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    Guinée : Dinguiraye, le réveil ou la disparition !

     jeudi 22 novembre 2007   

    Dinguiraye fut au 19eme siècle la capitale de l’empire d’El hadj Oumar Tall qui s’étendait sur une grande partie de l’Afrique de l’Ouest.

    El hadj Oumar était l’une des plus grandes figures de la résistance à la pénétration coloniale en Afrique, l’un des illustres africains.

    A sa jeunesse, Samory Touré eut comme modèle El hadj Oumar, d’ailleurs des échanges commerciaux et politiques importants eurent lieu entre l’État Toucouleur, dirigé par El Hadj Oumar Tall et Samory Touré devenu chef d’un empire qui s’étendait de la Guinée jusqu’au Bourkina Faso.

    La Guinée indépendante, habituée à faire disparaître tout ce qu’elle a de meilleur, continue son bonhomme de chemin et peut aujourd’hui citer ses résistants au colonialisme français sans faire mention de l’un des plus grands, El hadj Oumar Tall.

    Je ne minimise aucun des résistants cités lors des récentes fêtes célébrées en Guinée, cependant il faut donner à César ce qui appartient à César. Il est inacceptable qu’on cite les héros guinéens sans mentionner le nom d’El hadj Oumar qui a fondé l’une des villes guinéennes les plus connues au monde, Dinguiraye.

    Loin de moi de dire que cela a toujours été ainsi, Sékou Touré, malgré tout, avait donné le nom du camp militaire de Labé à El hadj Oumar Tall et ce dernier était cité à toutes les occasions. Ceci dit, il y a un changement récent en Guinée. Ce changement serait dus à mon avis d’une part à une volonté manifeste de faire ressortir des héros régionaux de loin moins connus afin d’éclipser les plus illustres. D’autre part l’inactivité (du point de vue leadership politique) des ressortissants de Dinguiraye, il n’y a pas de leadership qui pèse sur les décisions de l’Etat guinéen.

    Il est incompréhensible qu’une personnalité mondialement connue soit escamoté dans le pays où il implanta la capitale de son grand empire. C’est en 1899 que la charge d'Almamy de Dinguiraye fut supprimée et ses Etats furent constitués en un cercle, qui entre dans la nouvelle organisation du territoire français. Puis il est détaché du Soudan français et est incorporé à la Guinée-Conakry.

    C’est donc avec plaisir que j’ai lu l’interview du frère Saidou Nour Bocoum dans laquelle il dénonce cette volonté manifeste de jeter Elhadj Oumar dans les oubliettes,

    « … j’ai été plusieurs fois stupéfait de ne pas entendre cité le nom de ce grand fondateur d’Empire, résistant à la présence coloniale, quand on parle des grands hommes guinéens ! Au compte de quelle aliénation ou quelle inculture faut-il mettre cet oubli ? On parle de Dinah Salif, Samory, Alpha Yaya, etc. Dans cette seconde République, El-Hadj Oumar, connais pas ! On oublie seulement que du temps d’El-Hadj Oumar, la Guinée dans ses frontières actuelles n’existait pas » disait M. Bocoum et il a parfaitement raison.

    Je n’ai pas encore eu connaissance d’une seule réaction d’un de nos parents de Dinguiraye vivant à Conakry ou une protestation de la communauté.

    Ainsi, Dinguiraye a fini par perdre sa place qui doit pourtant être prépondérante à tous les niveaux en Guinée. Le ressortissant de Dinguiraye le mieux placé dans l’administration se trouve à quel poste important aujourd’hui? Jadis, il y avait au moins un ministre de Dinguiraye dans le gouvernement et quelques hauts fonctionnaires. Qu’en est-t-il aujourd’hui ? Nada !

    Les ressortissants de Dinguiraye ayant occupés des postes de responsabilité, contrairement à d’autres, n’ont ni su ni voulu approcher les jeunes diplômés pour préparer la relève. Pourquoi ? Les raisons sont évidentes on peut citer entre autres :

    - le manque de leadership et d’imagination, ceci étant, ils deviennent rapidement d’eternels suiveurs pendant que les autres, à travers leurs parents et proches, s’implantent au cœur de l’administration.

    Les richesses éphémères et les pseudo-honneurs ne valent rien si nous sommes incapables de nous forger une personnalité et de réunir les nôtres autour de nous pour un projet de société, pour nous défendre et défendre les intérêts de notre communauté.

    Encore une fois toutes ces « richesses » accumulées (souvent au détriment du bien être collectif) ne valent rien si on est relégué au dernier rang, au finish c’est l’opulence avec la peur au ventre et la courbette.

    Il est indispensable que les ressortissants de Dinguiraye se donnent la main et qu'ils sachent que ce qu’ils feront pour leurs propres frères, sœurs, cousins et les autres ressortissants de cette région, ils le font pour eux-mêmes. On trouve aujourd’hui beaucoup d’anciens hauts fonctionnaires qui ne peuvent même pas mettre pieds dans leurs anciens services. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils n’ont introduit aucun de leurs parents ni de leurs proches qui auraient bien pu les renvoyer l’ascenseur !

    Si comme l’ancienne, la nouvelle génération de cette ville sainte et riche, privilégie la fuite vers le bien matériel et les petits postes juteux de Conakry, ils finiront par perdre ce qu’ils ont de plus précieux, c’est à dire leur histoire et leur ville donc leur être. «L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes de ce qu'on a fait de nous.» disait Sartre (Jean-Paul)

    La plus grande erreur serait aujourd’hui d’avoir peur de montrer la réalité déjà palpable par respect ou je ne sais quoi d’autre, ce ne serait pas du respect mais de l’hypocrisie. Il faut reconnaitre que nos parents n’ont rien fait ni pour Dinguiraye ni pour eux-mêmes, à quelques infimes exceptions près.

    Je lance donc un appel à tous les ressortissants de Dinguiraye pour qu’ils se mobilisent pour défendre leurs intérêts.

    Je demande également aux décideurs de la Guinée de bien vouloir tenir compte de toute l’histoire du pays, de demander à la société minière de faire le nécessaire pour désenclaver la ville et d’améliorer substantiellement les conditions de vie des populations de Dinguiraye.

    Dinguiraye ne peut se résoudre à accepter une exploitation outrageuse de son sous sol pendant que ses populations végètent dans la misère et l’humiliation. Pour nous le comble de l’humiliation est de voir ces camions et angins de toutes sortes des sociétés étrangères dégrader notre environnement avec rien d'intéressant en retour.

    Il appartient donc au pouvoir central de prendre ses responsabilités, dans le cas contraire il sera temps que Dinguiraye réfléchisse sur les conditions d’accueil des compagnies minières sur son sol.

    Vive la Guinée dans laquelle Dinguiraye et son histoire trouvent toute leur place.

    Par Mamadou LY
    Master in civil engineering EPFL
    Ecublens VD, Suisse
    E-mail : lymamly@gmail.com
    Pour www.nlsguinee.com


    Pour ceux qui ne connaissent pas El hadj Oumar, voici une partie de son histoire et de celle de la ville sainte de Dinguiraye, ville qu’il fonda vers 1850. Ce document est extrait de « wikipedia.org ».

    El Hadj Oumar Tall (Umar al-Fûtî ou Omar Seydou Tall) est un conquérant et souverain Toucouleur, né à Halwar, près de Podor, dans le Fouta-Toro (dans l’actuel Sénégal) en 1797 et décédé à Deguembéré (près de Bandiagara, actuel Mali) en 1864. Il est le fondateur de l'Empire toucouleur.

    Né en 1797 à Halwar près de Podor, il a commencé à approfondir sa connaissance de l’islam grâce à Abd el-Karim, un lettré musulman originaire du Fouta-Djalon, membre de la confrérie Tidjaniya. À partir de 1827 et pendant dix-huit ans, Omar Seydou Tall entreprend plusieurs voyages. Il se rend à Hamdallaye sur le Niger où il rencontre Amadou Cheikhou, puis séjourne plusieurs mois à Sokoto à la cour de Mohammed Bello. Il traverse ensuite le Fezzan et se rend au Caire avant d’atteindre La Mecque où il reçoit les titres d’El Hadj et de Calife de la confrérie soufi Tidjane pour le Soudan (1828). Il séjourne ensuite à l’Université al-Azhar du Caire, puis chez le sultan du Bornou dont il épouse une fille, à la cour de Mohammed Bello dont il épouse également une fille, enfin à Hamdallaye chez Amadou Cheikhou, qui cette fois-ci l’accueille beaucoup moins favorablement. Puis il est emprisonné par le roi animiste bambara de Ségou. Lorsqu’il est relâché, il se rend dans le Fouta-Djalon où l’Almami l’autorise à créer une zaouïa (1841). Pendant treize ans, il prêche la doctrine de la Tidjaniya d’abord au Fouta-Djalon, puis à Diguinraye (actuelle Guinée) en 1848

    A Diguinraye, il prépare le djihad (guerre sainte). Il acquiert une réputation de saint et rassemble de nombreux disciples qui formeront les cadres de son armée. Son armée, équipée d’armes légères européennes reçues de trafiquants britanniques de Sierra Leone, s’attaque à plusieurs régions malinkées à partir de 1850. Il occupe sans difficulté les territoires du Mandingue et du Bambouk (1853), puis attaque les Bambara Massassi dont il prend la capitale Nioro (1854). En 1856, il annexe le royaume bambara du Kaarta et réprime sévèrement les révoltes.

    Luttant contre l’armée coloniale française, il fait construire un tata (fortification) à Koniakary (77 Km à l'ouest de Kayes). En avril 1857, il déclare la guerre contre le royaume du Khasso et assiège le fort de Médine, qui sera libéré par les troupes de Louis Faidherbe le 18 juillet 1857.

    Entre 1858 et 1861, El Hadj Oumar Tall s’attaque aux royaumes bambaras de Kaarta et de Ségou. Le 10 mars 1861, il conquiert Ségou qu’il confie un an plus tard à son fils Ahmadou pour partir à la conquête d’Hamdallaye, capitale de l’Empire peul du Macina qui tombera le 16 mars 1862 après trois batailles faisant plus de 70 000 morts. Obligé de se réfugier dans les grottes de Deguembéré, près de Bandiagara, il disparait dans une grotte le 12 février 1864. Son neveu Tidiani Tall sera son successeur et installera la capitale de l’Empire Toucouleur à Bandiagara. Son fils Ahmadou Tall règne à Ségou, jusqu’à l’occupation française en 1893.

    Mû par l’idéologie universaliste de l’islam et par un projet de rénovation égalitaire de la société, El Hadj Oumar encourage le libéralisme de la confrérie Tidjaniya, dont il est le représentant, et se promet d’imposer une « fraternité transcendante » aux peuples du Soudan occidental.

    El Hadj Oumar gouverne ses États comme une théocratie, assisté par un conseil comprenant quelques grands marabouts, certains de ses frères et des compagnons de pèlerinage. La loi coranique est le principe fondamental du gouvernement. Sur le plan administratif, El Hadj Oumar s’inspire du modèle égypto-turc avec la division du pouvoir en en un gouverneur civil (pacha) et un gouverneur militaire (bey). Chaque province dispose d’une puissante forteresse (tata) commandée par un chef militaire dirigeant une importante garnison.


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