mardi 23 octobre 2007
La guinée de 2007 traverse la phase la plus destructrice de son histoire, en s’enlisant dans la pauvreté et le désespoir !
C’est pourquoi, nous devons puiser dans nos ressources, pour aller vers une nouvelle approche, avec une génération patriotique pouvant assurer la consolidation de la démocratie par le dialogue social responsable, dans l’équité et la justice.
La naissance d’un tel mouvement de sursaut pour la lutte contre la pauvreté et le développement de la guinée, devra profiter à la nation toute entière.
La complexité de nos sentiments par lesquels nous sommes amenés à percevoir ou à ressentir la souffrance des autres, peut nous pousser à nous battre pour y remédier.
Cette volonté doit être au dessus de toute considération égoïste pour se soumettre à un niveau d’engagement volontaire de donner de soi, de son temps, de son énergie et de toute sa fibre patriotique, pour lutter contre la pauvreté et le refus de la misère.
Notre vie est si éphémère que nous devons, unir nos compétences et profiter de ce don de Dieu à savourer la vie sans en priver la possibilité aux autres, autour de soi.
En s’identifiant à son propre pays, à ses difficultés, en recherchant le consensus par le dialogue et la tolérance, dans un esprit de fraternité, ensemble nous arriverons à vaincre les démons des uns et des autres, pour sortir notre pays du sous développement chronique dans lequel, certains esprits irresponsables l’on plongé, voilà déjà bientôt un demi-siècle.
Cette envie de dialogue, pour parler de nos souffrances comme tant d’autres parce que nous aimons notre pays, sera le Mayon fort qui fera émerger notre pays de ses ténèbres !
En effet, au risque de faire une redondance, on constate que certains sont remplis de compassion devant les difficultés du pays, pendant que pour d’autres cette pensée ne fait pas partir de leurs préoccupations. La capacité de destruction d’une certaine catégorie de nos compatriotes ne peut être comparable qu’à la rapidité qu’à l’homme de détruire la couche d’ozone, qui porte atteinte à l’avenir de la planète.
DEVONS NOUS FUIR OU AFFRONTER NOS DIFFICULTES?
Au lieu de considérer les difficultés de la guinée comme une montagne insurmontable, nous devons avoir un courage patriotique en faisant la part des choses, écartant ainsi les non solutions habituelles qui n’ont jamais fonctionnées.
Nous devons nous donner la main, pour nos morts et avoir plus de conviction à régler nos différences .Ne croyez vous pas que le moment est arrivée, d’aborder ces difficultés comme un défi, pour la nation entière et non un moyen de profit personnel ?
Nous devons nous mettre au dessus de nos ambitions personnelles, pour l’intérêt de chacun de nous afin d’amorcer, la recherche de l’information sur les solutions possibles à nos maux.
Bien entendu que tout un chacun reste attentif, à ses besoins, à travers ses rêves afin que chaque guinéen puisse connaître le bonheur auquel il à droit.
Avouons, donc que nous sommes tous touché, dans notre chair par la souffrance que traverse le peuple de guinée, mais chacun espionne son prochain pour lui créer des ennuis. Tandis qu’en mettant nos aptitudes, dans la construction de la paix, la vie étant éphémère, au moment de la séparation divine, celle-ci est le lot commun des hommes, riches ou pauvres !
Chacun voudrai tellement rendre sa vie plus agréable qu’il oublie, que c’est de même pour chaque être .Mais les problèmes ne se règlent jamais seule, le peuple de Guinée ne s’avoue pas vaincu, il ne peut non plus se soustraire même temporairement à sa liberté. Les mouvements de juin 2006, janvier et février 2007 qui ont engendrés beaucoup de violences et de sang, nous en disent assez long.
Nous ne voulons pas revivre, ces moments pénibles et douloureux, de la rue, les guinéens ont osé se battre défiant la mort en face, alors que nous savons que le dialogue peut exister entre politique et politique, entre culture et culture entre société et société entre frères et sœurs, entre voisin et voisin entre chair et chair. Cette capacité d’écoute et de concertation est une attitude noble et constructive. La notion de communication permet la compréhension mutuelle.
Les guinéens affrontent leur difficultés et la confiance en leurs convictions doit leurs permettent de relever le défi. Cela nous conforte à ne plus nous détruire, par l’isolement et l’injustice pour rentrer vers le défi de la croissance et de la paix sociale.
Mais, par le silence coupable que nous vivons, nous tendons à nous enliser vers le spectre de la destruction humaine, à travers cette impasse que nous entretenons et nourrissons par la haine de l’autre. Aujourd’hui, les guinéens sont prêts à un retour sur la performance, conscient du vécu dramatique et désespérant qui à toujours jalonné leurs vies.
Le fait de parler de changement et de prendre conscience que cela est possible, fait naître l’espoir de tout un peuple. Chacun peut toujours considérer, comme une réussite le fait d’avoir fait face à une difficulté et de l’avoir surmonté. Pour la Guinée, nous atteindrons notre objectif dans l’entente et l’idée de construire ensemble. La motivation est bien présente dans le choix d’aller vers le changement, avec le dialogue et le consensus dans la pluralité de nos valeurs d’unité nationale. Il faut éviter une prochaine descente dans la rue, comme étant désormais, le seul moyen de communication, sachant bien que cela peut conduire à la mort !
Quoi qu’il en soit, c’est à nous les guinéens que revient, le choix de relever ou non nos défis, en nous organisant, en dialoguant, en nous mettant à la place de ceux qui ne peuvent pas être à la table de négociation. Ceux-là qui sont les plus concernés, c’est tout de même eux qui tombent sur les champs des manifestations et c’est nous qui paieront le prix et qui récolterons la semence. Considérons, que nous sommes les seules responsables, nous devons nous poser la grande question et trouver une solution d’échange imminente.
Le plus raisonnable et le plus important c’est de nous défaire d’une partie de nos envies pour le partage équitable afin de combler nos besoins, sachant que chacun est satisfait de sa vie lorsqu’il arrive à répondre à ses besoins importants : de se nourrir, de se reposer, de s’habiller, de se loger, de bien vivre, de se développer ou de sauver son environnement. Dans le respect des valeurs, du vécu, des choix et des liens.
Tout comme il faut se nourrir pour obtenir les éléments nutritifs nécessaires, il faut se respecter pour obtenir la sécurité intérieure, la confiance en soi et l’estime de soi. En utilisant chacun son plein potentiel en le développant de façon optimale, dans l’intérêt général sans exclusion aucune afin que chacun puisse s’épanouir pleinement, et reconnaître ses besoins et être capable d’y répondre tout en gardant sa dignité et son intégrité.
Lorsque nous franchissons un obstacle, nous gagnons une liberté. Que chacun oublie sa cicatrice pour bâtir un havre de paix, de nos cœurs brisés. Nos esprits sont résolus à la réconciliation et à la construction de notre patrie ; une certaine conscience de ce que nous cherchons. Chacun de nous doit vouloir, la performance, la responsabilisation, la productivité ; autant d’enjeux politique, économique, sociale, culturel, environnemental.
Mais la plus grande angoisse est de savoir, avec qui traverser la rive, avec qui transformer ces objectifs en réalités et dans quels délais, pour un cycle de vie humaine. La réponse est de savoir que ce n’est point une ethnie qui peut trouver la solution, mais tout un ensemble d’élites et de savoir faire.
Nous pouvons tous gagner à travers une guinée qui gagne en posant des buts et des valeurs que nous partageons, en les intégrant fortement dans la vie affective des individus, de chaque groupement, de chaque ethnie et dans notre société elle-même.
Cette idée de dialogue nous mène vers la solution de nos angoisses, nous conduisant à la réalisation de nos projets communs.
Cette mise en situation politique et sociale pour une guinée qui gagne, nous mène vers les bonnes questions, pour faire les bons choix et apporter les bonnes réponses.
Nous ne pouvons ignorer les implications, ou les conséquences de cet événement et à quel point, vont-elles affecter notre bien être ou nos buts à court et à long terme par rapport à nos convictions personnelles ainsi que face aux normes et valeurs sociales.
Réfléchissons ensemble pour trouver la solution ultime à nos problèmes d’aujourd’hui et du futur. Nous obéissons à quelque chose de plus sacrée, la volonté de vivre, d’accéder à l’eau potable, à l’électricité, à l’éducation, à la santé. J’en appelle au courage des citoyens pour que chacun puisse de son coté participer à la construction de notre guinée.
Ensemble nous pouvons gagner!
Que Dieu bénisse la Guinée et le monde.
Paris le 20 octobre 2007
Par Mme KABA Rougui BARRY RBB, ancien maire de Matam
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