lundi 03 décembre 2007
Le premier ministre guinéen vient d’entamer un long périple qui lui conduira en Europe puis en Asie selon le calendrier protocolaire. Rentré à peine d’une autre mission au golfe persique, Lansana Kouayaté et son importante délégation comme toujours d’ailleurs, a débarqué dans la capitale autrichienne depuis hier dimanche 3 décembre.
Depuis son accession à la tête de la primature guinéen, suite à la grève générale ayant causé des morts, les voyages du PM Lansana Kouyaté ne peuvent plus se compter au bout des doigts. Selon certaines langues, pas toujours mauvaises, Kouyaté passe plus de temps en dehors qu’à l’intérieur de son bureau. Si bien qu’on a l’impression, selon certains observateurs, que les affaires de l’Etat se traitent entre les avions. Ce qui amène certains à se poser la question de savoir : A quand les retombées économiques réelles des ses multiples voyages ?
La question mérite bien d’être posée car au même moment, la population attend toujours et encore les fruits de ces voyages qui pèsent déjà trop lourd sur les contribuables guinéens. Quelques preuves sont là pour illustrer :
La capitale Conakry est toujours dans le noir absolu et dans la soif donc pas d’eau, pas de courant. Les montagnes d’ordures sont encore visibles et cohabitent bien avec les femmes dans marchés. L’insécurité triomphe avec des assassinats, des meurtres, des vols et viols, des attaques à mains armées très fréquentes, etc.
En matière d’éducation des enfants rien n’est encore fait. Des classes bourrées d’élèves avec, dès fois, plus de 200 élèves comme effectifs dans les salles (je n’invente rient). Le transport public est un autre calvaire pour les citoyens de Conakry.
Dans les villes de l’intérieur du pays les mêmes problèmes et difficultés sont signalés ça et là. Et chaque préfecture ou région administrative à aussi ces caractéristiques qui lui sont propres. Dans certains endroits, c’est toutes la préfecture qui se trouve être coupée des autres régions par manque de routes ou de pistes d’accès. Des femmes continuent à parcourir des kilomètres à la recherche de l’eau pour la consommation quotidienne. Aucune assistance aux communautés villageoises ou coopératives des femmes. Des centres de santés qui manquent de tout, y compris un personnel suffisant et qualifié, des médicaments et autres. Des écoles primaires et secondaires où, le directeur se partage la tâche avec seulement un ou deux enseignants, pour 5 à 6 salles de classes.
C’est autant dire que les attentes des populations qui se sont sacrifié en janvier et février derniers sont loin d’être atteintes.
Des promesses encore et toujours sont tenues à chaque occasion de rencontre. Pendant ce temps on continu à se coucher le ventre vide.
Où sont passé les montants de tous les accords, des dons, et autres aides financières depuis l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale ? Malin et très malin d’ailleurs, pour qui connaît la réponse.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
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