mardi 27 novembre 2007
« La profession de 1er ministre » doit bien nourrir son homme en République de Guinée, du moins, si l'on s'en tient à la carrure de Lansana Kouyaté, nouvellement arrivé dans « la profession » avec de très modestes moyens.
Il y a comme un phénomène de contagion qui pousse cet homme à se comporter en véritable fouinard sans vergogne. Il sait nager dans les marécages politiques surtout quand il s'agit d'aller trouver de l'argent. Pour cette raison, on le voit partout. La seule noblesse de la « profession » ne peut en tout cas justifier cet état de fait. Notre singulier 1er ministre a d'autres chats à fouetter que de chercher à sauver le pays de la crise économique qui le ronge depuis des décennies.
Alors, question à un franc symbolique, qu'est ce qui peut faire courir, à travers le monde, le sieur Lansana Kouyaté, 1er ministre de Guinée ?
Question bête car, il n'est plus un secret pour personne que Lansana Kouyaté roule pour lui-même. Ce qui pose problème au pays, ce sont ses pirouettes et autres marche arrière qui ont fini par réveiller les démons du régionalisme et de la suspicion. Et revoilà le diable dans « la maison Guinée ».
Une chose est de vouloir se conformer aux exigences d'une saine gestion de la chose publique et une autre de les respecter jusqu'au bout. Aussi longtemps que Lansana Kouyaté tentera de dribbler ces principes qu'il s'est hâté d'accepter du bout des lèvres afin de favoriser sa nomination, il lui sera très difficile de se défaire de ses mauvaises pratiques héritées du régime qui l'a formé.
La dernière évolution de la vie politique guinéenne nous impose, en tant que citoyen de ce pays, d'exiger le renvoi, sans conditions, du sieur Lansana Kouyaté. Son maintien à ce poste nous fera porter une lourde responsabilité que l'histoire elle-même ne pourra jamais effacer. La constitution d'un gouvernement d'union nationale est désormais une nécessité.
Par Cécé Roger Haba, Paris France
Contact : gneme2000@yahoo.fr
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