mardi 30 octobre 2007
Les partis politiques en tant que composante du corps social sont soumis à la dynamique des mutations qui font et défont l'ordre établi. L'évolution des sociétés est ainsi faite. Les changements au sein des partis ne sont donc pas forcément une mauvaise chose, mais à la seule condition qu'elles transcendent les individus et les subjectivités pour s'attacher à enrichir les formes d'organisation, les méthodes de travail et les idées. Ce qui revient à dire qu'il existe non seulement des changements porteurs de progrès, mais aussi, il faut le savoir car c'est très courant, il existe ce qu'on pourrait appeler des remue-ménage totalement improductifs.
Ce remue-ménage ou cette « transhumance politique », provoqué par les « renégats de la politique guinéenne », tombés en disgrâce au palais, entame sérieusement la crédibilité et la respectabilité de l'opposition entière. La présence de ces fossoyeurs avérés de la République en son sein est une véritable imposture.
L'opposition politique guinéenne, réputée pour ses efforts inlassables dans l'édification d'une démocratie exemplaire et surtout dans la consolidation de la paix sociale , risque de se retrouver le bec dans l'eau si elle ne prend pas garde.
La vie politique guinéenne, plombée depuis la nuit des temps par ce dangereux phénomène permanent de récupération et de formatage, est régie par une seule loi, celle de l'impunité. C'est la raison principale pour laquelle les guinéens continuent de croupir dans la misère. Même l'arrivée à la primature d'un certain Lansana Kouyaté, sur lequel ils avaient fondé beaucoup d'espoir, n'a rien apporté de mieux. Ils ont vite compris que le bagage qu'ils lui ont confié était trop lourd pour lui. Ce qui reste à faire désormais est de l'en décharger.
Cécé Roger Haba, France
Membre du Bureau Politique National de l'U.P.G.
Chargé des Relations Extérieures
Pour www.nlsguinee.com