mardi 23 octobre 2007
Dès 8 h du matin, les élèves des écoles primaires, secondaires et du lycée ont repris le chemin de l’école sur tout l’étendu du territoire national ce Lundi 22 octobre comme décider récemment par le ministère de l’Education nationale et de la Recherche scientifique. A l’image des autres écoles publiques et privées, de la maternelle au lycée, l’école des sourds muets n’est pas en marge de cette reprise des classes de l’année scolaire 2006-2007.
A en croire au responsable de cet établissement publique pour la formation des sourds-muets, tout aura été mis en œuvre pour une bonne reprise dans ledit établissement. Du côté des enseignant comme du côté des élèves, c’est dans la parfaite joie que les classes ont ouvert leur portes pour accueillir les élèves et les maîtres des différentes classes, allant de la maternelles au secondaires. Avec un effectif de plus de 180 élèves, l’école des sourds-muets a eu le soutien du gouvernement et de certaines ONG pour les préparatifs des la rentrée scolaire. C’est du moins ce que nous dira le directeur de cette école, qui nous a reçu pour nous présenter son établissement. Spécialiste en matière d’enseignement des sourds-muets, le Directeur Mr Mamadou Aliou Barry est Licencié en Education spéciale, spécialiste en Orthophonie et en Audioprothèse. Il a bien voulu répondre à nos différentes interrogations sur la rentrée scolaire et les préparatifs au sein de son établissement public. Il nous présent l’établissement : « Je suis Mamadou Aliou Barry, directeur de l’école des sourds-muets de Boulbinet Conakry. C’est une école publique créé en 1964 par le gouvernement guinéen en collaboration avec les volontaires américains des corps de la paix. Au départ, elle avait un effectif de 14 élèves dont 9 garçons et 5 filles. De nos jours l’école a un effectif de 182 élèves repartis de la maternelle au collège. Nous avons 53 filles et 129 garçons. L’école fonctionne du Lundi au vendredi et du 8 h à 12 h pour le primaire et de 8h à 14 h pour le secondaire. En plus, j’ai un effectif de 13 enseignants en plus du directeur, du directeur-adjoint, d’un planton, d’un gardien et d’un chauffeur. »
En ce qui concerne les préparatifs de la rentrée scolaire, le directeur de l ‘école des sourds-muets dira que son établissement s’est doter des infrastructures et des équipements pour accueillir les élèves et maîtres, grâce à l’appui du gouvernement et autres partenaires de terrains. Il ajoute : « Sur les préparatifs de la rentrée scolaire 2006-2007, grâce à l’appui du gouvernement, on a mis a notre disposition tour le nécessaire pour une bonne rentrée. Vous pouvez certifier puisque vous voyez les cartons derrière vous. Que ça soit les livres, les cahiers, des stylos, de la craie tout ce qu’il faut pour le bon fonctionnement de l’école. Tout ceci grâce au gouvernement à travers le département de l’enseignement technique et aussi grâce à certaines ONG dont le Lyons Club de Kaporo. »
A noter que l’école des sourds-muets de Boulbinet est l’unique établissement scolaire qui est chargé de la formation des enfants sourds-muets. Ce qui aux yeux de certains spécialiste en Education est insuffisante, pour qui sait le nombre d’enfant guinéens qui ne parle pas et qui n’entendent pas. C’est pourquoi d’ailleurs certains observateurs diront qu’il serait, si non indispensable du moins nécessaire, que l’état guinéen crée d’autre établissement d’enseignement des sourds-muets, ne ce reste que dans les différentes capitales régions administratives. Ceci réduira le nombre combien pléthoriques des enfants sourds-muets abandonnés à leurs sort a travers le pays. De même ceci permettra également de réduire le nombre d’enfants sourds-muets transformés en mendiants et qui se promène à longueur de journée devant les portes pour demander de quoi se nourrir. Dans d’autres pays, il est prouver que la perte de l’audition et du langage n’est pas tellement un handicape en soit. Car ces enfants qui ne parlent pas et/ou n’étendent pas, peuvent êtres des citoyens bien utiles à la Nation sinon plus, en tout cas au moins au même titre que ceux parlent et entendent, pour vu qu’on les éduque bien et qu’on les montre le chemin de la vie. Il revient donc au ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique à travers son département de l’enseignement secondaire et technique de penser une bonne politique d’enseignement et d’éducation en faveurs des enfants guinéens sourds-muets, car, a en pas douter, ils ont aussi le droit à l’éducation et à la formation au même titre que les non-voyant et les élèves sains.
Par ailleurs, le directeur de l’école des sourds-muets n’a pas manqué de souligner des petits problèmes rencontrés et qui entrave le bon fonctionnement de son établissement. : « De l’autre côté, j’ai des petits problèmes, puisqu’au niveau du collège je n’ai que deux professeurs. Les deux professeurs ne peuvent pas couvrir les besoins de quatre (4) salles de classes dont la 7eme, 8eme, 9eme et la 10eme année. Donc là on a un problème réel malgré la volonté du ministère de l’Education. Mais c’est les enseignants qui ne sont pas motivés pour venir travailler avec les sourds. Le problème c’est qu’on n’a pas eu des volontaires pour venir travailler ici. C’est là où le bas blesse. Peut être ils considèrent que c’est trop difficile, que c’est un tabou, je ne sais pas. Etant donné que nous on a notre système ici. Dès qu’on recrute des nouveaux enseignants, on procède à leur formation en langage des signes. Et là aussi, l’Etat à mis les moyens à notre disposition. C’est une formation qui ne prendra pas du temps. Un mois, deux mois. » conclu le directeur de l’école des sourds de Conakry.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
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