennes, qui pourraient apporter beaucoup à la communauté, financièrement, socialement et intellectuellement; puisqu’ils ne sont pas libres et à l’aise avec leurs propres compatriotes, les évitent tout simplement. Ils sont adultes, autonomes et responsables.
Alors, quand on aime les effets du progrès, il faut avoir le courage et l’honnêteté de poser les gestes qui mènent au progrès.
Je rêve d’un observatoire axé sur les intérêts de la République de Guinée. En Guinée.
JE VOUS AIME
Par Bilguissa BARI
Montréal CANADA
Pour www.nlsguinee.com