samedi 03 octobre 2007
Cette année, à l’image des années précédentes, la presse privée indépendante a bénéficié de la subvention de quatre cent millions de francs guinéens accordés par l’Etat guinéen. La répartition de cette modique somme a eu lieu le mercredi 31 octobre dernier au siège du Conseil National de la Communication CNC, dans la salle du 25 août. Cette subvention permet à la presse privée d’amortir un peu le coup de fabrication du journal qui devient de nos jours insupportable selon les éditeurs.
En effet, la fabrication d’un journal coûte 2500 fg alors que l’exemplaire est vendu à 2000 fg seulement.
Cette année, contrairement aux années précédentes, assez de petits journaux ont bénéficié de la subvention grâce à la large ouverture du CNC. Les radios privées qui n’ont pas encore commencé à émettre ont également eu leur part. Seule la presse en ligne n’a pas été prise en compte pour des raisons encore non avouées. Selon certains membres du CNC que nous avons approché, la presse en ligne ou électronique n’aurait pas droit à la subvention tout simplement parce qu’elle n’est pas encore soumise à certaines exigences de la loi sur la liberté de presse en Guinée. Pour l’instant, le CNC qui est l’organe régulateur de l’information et de la communication en Guinée ne dispose pas de moyens pour pouvoir bien contrôler la presse électronique.
Toutefois ces raisons ne peuvent suffire pour écarter la presse en ligne dont l’importance n’est plus à démonter dans le cadre de l’information et de la communication en Guinée.
Face à cette attitude, le toute jeune Association Guinéenne de la Presse Electronique AGUIPEL a réagit en faisant un communique pour attitrer l’attention de l’opinion nationale et internationale.
Voici le contenu dudit communiqué
On avait presque réussi à nous convaincre que la subvention annuelle ( soit 400 millions de francs guinéens) n'était destinée qu'à la presse écrite. Voilà qu'une consigne ministérielle de dernière minute nous fait raviser : les radios privées font dorénavant partie. Tant mieux alors!
Mais et les sites d'informations sur la Guinée ? Motus! Que nenni ! Que dalle !
Les raisons avancées sont connues : "Personne ne peut vous contrôler ! Vos serveurs ne sont pas en Guinée....." Et patati et patata!
Comme si, le Conseil National de la Communication a réussi à contrôler et sanctionner les dérives actuelles de la presse guinéenne ou que si l'Auguste Institution ignorait que le site officiel de la République de Guinée était hébergé en.....Californie.
Ne nous opposer surtout pas la sanction anecdotique infligée au bimensuel "La Nouvelle", ceci n'étant qu'un menu fretin, alors que les gros poissons enfreignent, à chaque parution, les lois de la presse, en toute impunité.
Pourtant, lorsque" l'Autorité militaire compétente" avait réussi, au mois de févier 2007, à ligoter la presse écrite et bâillonner les radios privées, seule la presse électronique a continué d'informer les guinéens. Peut-être que ce n'est pas assez pour bénéficier de la subvention, avec l'avènement du Changement. Ou peut-être que les journaux et les radios ont plus de problèmes financiers à résoudre que les sites......
En tout cas, les sites existent bel et bien, avec leurs défauts et leurs qualités, comme une presse à part entière et non comme une presse entièrement à part. Feindre de l'ignorer est une grave erreur, et cela n'est pas une menace, mais une promesse.
Communiqué de l'Association Guinéenne de la Presse électronique AGUIPEL.
A noter que cette année, les hebdomadaires ont obtenu chacun 18 millions, les bimensuels 8 millions, les mensuels 4 millions, les associations de presse comme celles des éditeurs, 4 millions et les radios privées 4 millions aussi pour chacune.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Tél. (+224)- 64- 30- 74- 06
Pour www.nlsguinee.com