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    Guinée : L’accessibilité au crédit et à l’assurance comme garantie à la paix sociale

     dimanche 28 octobre 2007   

    Depuis mon retour de la Guinée en février 2006, je n’ai cessé de réfléchir sur comment trouver des moyens et stratégies pouvant apporter un bien-être à nos compatriotes. C’est donc après avoir bien scruté mon environnement actuel- le Québec et le Canada- que j’ai identifié deux secteurs de l’économie - les banques et les assurances- dont leurs contributions peuvent être intensifiées en Guinée en suivant certaines règles. Je considère en effet que les banques et les assurances en Guinée peuvent contribuer, si elles en témoignent la volonté et que la Banque centrale joue son véritable rôle, à une amélioration notable des conditions de vie des Guinéens. Je considère en effet qu’un changement dans les structures économiques de notre pays pourrait servir de catalyseur à une transformation positive de son environnement politique.

    Le contexte bancaire canadien

    Au Canada, les banques et les assurances génèrent chaque année des profits énormes. Les médias d’ici rapportent régulièrement les profits énormes encaissés par ces institutions. À titre d’exemple, les six grandes banques canadiennes (Banque royale, Toronto-Dominion, la Nationale, la Scotia, la CIBC et la Banque de Montréal) ont dégagé des profits nets records de 19 milliards de dollars canadiens en 2006. Selon les spécialistes, les banques ont profité de la bonne santé du marché immobilier qui leur a permis d'accroître leur portefeuille de prêts hypothécaires et grâce aux cartes de crédit puisque les Canadiens ne lésinant pas sur la dépense. Ceci n’est pas scandaleux en soi car ces institutions visent avant tout à enrichir leurs actionnaires. De plus, l'économie canadienne est en santé : la qualité du crédit est très bonne et le taux de chômage est très bas. Il faut toutefois ajouter que les banques canadiennes, en plus de payer un impôt important au fisc canadien, assument en plus une responsabilité sociale non négligeable puisqu’elles restituent à la société une partie de leurs profits sous différentes formes : commandites de sportifs, dispensation de bourses aux étudiants, offres de stages et autres.

    Le contexte bancaire guinéen

    Depuis que le libéralisme s’est imposé comme modèle de gestion de notre économie, la Guinée a permis à des banques et à des compagnies d’assurance privées étrangères de s’y implanter. Ces institutions y font aujourd’hui des profits énormes sur le dos de nos concitoyens. Ces deux secteurs ne sont pas bien encadrés par la Banque centrale. Il existe en effet une différence notoire entre le contexte bancaire guinéen et canadien. En outre, l’économie guinéenne est non performante et le taux de chômage tellement élevé qu’il est non chiffrable. Les banques ne contribuent pas aussi au développement économique de notre pays. Déjà, en 2006, l’ex-ministre du Commerce, Kazaliou Baldé, reconnaissait que le système bancaire est un acteur défavorable au développement de l’économie guinéenne. Les banques en effet proposent des taux d’intérêts très élevés atteignant les 20%, ce qui rend le crédit inaccessible à la majorité de nos compatriotes. Une telle pratique décourage en même temps la consommation de masse. Or, le crédit est le moyen le plus efficace pour démocratiser et encourager la consommation qui, à son tour, dope l’économie. Il permet aussi de réduire les inégalités socio-économiques entre les différentes couches de la population. Bref, la pratique et le maintien d’un taux d’intérêt élevé ferme l’accès de certains biens de consommation dits de luxe à bon nombre de nos concitoyens. Cette pratiques est pourtant une source importante de frustration pour les laissés pour compte et, par conséquent, augmente les risques de déstabilisation sociale. Face à cette situation, nos compatriotes ont développé une stratégie de débrouillardise valorisant l’emprunt de type informel et une culture du « payer cash ».

    La mission de la Banque centrale

    La Banque centrale devrait assumer son rôle de régulatrice du marché du crédit. Elle doit imposer un taux d’intérêt de base qui servira de référence aux banques. De manière plus globale, elle est responsable de la politique monétaire, des billets de banque, du système financier, de la gestion financière du pays. Son rôle principal consiste à favoriser la prospérité économique et financière de la Guinée. C’est la principale mission de toutes les banques centrales du monde. La Banque centrale doit être gérée en principe par un Conseil d’administration composé d’experts. Ce dernier n’aura pas de compte à rendre ni à la présidence, ni à la primature. Si la Banque centrale appartient au gouvernement guinéen, elle est par contre une société d’État autonome qui ne devra rendre compte de ses activités qu’à son Conseil d’administration. C’est pour cette raison que la nomination du gouverneur et du vice gouverneur de la banque centrale devrait en principe être du ressort de son C.A. Le Président de son C.A et ses collaborateurs veilleront à ce que des personnes compétentes soient nommées à ses postes névralgiques de notre système bancaire. Mais hélas, ceci est loin d’être le cas en Guinée. Ce sont plutôt des personnes incompétentes qui dirigent notre Banque Centrale. D’où l’absence d’une politique monétaire transparente, d’une politique de change actualisée, d’un taux directeur de base et d’une politique claire réglementant sa relation avec le Trésor public. Le gouverneur de la Banque a la responsabilité d’intervenir régulièrement dans les médias pour rassurer la population et les investisseurs sur l’état de notre économie. Rien de cela n’est fait présentement. Encore plus scandaleux, son site Internet n’est pas actualisé depuis 2002.

    Pour une analyse poussée de - l’« échec » ou la grande faiblesse de ses résultats dans ses domaines d’intervention réglementaire - se référer à l’article de l’économiste, Dr. Badara Dioubaté, intitulé : Quelle réforme pour la Banque centrale de la République de Guinée en vue de la promotion d’un véritable développement du pays qui est disponible au lien suivant : www.nlsguinee.com/articles/article2749.html.
    L’accessibilité au crédit comme moyen de régulation de la crise sociale.

    Par ailleurs lorsque notre banque centrale fixe son taux directeur de base à 4%, les banques privées pourront de leur côté offrir un taux d’intérêt autour de 5% à leurs clients. Ce taux d’intérêt sera revu à la baisse ou à la hausse selon la solvabilité du client. Lorsque le taux directeur de la Banque centrale baisse ou augmente, les banques privées peuvent s’ajuster en conséquence. La pratique d’un taux d’intérêt faible permettra aux travailleurs d’avoir facilement accès au crédit pour concrétiser par exemple un vieux rêve : accéder à une propriété ou s’acheter une voiture. Les petits artisans, les commerçantes du marché ainsi que les artistes et les jeunes entrepreneurs pourront aussi emprunter pour réaliser leurs projets. Les organismes de protection des consommateurs récemment crées au pays (une bonne chose en soi) devraient faire de cette baisse des taux d’intérêt leur cheval de bataille. Chacune des banques privées devrait avoir son économiste principal qui est la personne désignée pour commenter l’actualité économique lorsque la situation l’impose.

    Les assurances pour protéger les biens acquis par crédit

    Quant au secteur des assurances, le travail consistera également à amener ce milieu à rendre ces produits accessibles à la majorité de nos concitoyens. Un véritable travail doit se faire de leur part pour inculquer à nos concitoyens l’importance de souscrire, entre autre, à une assurance-vie ou d’habitation. Il est connu que le Guinéen et l’Africain croyant est très réticent de souscrire à l’assurance car mettant tout événement malheureux qui lui arrive au compte du bon dieu. C’est cette mentalité à relent fataliste qu’il faut réussir à enlever chez nos concitoyens. L’assurance habitation éviterait par exemple aux veuves et aux enfants qui survivront à l’incendie de la maison familiale des problèmes financiers. L’assurance-vie pour sa part couvrirait momentanément leurs besoins vitaux lorsque le principal soutien de la famille disparaît ou devient invalide. C’est pourquoi, il serait important que les assurances puissent offrir ces deux produits à des prix modiques à la majorité de nos compatriotes afin de les protéger des aléas de la vie.

    Comme indiqué précédemment, les banques et les assurances guinéennes n’assument pas de responsabilités sociales importantes puisque leurs bénéfices ne sont pas réinvestis sur place. Il sera important que le gouvernement via le ministre du Commerce encourage les banques et sociétés d’assurance à réinvestir sur place une partie de leurs profits et à assumer de plus grandes responsabilités sociales- c’est-à-dire- qu’elles restituent une partie de leurs profits à la société en payant notamment au fisc guinéen son véritable dû. Elles peuvent aussi commanditer des activités qui sont profitables à la jeunesse et à l’ensemble de la population. Elles peuvent commanditées par exemple nos jeunes athlètes ou offrir des bourses d’études à des étudiants méritants afin de s’assurer elle-même une relève compétente. Ceci est surtout valable pour notre Banque centrale qui fait face à une pénurie d’économistes et d’analystes financiers compétents. Bref, les secteurs des banques et des assurances doivent se transformer en de véritables leviers de développement au service des populations.

    Par Dr. Cellou Barry, Montréal
    Pour www.nlsguinee.com


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