jeudi 03 novembre 2007
C’est chose faite, ce qui était tant attendu est finalement arrivé. Désormais l’état guinéen décide de subventionner les partis politiques d’opposition.
Plus de 17 ans après l’instauration du multipartisme en Guinée, le gouvernement s’engage enfin de donner un coup de main financier à l’opposition guinéenne. Ce sont en tout 47 partis politiques qui sont reconnues et régis par les textes réglementaires de la loi fondamentale guinéenne.
Pour ce faire, c’est un total de 0,5 % des recettes fiscales soit entre 19 à 20 milliards de francs guinéens qui représentent le montant à alloué aux partis politique de l’opposition.
Toutefois il existe tout naturellement des critères à remplir pour bénéficier du montant. Au nombre des critères on peut citer par exemple avoir eu 3 % des soufrages lors des précédentes élections, le nombre des conseils communaux et communautaires, des députés et des femmes dans les instances du partis.
De même pour bénéficier de la subvention, le parti doit également participer au moins deux fois consécutives aux élections nationales. Sur la question de subvention des partis politique de l’opposition, le S/G du PUP parti au pouvoir dira que c’est pour permettre au parti de fonctionner : « Ce fonctionnement, c’est les déplacements, c’est sont les meetings, c’est sont des missions que vous faites. Les partis politiques sont chargés de l’éducation civique de leurs militants » indique Sékou Konaté S/G du PUP.
D’autre du coté de l’opposition radicale la mesure a été aussi favorablement accueillie, même si des doutes existent à certains endroits. Le S/G de l’Union pour le Progrès de la Guinée UPG Jean Marie Doré donne sa position : « Si les partis politiques ne sont pas autonomes de leurs financement, certains vont s’adresser à des particuliers. Il y a des inconvénients à ce qu’un particulier domine par son portefeuille la vie d’un parti »
Ce qu’il faut dire c’est que cet engagement du gouvernement à subventionner les partis politiques est l’aboutissement d’un combat de longue durée mené par les leaders politiques de l’opposition. Jusque là les formations politiques se débrouillaient tant comme elles peuvent pour organiser des meetings ou des rencontres d’information et de sensibilisation de leur militants à la base. Ce qui explique d’ailleurs la disparation de plusieurs formations politiques par manque de moyens financiers.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
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