jeudi 15 novemdre 2007
Signez, Monsieur le Président de la République,
Ceci est un plaidoyer, pour que vous acceptiez les bras au dos, de tendre la perche à des centaines et des milliers de jeunes gens.
Depuis l’année 2003 aucun Décret portant autorisation d’entrer au Centre de formation des postulants pour la Profession d’Avocat n’a été signé. En principe ce décret est annuel. Cette formation qui dure généralement un an est sanctionnée par la délivrance d’un Certificat d’Aptitude pour la Profession d’Avocat (C.A.P.A). Dès lors, les titulaires prêtent serment, obtiennent leur Carte Professionnelle et commencent à exercer leur Profession libérale d’Avocat.
Monsieur le Président, aujourd’hui on ne peut imaginer le nombre de postulants qui attendent votre signature.
Le projet de Décret étant sous vos yeux, vous voudrez bien signer pour donner de l’emploi à des centaines ou milliers de gens.
Signer Monsieur le Président, car le destin de ces personnes se trouve lier par vos mains.
Allez-y signer, on perd en temps et on en a déjà beaucoup perdu depuis 4 ans.
Monsieur le Président, l’espérance de vie est de 47 ans en Guinée et beaucoup d’entre nous se trouvent dans la trentaine et même la quarantaine. Beaucoup ne sont pas mariés, n’ont pas d’enfant et constituent pourtant l’espoir de leur pauvre famille. Leur destin est obscure dans la mesure où le CAPA qui les pénalise est incertain.
Des démarches, ont en a beaucoup fait pour que ce projet de décret vous parvienne.
Signer Monsieur le Président, pour changer nos destins d’éternels stagiaires.
Si vous saviez ce qu’on vit dans les Cabinets vous auriez posé annuellement cet acte salutaire.
Si vous saviez le nombre de gens qui comptent sur nous vous auriez vite signé.
Après 4 ans de Cycle universitaire certains sont restés 8 ans dans ces Cabinets et d’autres n’ont jamais eu la chance d’avoir un lieu de stage. Triste sort.
Or tous les jours que Dieu fait les citoyens guinéens sont brimés dans leur droit sans défense. Le nombre d’Avocats inscrits au Barreau est minime par rapport au besoin de la population. Presque tous sont concentrés à Conakry et dans les régions. Dans les Préfectures et sous préfectures ils sont inconnus. Et c’est là que les citoyens sont davantage accusés et maltraités à tort. Plus la zone est reculée plus les droits de l’homme sont flagrant violés.
Signer enfin Monsieur le Président, pour sauver le citoyen guinéen qui perd chaque jour son droit de défense. Avec les bras au dos signez on attend que cela.
Par Me Mamoudou SANE
Avocat stagiaire au Cabinet de Maître Elhadj Ibrahima DABO
Matam Corniche, immeuble Safricom
Contact : boubah12fr@yahoo.ca
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