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    Guinée : SUITE A LA "REACTION ET QUELQUES MOTS SUR NOTRE SOCIETE" de Boubacar Diallo (Montréal)

     vendredi 07 décembre 2007   

    Je saisis l'occasion du texte de Boubacar pour être plus explicite sur deux points: les partis politiques de l'opposition et l'attitude de mépris des pouvoirs successifs guinéens face aux interpellations qui leur sont adressées sur les problèmes du pays.

    Sur les partis politiques de l'opposition, quand j'ai écrit que même à base majoritairement régionale, ils pouvaient conduire le pays à une unité solide, cela sous-tend que ces partis sont menés par des leaders ayant non seulement la fibre de démocrates mais aussi la stature d'hommes d'Etat. Par ailleurs, tout en étant ce qu'ils sont, les leaders des partis de l'opposition savent bien (et ils l'ont à maintes fois tenté) qu'il leur faut unir leurs forces pour conquérir le pouvoir. Unir les forces ne conduit pas forcément à la création d'un parti unique. Les ententes ou accords de partis politiques se pratiquent dans nombre de démocraties à travers le monde. La fibre démocratique, l'intérêt supérieur de la nation (fût-elle en formation) conduisent dans ces cas des leaders éclairés à dépasser les problèmes de personnes. J'ai dit à propos de nos partis que d'aucuns qualifient d'ethniques que même à base majoritairement régionale, ils peuvent s'avérer nécessaires pendant ces années de construction et de consolidation de l'unité nationale guinéenne. Avec les années, l'éducation et la fraternité s'amplifiant, les bases des partis politiques , s'étendront sur l'espace national guinéen mais laissons le temps au temps tout en travaillant pour cela. Quand je parle de base régionale actuelle des partis, c'est déjà une indication. Je n'ai pas dit partis ethniques car dans nos quatre régions existent des composantes ethniques autres que la principale et elles ont toujours vécu en parfaite harmonie. C'est la main invisible d'un diable (ne voyez personne en particulier là) qui veut souffler sur la braise de la discorde. Croyez-moi que ce n'est pas de gaieté de coeur qu'on disserte encore sur des thèmes de ce type. Il y aurait mieux à faire ailleurs mais quand il y a des rancoeurs qui s'installent dans une famille, le mieux est d'en parler et de trouver des solutions d'apaisement. C'est un manque de courage que de ne pas regarder les problèmes en face et d' y trouver des solutions. Les partisans de l'épicurisme disent : "carpe diem" (profite du jour) en s'agitant frénétiquement mais cela ne changera en rien la condition des Guinéens dans le sens que tout peuple est en droit d'espérer.

    Si des Guinéens parlent de problèmes ethniques, les partis politiques doivent parler de ces problèmes pour plus de clarification. Tenez, on parle de plus en plus d'une conférence nationale (pas tout le monde).La clarification de la question ethnique pourrait en être un thème. Pour finir sur ce point, je vais terminer sur une note personnelle.

    Avant de partir pour la France en 1957, j'ai vécu sept ans à Conakry, un an à Boké, j'ai été dans les principales villes du Foutah, de même de la Haute-Guinée et de la Guinée-Forestière, à l'époque, nulle part, je ne me suis jamais senti humainement hors de notre Guinée, je n'ai jamais entendu parler à la mode d'aujourd'hui d'ethnies. C'était sous la colonisation. Pourquoi, devenus nous-mêmes, par la grâce de l'indépendance et de la liberté retrouvées, des taupes ne cessent-ils de nous diviser? Réfléchissez-y...

    Le deuxième sujet que je retiens du texte de Boubacar est, et il ne date pas du Gouvernement de Lansana Kouyaté, le refus systématique d'éclairage de l'opinion publique par les gouvernements successifs guinéens sur les problèmes (vrais ou faux) que des citoyens se posent. Toutes les questions posées dans ce contexte ne le sont pas dans un esprit détracteur. Le silence qui a toujours suivi ces questions est contre-productif pour les pouvoirs en place car d'une certaine façon n'ayant pas d'autres informations, c'est sur la base de ces questions sans réponse que le reste du monde se fait une certaine idée du pays. Par ailleurs le refus de réponses aux questions posées, peut vouloir dire " Nous les puissants de ce pays, n'allons tout de même pas descendre dans le cambouis, nous salir à discuter avec ces rigolos, laissez-les donc s'égosiller, ça ne changera rien au cours des choses..." Cette position d'un Gouvernement qui aurait besoin d'écouter tous ses ressortissants pour sortir le pays de la mélasse qui l'englue, s'appelle le mépris et le mépris a quelque chose de mesquin, de petit, de tout petit, de la part de ceux qui campent dans cette posture. Cette attitude a été une constante dans vie politique guinéenne depuis 1958. Ceux qui sont au pouvoir avec leurs escouades de courtisans et d'hétaïres, soupçonnent d'emblée ceux qui n'y sont pas d'envier leurs places dès que ceux-ci soulèvent un problème national. Or envier de telles places aujourd'hui, en Guinée, sans examen approfondi, suppose dans bien des cas, soit qu'on n'a pas suffisamment mesuré l'ampleur de la tache qui attend et qui doit être soumise à des obligations de résultats,soit qu'on n'a pas ce type d'état d'âme et qu'on se frotte les mains en se disant " Mon Dieu! un fauteuil de ministre , ça ne se refuse pas, il faudrait être maudit pour que le mot refus vienne à l'esprit. A moi, l'enrichissement rapide avant qu'il ne soit trop tard et un petit compte bancaire en attente aux USA, en France, en Angleterre ou en Suisse n' a jamais fait du mal à aucun de mes prédécesseurs",etc .

    Je disais donc que depuis plus de quarante ans, l'un des problèmes qui ont grippé la vie publique (entendez la vie du secteur d’Etat) a été, si l'on veut parler vrai, le problème des places à, prendre autour du gros plat de riz qu'est la République de Guinée. C'est de savoir, comment se placer pour prendre de grosses poignées, comment s' y cramponner pour ne pas être délogé. La conquête des places a été de tout temps une préoccupation de premier plan dans notre pays et elle vient de loin bien avant les problèmes "métaphysiques" de l'intérêt supérieur de la nation, bien avant les insolubles questions de développement économique et social, d’éducation, de santé, de besoins fondamentaux de la population.

    C'est cette bataille des places dans l'Etat qui a été, sans aucun doute, à la base de l'ostracisme exercé à l'encontre des Guinéens ( dits alors ) de l'extérieur devenus, c'est moins brutal, la diaspora. Certes quelques uns de ceux-ci ont été cooptés après 1984 mais comme on dit sous d'autres climats : une hirondelle ne fait pas le printemps. Tout ceci pour dire que la mentalité de mépris qui fait partie de la culture politique dans notre pays a également une part de ses fondements dans ce qu'on peut appeler une stratégie d'autoprotection par l'accaparement de l'Etat guinéen, bien commun de toutes les Guinéens et de tous les Guinéens.

    La discussion de cette question sera essentielle pour une régénération de l'Etat quand nous auront traversé les zones de turbulence actuelles. Sans cet examen, nous continuerons à naviguer dans la médiocrité, bien que des médiocres, peuvent, des générations durant , ne pas se considérer comme tels du moment qu'ils sont reçus à travers le monde , qu'on leur tient de ( faux) discours de considération et surtout qu'on leur ouvre des crédits dont la profitabilité élevée est d'avance sûre pour les prêteurs . Mais les signes manifestes de la médiocrité d'une nation est de s'installer dans l'attente du bon vouloir des bailleurs de fonds extérieurs et des ONG étrangères, concepts que nos ancêtres n'imaginaient même pas. Or, aujourd'hui, chez-nous, en Guinée comme dans d'autres pays sub-sahariens ( si cela peut être une consolation de ne pas être les seuls), pour le moindre projet, c'est aux bailleurs de fonds extérieurs qu'on pense. Il y a même des cas de voisins de la Guinée où pour de simples creusements de puits de villages, c'est à des ONG étrangères qu'on fait appel. Creuser des puits dans des villages était une pratique que nos ancêtres savaient de tout temps faire sans appel à l'extérieur.

    Ces exemples montrent qu'il faut que nos dirigeants s'obligent à une introspection précise pour donner une signification précise à notre indépendance. L'indépendance, la liberté, la dignité ne sont pas la promotion de quelques uns et de leurs familles au détriment de la masse de la population, maintenue dans la misère, l'ignorance et la maladie. La vie de quelques hommes est peu de chose au regard de celle d'une nation. Qu'on se remémore, à l'heure actuelle, pour ceux qui ont connu cette période, les grandioses journées de festivités, tout de blancs vêtus, du PDG. Que reste-t-il à présent de ces fastes? C'est là une question qui devrait amener un gouvernement et des hommes au pouvoir à plus d'humilité.

    Par Ansoumane Doré, Dijon (France)
    E. Mail: ansoumanedore@yahoo.fr
    Pour www.nlsguinee.com


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