mercredi 14 novembre 2007
L’acte criminel s’est passé dans la commune urbaine de Dubréka, quartier Bailobayah, le vendredi 2 octobre dernier. En effet, c’est un jeune homme qui a tiré sur son père qui a rendu l’âme peu de temps après. L’assassin est un élève de son état et appartiendrait à un clan réputé et très craint dans le milieu. Selon les témoins des faits, le jeune qui était sous l’effet de la drogue voulait dépouiller son père d’une importante somme d’argent que ce dernier voulait déposer à la banque.
Ainsi le matin très tôt, le jeune devrait conduire son père pour la ville. Une fois dans la voiture et chemin faisant, le jeune demanda à son père de passer voir un ami avant de continuer leur chemin. Mais la victime a protesté sous prétexte qu’il a un colis à bords du véhicule et que par conséquent il ne devrait pas changer de direction. C’est ainsi que le jeune, ne trouvant autre alternative pour tromper la vigilance de son père, a arrêté la voiture brusquement. Entre temps il tire son fusil de sa cachette et sans hésiter ouvre le feu sur son père. Celui ci atteint par plusieurs balles, s’écria en demandant secours. Il rendra l’âme quelque instant seulement après. Le meurtrier lui s’empara du colis contenant plusieurs millions de nos francs que son père déposait à la banque et il pend la tangente pour une destination inconnue. Selon toujours certaines personnes que nous avons interrogées le meurtrier aurait même appelé au téléphone pour s’assurer si son père est effectivement décédé.
Par ailleurs les services de sécurité informés on vite ouvert une enquête pour retrouver le jeune assassin et ses complices ayant préparé ce meurtre. Mais aux dernières nouvelles, le jeune serait toujours en cavale et il est activement recherché par la police et la gendarmerie départementale de la commune.
Ce qu’il faut noter de passage c’est que cette localité de Bailobayah est réputé être le nid des clans qui s’affrontent à chaque occasion faisant des morts et des blessés. A en croire à plusieurs témoignages, des habitants de ce milieu criminogène, les jeunes sont organisés en groupes criminels dénommés clans détenant des armes blanches de toute nature. Ce qui explique d’ailleurs des nombreuses attaques à mains armées, des vols et vils perpétrés dans le coin ainsi que de la vente de la drogue et autres stupéfiants. La consommation de drogue est presque à visage découvert dans les bâtiments inachevés de la localité.
Dans la foulé une jeune fille en classe de 2eme année dans une école professionnelle de la place, ayant gardée l’anonymat nous confie qu’elle à été à plusieurs reprise menacées de mort par les membres d’un clan qu’elle ne connaissait pas : « J’étais ami a un jeune élève qui appartenait à un clan. Mais mois je ne connaissais pas cela. Un jour, me forçant de sortir avec lui partout, j’ai fini par m’éloigner de lui. Et puisqu’il n’était pas content, il m’a dit que si je le quitte il me fera abattre par les membres de son clan. La même nuit il appela ma mère au téléphone pour l’expliquer que si je sors de la maison, il va me tuer. Depuis lors je suis restée postée à la maison comme une malade. Ils sont très dangereux les clans d’ici. »
Dans cette localité malgré les quelques patrouilles nocturnes des services de sécurités, la criminalité bas son plein au grand dame des populations. Presque toutes les nuits, les coups de feu sporadiques sont entendus. Et très curieusement, les auteurs de ses coups de feu ne sont jamais connus de qui que ça soit. Situé derrière l’usine Ciment de Guinée, le quartier de Bailobayah regorge de bandits de grand chemin venu de Conakry et de Dubréka pour se trouver refuge. C’est du moins l’avis des habitants qui, actuellement ne savent plut à quelle sécurité se vouer.
Il incombe donc aux autorités compétentes à tous les niveaux de trouver une solution pour mettre fin à des actes criminels dans la haute banlieue de Conakry, par des stratégies dignes de lutte contre l’insécurité et le grand banditisme. De toutes les façons ce point est inscrit en bonne place dans le protocole d’accords tripartites signé entre le gouvernement, les syndicats, la société civile et le patronat en févier dernier. Et ce protocole devrait ainsi être considéré comme la feuille de route du gouvernement de « consensus » dirigé par le PM Lansana Kouyaté.
Aux nombres des difficultés qui pèse sur le guinéen lambda, l’insécurité est de loin celui qui le préoccupe à plus d’un titre. D’autant plus qu’on ne peu parler de vie paisible ou de bien être sans parler de sécurité des personne et de leurs biens. Or en Guinée, les personnes et leurs biens sont le plus souvent à la merci des bandits, des malfaiteurs et même des charlatans qui se promènent sans pour autant être inquiétés par qui que ce soit. A ce niveau le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité à du pain sur la planche et les regards, mais aussi et surtout les espoirs resté à jamais tournés vers son département.
Par ailleurs, il faut noter qu’aux dernières nouvelles, le meurtrier a été arrêté dans la commune de Ratoma où il était en cachette chez un des amis. Interrogé par les brigades de police de la place il déclare n’avoir jamais regretté son acte. Et pour cause, l’assassin dira qu’il a tué son père pour avoir l’argent afin d’effectuer son voyage de rêve en Europe. Selon ses versions, son défunt père a toujours promis de l'envoyer en Occident sans jamais réaliser cette promesse. C’est pourquoi dira-t-il « j’ai agit ainsi ». Il reste à savoir quel sort sera réservé à l’auteur d’un acte aussi ignoble.
Toutes fois, il faut signaler que malgré les engagements du nouveau gouvernement par son ministère de la sécurité, la criminalité et le grand banditisme bas toujours son plein à Conakry et à l’intérieur du pays. Il ne se passe presque pas un jour sans que la radio ou d’autres sources ne signalent un cas de crime ça et là.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
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