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    Guinée : Interview de Docteur Sayon Camara, spécialiste en ORL, professeur à la faculté de médecine Université de Conakry et médecin chef du service ORL au CHU Donka.

     jeudi 29 novembre 2007   

    Les maladies des oreilles, du nez et de la gorge ont atteint de nos jours une proportion inquiétante en Guinée, à en croire les spécialistes. Très largement méconnus dans le pays, ses malades sont souvent conduits à l’hôpital dans une phase tardive. Ce qui explique le taux élevé de mort dans les hôpitaux et centre de santé, dus aux pathologies d’ORL. Pour en savoir plus sur ses maladies, notre correspondant à rencontré un spécialiste en service au CHU Donka, depuis plus de 20 ans.

    www.nlsguinee.com : Bonjour Dr Camara, pouvez-vous vous presenter à nos lecteurs ?

    Docteur Sayon Camara

    Je vous remercie d’abord de m’avoir donné l’opportunité. Je m’appelle donc Docteur sayon Camara, je suis médecin spécialiste ORL. J’ai fait mon doctorat es science en Roumanie. Je suis née en 1950. Et j’ai eu mon doctorat en 1982 en Roumanie après 5 ans et je suis chef de service ORL à Donka. Depuis 1983, je conduis ce service et j’ enseigne régulièrement. Je suis d’ailleurs enseignant de carrière, et je suis payé par le ministère de l’enseignement supérieur et même pas par le ministère de la santé. Vous savez la structure du CHU, nous l’avons nous même mis sur pied, pour que les gens enseignants aussi puisse diriger dans les établissements hospitaliers.

    www.nlsguinee.com : Maintenant Docteur, parlez nous brièvement du service ORL. Un service dont les gens ont du mal à interpréter les terminologies ORL?

    Docteur Sayon Camara

    Donc, nous allons commencer par la définition de l’ORL qui est la décomposition de trois termes. O : signifie Otologie, c’est l’étude des maladies de l’oreille. R : signifie Rélologie, ça vient du latin renos, qui est en rapport avec le nez. Donc la rélologie c’est l’étude des maladies du nez. Et les maladies des gorges et du larynx, on a appelé ça la laryngologie. Ça c’est une définition qui date des années 40 déjà. Aujourd’hui, l’ORL a une nouvelle définition. On dit ORL, chirurgie- servico -faciale. Donc compte tenu de la définition que je viens de donner est la chirurgie servico faciale parce que nous sommes plus aptes à faire la chirurgie du cou a cause justement de la parole c’est à dire a cause du larynx qui très souvent aborder par les autres pourrait amener une aphonie or on connaît le rôle de la parole dans la société. Donc nous avons prit désormais le pied sur les chirurgiens fiscaliste pour faire disons, ORL chirurgie servico faciale, voilà.

    www.nlsguinee.com : Dr, quelles sont les principales pathologies rencontrées dans votre service ORL ?

    Docteur Sayon Camara

    Les pathologies rencontrées elles sont très nombreuses. Les principales sont les autiques, les angines, les rilosinusites, pour ne pas dire simplement les sinusites que le commun des mortels connaissent. Mais nous nous disons entant que scientifiques rinosinusites parce que nous savons qu’il y a d’autres sinusites qui ne sont pas liées à l’ORL. Ils sont liés plutôt au vaines et qui sont du domaine de la neurologie. Et pratiquement c’est les maladies les plus fréquentes. Mais il y a d’autres plus dangereuses aussi, qui là, c’est les cancers du larynx, c’est les cancers de l’esouphage, c’est les corps étrangers stratiobronchique qui tuent à moins d’une seconde. Vous savez, l’ORL couvre un domaine très large. Si on respire, c’est par le nez, si on mange c’est par la bouche et ça passe dans la gorge et si on boit, c’est également la même voie. Et quand on respire par le nez, l’air passe dans le larynx. Il est claire que tout ce qui se respire que sa soit, normal et anormal, je veux prendre les gaz et autres, vont passer d’abord par la sphère ORL pour d’atteindre les poumons. Et tout ce qui se mange vont passer par la sphère ROL pour atteindre l’estomac, le tube digestif inférieur. Et tout ce qui se boit passe par la même voie. Il est donc clair que l’ORL est d’une importance extrême. D’ailleurs, 60 % de tous les enfants qui consultent dans un hôpital on un problème ORL ou sont là a cause d’un début ORL. La maladie à débuter par la sphère ORL avant de venir en pédiatrie. Voilà pourquoi un ORL doit être aussi un pédiatre et un pédiatre doit connaître l’ORL. 20 % de tous les grands malades c’est à dire les adultes, qui consultent dans un hôpital ont un problème ORL. Nous allons parler des angines, nous allons parler autiques, nous allons parler rinosinusites, nous allons parler des corps étrangers, de cancers, mais aussi de vestiges. Les vestiges c’est d’aborde le domaine de l’ORL. Voilà pratiquement monsieur sans rajouter les surdités et autres qui sont aussi les composantes régulières de la consultation quotidienne chez nous.

    www.nlsguinee.com : Dr peut-on avoir une idée du taux de fréquence des malades dans vos services de l’ORL Donka ?

    Docteur Sayon Camara

    Taux de fréquentation, il faut dire que le service ORL de Donka, puisqu’il y en a deux services en Guinée, il y a l’ORL de Donka, qui est le service mère d’ailleurs, et par la suite avec Ignace Deen, la venue des confrères qui ont été aussi se spécialisés, on eu un service ORL à Ignace Deen. Donc avant c’est ce service ORL de Donka qui englobait toutes les fréquentations, jusqu’aux années 80 on n’a crée un embryon qui se développe petit à petit ORL à Ignace Deen. L’ORL de Donka à une fréquentation qui peut anciens et nouveaux malades tous confondus aller jusqu'à 60 malades au moins par jour.

    www.nlsguinee.com : Dans ce cas Docteur comment expliquez-vous la fréquentation au niveau des structures sanitaire décentralisées dans les préfectures et sous-préfectures du pays profond où les services ORL n’existent pas ?

    Docteur Sayon Camara

    Bien sûr. D’abord la rareté des spécialistes. Je vais vous dire que entant que spécialistes formé, pour le moment en Guinée nous sommes quatre (4). Formés sur le tas, il y a qu’à même une dizaine. Environ trois (3) à Ignace Deen et reste à Donka. Et formés sur le tas et lancer dans les régions, ils sont aussi quatre (4) que je connais. Il ya un qui est en Siguiri, un est à Kankan, un à Boké et un autre dans la région de Mamou. Nous formons donc ces ORL sur le tas, puisque nous n’avons pas mis sur pieds, le certif d’ORL c’est à dire le certificat de spécialisation en ORL. C’est des gens qui ont été ici formés sur le tas et qui font qu’à même l’ORL dans ses régions précitées. Si non avec la formation des médecins généralistes à la Faculté de médecine, tous les médecins généralistes sont capables de faire un immun de consultation ORL partout où il est en République de Guinée. Parce que nous faisons les cours à la fac et nous donnons aussi des grilles de spécialisations à travers les stages dans les services cités c’est à dire à Donka et à Ignace Deen.

    www.nlsguinee.com : Dr il semble que le service ORL relève d’un domaine complexe de la médecine interne. Comment expliquez-vous cette complexité du service ORL ?

    Docteur Sayon Camara

    Bien, si vous jetez un coup d’oeil derrière vous vous allez voir une sphère ORL. La sphère parce que c’est des organes qui sont instigués entre eux. Vous savez parmi tous les organes de sens, il y’en a trois, on peut même dire, quatre sur les cinq qui sont du domaine de l’ORL. Il y a l’odorat, il y a le coût, il y a la parole, il y a l’ouïe qui est encore plus important c’est à dire l’audition. Et c’est cette audition qui commande à la parole. Si on n’entend pas dès le bas âge on ne peut pas parler. Ce qui explique qu’il y a des sourds-muets. Parce que un enfant qui parle c’est un enfant qui entend d’abords et qui commence par balbutier ce qu’il entend autour de lui et ceci va enrichir son vocabulaire. Si pendant l’évolution, cette acquisition de vocabulaire est perturbée, alors l’enfant ne va pas entendre, s’il n’entend pas donc, il ne peut pas parler. Et vous connaissez le rôle de la parole, c’est ce qui fait d’ailleurs la supériorité de l’homme sur les règnes animal : la parole, la communication entre nous. Si nous parlons encore du larynx, c’est le larynx qui nous permet de parler de communiquer entre nous. Si nous parlons du larynx, c’est lui qui nous permet de bien parler, de communiquer entre nous. A partir du moment où le larynx est malade, il y a des perturbations au niveau de locution. C’est très complexe donc. C’est organes sont entre liés. Il ya le nez qui par le trompe de strasse va communiquer avec l’oreille. Remarquez-le a partir d’aujourd’hui, si vous êtes grippés, vous aller avoir une diminution de l’audition, c’est à dire l’ouïe va baisser et parfois même c’est la voie qui est enrouillée. Si l’infection passe par la voie aérienne, c’est claire que ça descendre ça va aller dans le larynx, la tracée, les bronches, les bronchioles et dans le poumon. Ça peut créer une broncho-pneumonie. Ça c’est déjà une complexité. Si la même infection au lieu de venir dans la voie aérienne, passe dans la voie digestive, ça va créer les gastriques, les gastrocolites, les gastro-entérites surtout chez les enfants. Et voilà pourquoi je vous avais dit que les enfants représentent entre 60 et 80 % de toute la pathologie ORL.

    www.nlsguinee.com : Je voudrais savoir s’il existe un rapport entre l’ORL et le VIH/SIDA. Si oui, quelle peut être la nature de ce rapport ?

    Docteur Sayon Camara

    C’est une très bonne question que vous venez me poser, parce que pas plus tard que avant et hier, j’ai fait déceler quatre (4) cas, j’ai vu que ça avait une cartographie au niveau de langue, tel que vraiment c’était le SIDA et j’ai envoyé pour confirmation et ça à confirmer, en tour cas le VIH était positif par le décèlement interne sur ces quatre personnes là. Ça signifie que nous détectons énormément de cas de SIDA chez nous ici. Parce que vous savez les gens quant il y a des rhumatismes articulaire, il y a la lourdeur, il y a ceci, il y a cela, il y a la fatigue et si ceci s’ajoute a certains principes du VIH tout de suite on sait que, parlant de l’anamnèse, l’interrogatoire, nous avons que probablement, ce monsieur, cette dame ou cette demoiselle a des problèmes de VIH. Et dès que nous faisons le teste, très nous tombons pile là-dessus qu’il y a le VIH. Donc ce rapport là est un rapport très évident. Ça existe, il ne faut pas que les gens se leurre. Sans compter que il y a beaucoup de maladies qui peuvent a partir de la sphère ORL baisser la résistance de l’organisme et la fréquence de VIH peut augmenter chez les porteurs, manifester la maladie elle même.

    www.nlsguinee.com : A présent quelles sont les difficultés rencontrées dans votre service ?

    Docteur Sayon Camara

    Alors là, mois j’ai même peur de vous parler de ça. C’est vrai. Regardez le local où nous sommes. Je suis le médecin chef du service ORL, j’ai été doyen de la faculté. Mais au total, le bureau que j’occupe, d’abord il : n’ay pas de suite entant que médecin chef, entant que doyen honoraire. Ensuite le local là lui mêle ça fait à peine 4 m2 où je dois avoir les documents, je dois voir le bureau. Donc il y a manque de local approprié. Et le service ORL même a été vu à la l’ornière, depuis les temps. Si vous voyez tout le service vous vous rendrez compte que nous manquons absolument de locaux. Et d’ailleurs maintenant là, nous n’hospitalisons pas d’abords parce que les seuls locaux qui sont là sont désaffectés. Il n’y a pas de toilettes. La toilettes est entraîne d’être refaite. Et très honnêtement on n’a un problème sur le plan local. Nous sommes aujourd’hui 26 cadres qui opérons dans ces locaux d’ORL qui n’occupent as au total plus de 40 m2. Et avec les 60 malades qui tournent par jour il faut avoir l’estérifier de jongleur, de magicien, pour pouvoir faire face à cette situation. Sans compter encore la pléthore d’étudiants stagiaires pendant les années académiques qui vont venir. Avant c’était cinq, six, maintenant ils viennent jusqu'à 10, 20, 420 étudiants à la fois. Moi je me demande où les mettre. Ça c’est des difficultés énormes. La difficulté sur le plan technique elle est extraordinaire. Les instruments que nous avons ici dans le service sont les instruments à 100 % personnels. Le service à été conçu avec l’ouverture de l’hôpital, mais depuis on n’y a pas pensé pour l’équipement. Jamais ce service n’a été doté d’équipement. Tout ce que vous verrez ici excusez-moi le terme, c’est par la débrouillardise des médecins et particulièrement par la générosité du médecin chef qui lorsqu’il a fait son doctorat savait ce qu’il avait âpres lui est venu avec tous la matériel opératoire que tout le monde utilise.

    www.nlsguinee.com : Dr Camara, vous vous occupez également du volet formation des vos étudiants à l’université, à la faculté de médecine. Parlez nous de cette formation spécialisée que vous donnez a vos étudiants et étudiantes ? Mes étudiants ont un programme académique. D’abord ils reçoivent des cours théoriques à la fac et des cours pratiques dans l’enceinte du CHU, que ça soit à Ignace Deen ou à Donka. Et je vous ai dit que c’était par petit groupe avant, parce qu’il n’a avait pas de pléthore. Maintenant avec cette pléthore là il faut repartir les étudiants dans ces services pour que chacun apprennent un peu. Avant quand nous nous faisions les stages, on pouvait rester quatre mois dans un service, aujourd’hui les étudiants ne peuvent même pas rester deus semaines, parce qu’il faut un roulement rapide pour que le maximum puisse passer. Et même ça il y’en a qui ne passent pas dans les services ORL. Donc Ça c’est une difficulté énorme qu’il va falloir revoir au niveau de refonte de l’enseignement. Pour ce qui est de la formation des cadres déjà dans les services, nous nous sommes entendu que tous le mardi au moins deux fois dans le mois, on cible une pathologie et on fait une étude et c’est ce que nous appelons enseignement post universitaire pour une formation pour nos infirmiers et nos infirmières. Et chacun donne son point de vu, nous en débattons en chronologie avec l’actualité de la pathologie.

    www.nlsguinee.com : Votre dernier mot à l’endroit des malades, des autorités et des partenaires au développement de la Guinée ?

    Docteur Sayon Camara

    Merci pour cette opportunité encore une fois. D’abord aux malades, vous savez le malade, il est très crédible. Quand on est malade, on tape à toue les portes. On tape à la porte de celui là qui peut, on tape aussi malheureusement et très souvent à la porte de celui là qui ne connaît pas. Ou qui vit la tradition sans connaître l’anatomie, la physiologie des organes aussi importants qui sont là. Vous allez entendre parler de « Bindibandèn », de « m’Bouhki » et de ceci et de cela et les gens attendent, le derniers moment pour venir taper à la porte. J’estime que c’est parce qu’ils s’y connaissent pas. Et voilà pourquoi je vous remercie d’avance, pour bien vouloir passer ce message. Qu’ils sachent qu’il y a des services qui prennent en charge toutes les maladies, que ça soit à Donka ici ou à Ignace Deen, qui viennent avec des feuilles et autres écorces quand la face est enflée comme un ballon de rugby ou alors ils viennent avec un cou putréfier même alors que ça été la simple conséquence d’une engin maltraité.

    Je demande donc aux malades de s’adresser seulement à un service d’ORL et encore, et encore s’il vous plaît, ça j’oubliais les corps étrangers. Dès qu’il y a une artère de poisson qui est logée dans la gorge de quelqu’un, il va chez les gens alors ils se mettent à masser, masser, ce corps étranger là déjà pointu continu à perforer les tissus et aller créer un accès juste au niveau du coup et très souvent avant qu’il n’arrive à l’hôpital c’est trop tard. Tout les corps étrangers qui sont vu à temps nous les sauvons sans même une hospitalisation. Mais quand vous venez avec un abcès ou avec un corps étranger enclavé, par suite de massage, ça nous vous sauvons très rarement si vous avez de la chance. C’est qu’il faut donc dire à ses malades là ce de ne pas blaguer avec leur propre vie. Je vous ais dit, la vie : c’est d’abord l’air, c’est les aliments, c’est l’eau. Et ceci passe par la sphère ORL, donc ne blaguer pas avec ça. Quand vous avez des problèmes là et que vous ne pouvez même pas déguiser quelques chose alors imaginer ce que ça fait. Sans compter la douleur et le sang qui peut venir à travers une épiphanie. Des qu’il y a le sang, de part l’antiquité on sait que le sang est synonyme de vie alors dès qu’il y a le sang, on dit ho ! Ma vie est en danger il se présente ici à l’hôpital. Il ne faut attendre seulement la survenue du sang pour aller à l’hôpital.

    Pour les autorités, je l’ai dit, le service Orl est vu comme un tout petit service, mais en réalité c’est un très grand service. On peut avoir une gangrène de jambe et avant qu’on l’ampute on reste très longtemps, on peu amputer une jambe, mais quand on n’a un corps étranger dans le larynx, c’est une question de seconde et d’heures, si c’est prit en charge tout de suite, le malade décède. Alors il faut que les autorités nous aident à nous équiper. Si un service d’ORL n’est pas équiper quelque soit les désertés du médecin, il est difficile pour ne pas dire impossible qu’il sauve toujours ceux-là qu’on aurait pu sauver. Il y a des cas de pathologie qu’on ne obliger par exemple d’évacuer, mais j’en pleure, parce que je peux fais venir mon collègue de Dakar pour qu’on opère ensemble au lieu d’envoyer des malades à Dakar. Et vous avez ce que peut couter une évacuation Dakar, c’est près de 50.000 F CFA au moins. Ça c’est dans le cas où le problème est résolu le même jour et vous reveniez. Si vous devez rester imaginez. Les interventions peuvent aller jusqu'à trois cent milles franc CFA.

    Nous avons eu à opérer un monsieur qui est venu de Benin. Quand on l’a dit le prix de l’intervention, il n’a rien dit, il a vite payé, car il sait combien il peut payer au Benin. Il n’a absolument rien sauf au moment où il est guérit, il dit docteur je vais vous dire que vous faites cadeau aux gens. Et j’ai apprécier l’intervention d’un honorable député qui a dit qu’on ne peut pas accepter que dans toute la sous région qu’il ait pas encore d’IRM, qu’il ait pad encore de scanner chez nous seulement. C’est en guinée seulement où on peut voir ça. Il y a des jeunes qu’on a enseigné il y a des même des vieux qui ont fait l’autre temps et qui jusqu’ici n’ont pas vu d’autres instruments dont on ne parle que dans la littérature. C’est très grave, l’autorité devrait faire face si non c’est serais un saigner des devises vers l’extérieur, parce que qu’on n’est obliger. Les malades on doit les sauvés et s’il faut les sauvés il faut les envoyer là où les gens sont nantis, et le coin le plus proche ici c’est Dakar et le minimum d’un malade évacué là-bas aujourd’hui avec les transports et tout, ça fait prêt de 15.000.000 de nos francs. Quand vous dites à quelqu’un ici il faut opérer à 52.000 fg c’est ridicule.

    Aux partenaires, ils ont beaucoup plus d’yeux que les guinéens. Mêmes si les guinéens se promènent, les partenaires réuni viennent des horizons différents, ils connaissent la réalité de ces différentes horizons, ils voient la réalité guinéennes. Nous leurs prions donc, nous faisons un plaidoyer auprès d’eux pou qu’ils assistent le peuple guinéen, pour qu’ils aident le peuple guinéen à sortir de cette ornière là, de ce sous-développement sanitaire. Quand je vois des beaux locaux, de beaux bâtiments comme une tombe de blanc. Qu’on ait une infrastructure je ne sais moi, et que à l’intérieur, il n’y a pas de matériel, ce n’est pas la peine. Donc que ces partenaires là nous aident à nous équiper aussi, c’est tout.

    Interview réalisée par Lansana A. Camara
    Pour www.nlsguinee.com


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