vendredi 16 novembre 2007
La Guinée de mon rêve continue et n’entend pas s’arrêter. Mon pays, toujours avec ses avantages d’ordre global, reste maigre en réalité du jour. Cette réalité qui est le fait des hommes, montre à quel degré mon pays est victime de lui-même. Mon rêve à cet effet, pour avoir du répit, doit constater que mes frères et sœurs ont fermé la porte au bas esprit qui privilégie l’ethnie à la nation, la région à l’effort, le désordre à la justice…; c’est-à-dire la naissance d’un guinéen de type nouveau, axé sur le mérite qui propulsera le pays et ses enfants vers un monde où le respect de l’identité et la joie de vivre sont donnée première. Ces hommes, dans le tourbillon qu’ils créent contre eux-mêmes et contre le pays, doivent s’interroger sur les agissements de chacun. De ces agissements et leur effet sur l’avenir commun, qui en sort réellement gagnant ? Si individuellement une certaine couche peut clamer un bénéfice absurde, collectivement, le pays en entier reste un navire en détresse sans boussole, en haute mer.
Ainsi, mon pays qui, par son étendue et sa population ne dépasse pas la paume de la main, se fait volontairement mal. Il s’oppose à lui-même en occasionnant le laisser-aller qui caractérise son quotidien : un laisser-aller ou Malinkés et Peulhs sont aveuglés par leur jeu antagonique qui double la perte nationale. Plutôt que de s’engager sur cette voie, ces hommes et femmes doivent ouvrir les yeux sur le monde, pour mériter la qualité de citoyen du monde. Eux qui pensent tout connaître alors que, avec notre pays, ils se classent parmi les derniers du monde. A quoi serviraient tout ce « génie » et cette « noblesse » de termitière (fragile) quand la vie de tous les jours est dirigée par le rudimentaire complet ? Les autres ethnies viennent s’associer à cette incapacité totale épousant l’exemple des premiers; quand on sait qu’une minorité positive, si elle s’y met, est capable d’influencer la majorité négative. Où allons-nous frères et sœurs de Guinée avec le constat que sans union et fraternité, tous, nous nous retrouvons encore dans le même navire chavirant en haute mer, sans aucune possibilité de secours? Avons-nous besoin de fréquenter les meilleures écoles du monde, pour avoir l’évidence de cette loi ? Et si on regardait simplement autour de nous, le monde n’est-il pas rempli d’exemples édifiants ? Surtout, avec le triste sort de nos intellectuels qui semblent plus « incultes » que ceux qu’ils cherchent à instruire. Eux qui continuent à végéter dans la méchanceté, l’exclusion, l’égoïsme…, en émettant des idées que même la poubelle aurait du mal à contenir.
Mes compatriotes de Guinée ont continué à pousser leurs hostilités jusqu'à inclure la faune et la flore de mon pays... Quel destin commun ? A coup sûr, il est temps de sortir la loi Fria du tiroir pour entamer une autre etape: réconcilier le guinéen avec sa végétation tant bienfaisante. Mon pays ainsi, restant victime de lui-même, en urgence, n’a d’alternatives qu’en se libérant de lui-même, en serrant l’etau en premier lieu au niveau humain. Ce combat après et libérateur engage toutes les bonnes volontés du pays.
Par Lamine Sununu Kaba, Washington D.C., USA
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