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    Guinée : Réflexion et vérité sur notre Etat (chapitre V)

     dimanche 25 octobre 2007   

    La Guinée est indépendante depuis 49 ans, ayant préféré de s’arracher fièrement du joug colonial français, et dès lors une œuvre globale de reconstruction fut entreprise.

    Quel bilan retenir de ce demi siècle de parcours ?

    A ce niveau, examinons uniquement notre patrimoine agricole pour l’exigence de cette présente réflexion, qui compte se focaliser exclusivement sur ce secteur.

    Analysons des efforts, ceux qui ont abouti, ceux qui sont en cours, ceux qui sont projetés, ceux qui n’ont pas été faits et qui devraient êtres expérimentés, ceux qui ont été initiés et qui n’ont absolument rien apporté.

    En effet, la situation présente de l’agriculture guinéenne n’incite pas à un optimisme béat. Elle reste toujours largement tournée vers les cultures vivrières destinées à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux.

    Celle-ci le plus souvent rencontre d’énormes problèmes : faible mécanisation et l’outillage peu développé, la houe restant souvent l’outil essentiel, l’utilisation de l’eau quasi absente, des lacunes techniques considérables.

    Certes, dans le passé, la volonté politique a su stimuler les dynamiques agraires. Il s’avère que dans les années 1960, la Guinée subvenait à peu près à ses besoins alimentaires.

    Les reformes agraires du « Camarade Sékou Touré » étaient incontestablement une véritable innovation, des aides massives octroyées aux paysans et les fondements d’une agriculture de masse réalisés, apports de capitaux, de céréales et d’engrais sélectionnés, suivi et accompagnements des agriculteurs, bref une politique agricole réussie.

    A l’indépendance, la Guinée fournissait une forte proportion de la production africaine de banane, de café, d’arachides, d’huile de palme, de coton, d’agrumes, etc. Or la plupart de ces produits ont régressé, au moins en valeur relative, depuis une vingtaine d’années.

    Autre époque, autre mœurs, la sollicitude à l’égard du monde rural n’est plus à l’ordre du jour. Le déficit alimentaire guinéen se situe aujourd’hui aux alentours de 12%. Pendant les seules années 1999-2005, ce déficit s’est aggravé de 5%, alors que le solde était positif en Cote d’ivoire voisine malgré son instabilité politique.

    Depuis déjà plusieurs années, les importations de céréales ont été multipliées par quatre. Au même moment, les autorités recensent un fort taux de migration annuelle vers les villes des centaines de milliers de ruraux.

    Le blocage de l’agriculture a favorisé l’accélération de l’exode rural, du départ des hommes surtout, et les villages sont de plus en plus peuplés de femmes, d’enfants et de vieillards. Ce qui est forcement inquiétant pour l’avenir du monde rural.

    Et avec cette agriculture meurtrie, malgré les besoins énormes de ce secteur, l’Etat laisse jouer la concurrence entre un petit groupe d’agriculteurs équipés des tracteurs, et les autres qui ne peuvent compter que sur leur houe et la force de leur bras.

    Alors sur quels fronts pionniers miser pour une augmentation de la production agricole ?

    D’emblée, acceptons que les raisons de cette situation calamiteuse sont nombreuses, que l’investissement public dans l’agriculture est négligé voir même inexistant en Guinée.

    L’autre raison fondamentale du déficit alimentaire est l’accroissement presque exponentiel de la population dû à une politique de planning peu fiable, et la progression de l’urbanisation empiète inexorablement sur les territoires agricoles.

    L’investissement public ne représente en général qu’un taux très faible des investissements totaux réalisés par l’Etat, alors que 70% de la population travaillent dans ce secteur.

    L’investissement privé est lui aussi restreint car les agriculteurs, trop pauvres, n’ont pas les moyens d’épargner pour se moderniser.

    Pour sa part, dans le PIB et en termes de population active, l’agriculture devrait donc être une priorité, à la fois pour stimuler l’ensemble de l’économie et pour améliorer les niveaux de vie.

    Sujet de ces troubles évoqués, notre pays ne parvient pas actuellement à mettre en œuvre une politique agricole cohérente, par conséquent la productivité agricole se ralentit considérablement, et la Guinée a perdu d’importantes parts de marchés au profit d’autres pays qui, au cours de ces 10 dernières années, ont revu leurs rendements agricoles à la hausse.

    L’agriculture guinéenne reste donc dans une situation médiocre. La médiocrité actuelle se paie d’une insuffisance alimentaire et d’une forte baisse des exportations agro-alimentaires.

    Malgré tout, dans la crise et, d’une certaine façon, par la crise, une petite poignée d’agriculteurs s’en sortent. Ici et là, des projets se montent, avec des aménagements hydrauliques modestes mais efficaces (motopompes ou aménagements villageois plutôt que de grands barrages), et faisant une place centrale aux femmes.

    A titre d’exemple, dans la région de Kindia, Labé et Kissidougou où les marchés urbains en plein essor fournissent des débouchés à des productions vivrières devenues plus rentables que les cultures d’exportation.

    L’igname assure maintenant aux paysans de Kankan des revenus supérieurs à ceux du coton. Les zones cacaoyères et caféières de N’zérékoré développent de plus en plus les bananes plantains et les légumes pour les marchés locaux.

    Tolo, Gbèkè, Dounè, Maferinya, Foulaya, Dongoltouma, Tamagaly, Horèfènlo, Bissikirima, Zoo sont entre autre quelques unes des localités évolutives et bien intégrées aux marchés urbains qui, le plus souvent déversent leurs récoltes le long des routes nationales.

    Néanmoins de gros efforts restent toujours à faire pour étendre l’irrigation, permettre une utilisation judicieuse des engrais, créer et maintenir en état les équipements de transport et de distribution, développer la formation et la recherche, mettre en place une politique qui favorise le développement des cultures vivrières, tout en évitant les déboisements intempestifs (comme le cas du mont nimba actuellement)

    En somme, la Guinée a tout à la fois trop d’agriculteurs, qui pèsent sur sa productivité et son environnement, et pas assez d’agriculture, puisque celle-ci ne parvient pas à nourrir sa population.

    Dans ces conditions, la Guinée réussit à être à la fois l’un des plus agricoles des pays au monde et, paradoxalement, fait partie de ceux qui souffrent du déficit alimentaire le plus élevé.

    Il s’agit de chercher les conditions nécessitant un rebond agricole à partir d’une inspiration agraire radicalement nouvelle. Valorisation des potentialités de l’écosystème, avant de recourir aux intrants artificiels importés.

    Lutte intégrée contre les maladies, les ravageurs, les criquets en renforçant la résistance des plantes, permettre à l’agriculture guinéenne d’entrée en plein pied dans l’ère de l’agro-business, instituer les grands travaux routiers pour desservir les villes entre elles, et permettre aux paysans de reconquérir les marchés de la sous région.

    Il faut accorder des opportunités aux petits producteurs, apporter un coup modernisateur à l’agriculture familiale, offrir une assistance technique et financière, réaliser une évaluation qualitative des terres et émettre des recommandations pour les exploiter au mieux.

    Car l’industrie n’est pas encore prête, et ne le sera pas avant longtemps, à prendre le relais aussi bien pour occuper la main d’œuvre agricole en perdition que pour relayer les exportations agricoles en difficulté.

    Par Alseny SOUMAH
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Chargé de communication à la Fédération des Associations des Guinéens et Africains de France (FAGAF)
    Membre de la rédaction de www.guinea-forum.org
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    http://blog.kokoom.com/artebene/
    Pour www.nlsguinee.com


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