vendredi 26 octobre 2007
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Mamadou « Beau » Kéita mènera-t’il la Guinée à la guerre civile ? « Ce qui effraie ce n’est pas l’oppression des méchants mais l’indifférence des bons » Martin Luther King.
Au regard des « faits d’arme » de Mamadou « Beau » Kéita, l’on se demande quelle mouche a piqué le Premier ministre Lansana Kouyaté pour nommer un tel personnage à un poste aussi sensible que le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité?
L’homme n’a ni le profil ni l’expérience et encore moins la connaissance malgré son titre de «Docteur » usurpé. La Guinée manque t’il à ce point de cadres valables ou les raisons de la désignation d’un homme aussi limité et sans envergure sont-elles à chercher ailleurs ? Toujours est-il qu’en ce mois d’octobre 2007 au Conseil des Patriotes Guinéens (CPG) nous avons une pensée pieuse pour notre compatriote Ibrahima Dieng, ancien titulaire de ce département qui nous a quitté il y a tout juste un an. Puisse son âme reposée en paix !
Les arrestations de quelques bandits de seconde zone, la mascarade de remise de prix de 500 000 francs guinéens (85 euros) ne sont que la poudre aux yeux car le problème de l’insécurité reste entier et se pose d’ailleurs avec plus d’acuité. Comment voulez-vous que des officiers de police puissent faire correctement leur travail d’investigation et exposer les vies de leurs hommes et la leur pour une somme aussi ridicule ?
Où sont passés les 34 milliards débloqués en février 2007 au plus fort de la contestation pour la Police ? Le budget de la police doit-il servir à l’achat de propriétés immobilières, de véhicules de luxe et aux toilettes des femmes aux pagnes faciles ? Pour le Conseil des Patriotes Guinéens (CPG) la prime minimale instaurée par « Beau » doit être fixée à 5 000 000 FG pour rencontrer une certaine efficience. De qui se moque « Beau » ?
Que l’on ne se trompe pas, les remaniements opérés au niveau des directions et commissariats de la Police guinéenne n’ont d’autre but que la pérennité du pouvoir de Lansana Kouyaté par son laquais Mamadou « Beau » Kéita.
Il en est de même pour la nomination des préfets, gouverneurs, les centaines de millions de francs guinéens distribués à des opportunistes, aux marabouts, aux femmes légères et groupes de jeunes manipulés. Les réunions clandestines et contacts suivis avec des groupes d’officiers de sa région tant à l’intérieur que lors de son récent séjour parisien pour renverser le régime par la force au besoin avec l’aide des « jeunes patriotes » ou opportunistes. Tout est fait à dessein.
Seuls la nomination de « Beau » Kéita au poste de Premier ministre et l’accession à la présidence de la république de Lansana Kouyaté comptent. Notre « beau » national a une obligation de résultat, c’est sa feuille de route. Advienne que pourra et les problèmes de la Guinée attendront.
Pendant ce temps le Commissaire Victor et bien d’autres policiers véreux qui ternissent l’image de la police guinéenne sont toujours maintenus à des postes aussi importants que délicats ou promus. Les malfrats et autres coupeurs de route boivent du petit lait et coulent des jours heureux. Nous regrettons encore une fois la mort de DIENG !
Le sentiment de l’immense majorité de nos compatriotes qui ont mis tant d’ESPOIR dans le gouvernement actuel se résume en un seul mot : DECEPTION !
Le Conseil des Patriotes Guinéens (CPG) est préoccupé et se fait du souci quant aux élections législatives qui se profilent à l’horizon et pour le devenir de la Guinée. Tout laisse à croire que ceux qui président aujourd’hui aux destinées du pays avec pour devoir de conduire après tant d’années la Guinée sur le chemin de la Démocratie en organisant des élections libres et transparentes sont parties prenantes de ce rendez-vous crucial par personnes interposées. Un jeu de dupes qui ne dit pas son nom car on ne peut être juge et partie.
Où est le changement réclamé à cor et à cri ? Nos frères sont-ils morts pour rien ?
Quand il s’agit de la Guinée ce que nous avons de plus cher, nous nous devons la vérité qu’elle plaise ou qu’elle blesse et surtout de ne pas se voiler la face.
Le pire est aujourd’hui à craindre !
Bruxelles, le 26 octobre 2007
Par KABA Bachir
Président du Conseil des Patriotes Guinéens (CPG)
Président du Mouvement pour la Renaissance Guinéenne (CPG)
Pour www.nlsguinee.com