jeudi 15 novembre 2007
Après avoir été chassés ignominieusement du pouvoir par un obscurantiste « 1er ministre», les anciens ministres de la République cherchent à reconquérir le pouvoir par tous les moyens. Quant à ceux qui sont en fonction, ils s'accrochent délibérément en se glissant des peaux de banane.
Et pourtant, leur bilan économique et social a de quoi faire sombrer n'importe quel gouvernement se présentant devant des électeurs dans les conditions normales d'une vraie élection.
L'impunité aidant, ces fossoyeurs de la République peuvent pavoiser. Ils peuvent même se faire introniser chef de parti d'opposition. Une chose reste cependant certaine : s'ils ont échappé à la vindicte populaire, ils ne pourront jamais échapper au tribunal de l'histoire. Certes le guinéen pardonne. Mais il oublie rarement.
« Tant que quelques phares guinéens resteront allumés, notre pays finira par se réveiller » prophétise un sage concitoyen.
Aussi, il est important de noter que l'acceptation au sein de l'opposition d'une «nouvelle race d'opposants», responsable de la quasi invisibilité de la Guinée dans la sphère des nations qui comptent, est un acte particulièrement avilissant pour le pays.
Le moment est plus que jamais venu pour questionner notre responsabilité historique dans la mise sur pied du profil de l'homme et/ou de la femme à élire aux différents postes de responsabilités politiques de notre pays. Le moment est venu pour que notre Assemblée nationale ne soit plus une simple caisse de résonnance où une « classe d'analphabètes politiques » se contentent d'applaudir et ne se donne même pas la peine de lire et relire la Constitution qui gère notre pays.
C'est pour toutes ces raisons et pour ôter le doute dans l'esprit des irréductibles du régime qui continuent de jouer les Saint Thomas, je voudrais leur dire que la démocratie ne se réduit pas aux seules élections. Elle est à la fois un système politique, un principe de gestion du pouvoir et une culture. En tant que culture promouvant les valeurs de liberté, de justice, de progrès et d'égalité, la démocratie s'acquiert par l'éducation, la formation et l'information. Il est donc d'une nécessité impérieuse de changer le système actuel afin de ne plus donner l'occasion à des « conglomérats d'analphabètes politiques» de l'acabit de notre actuel 1er ministre de s'accaparer du pouvoir.
Cécé Roger Haba, France
Membre du Bureau Politique National de l'U.P.G.
Chargé des Relations Extérieures
Pour www.nlsguinee.com