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    Guinée : Lettre ouverte à SE le Premier Ministre Lansana Kouyaté

     lundi 22 octobre 2007   

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Au nom de Dieu le Tout Puissant en qui vous témoignez personnellement une énorme foi, à en croire à vos dires, permettez-moi de m’adresser à vous en tant qu’individu très concerné par l’état de la direction de votre gouvernement, à peine dix mois après votre arrivé à la tête du pays comme Premier Ministre Chef de gouvernement.

    Malgré que vous affirmiez que vous ne lisez pas les Médias, ce qui constitue une erreur politique très terrible car, rappelez-vous, Thomas Jefferson (un ancien Président des Etats-Unis) disait : « S’il était à moi de décider si nous devrions avoir un gouvernement sans journaux (médias), ou les journaux sans gouvernement, je ne devrais pas hésiter un moment pour choisir ce dernier (des Journaux sans gouvernement). »

    J’espère que cette lettre vous parviendra et que vous aurez le temps et la sagesse de la lire.

    Je voudrais donc, ajouter mes inquiétudes à celles de millions de guinéens qui ont la ferme conviction que vous êtes complètement dépassés par les événements, et que vous ne savez plus que faire pour sortir la Guinée de l’impasse dans laquelle elle est plongée.

    Votre nomination au poste très volatile de Premier Ministre avait suscité un énorme optimisme pour des millions de guinéens en Guinée et à travers le monde. L’engagement solennel que vous avez pris devant Dieu et le peuple de Guinée d’être l’architecte du changement positif et de doter le pays d’institutions basées sur un fondement de la démocratie et de la bonne gouvernance, était rassurant et vous en avez de pleines capacités de le réaliser.

    L’histoire s’en souviendra !

    L’espoir de renaissance d’une Guinée nouvelle, démocratique, plus juste et paisible allait enfin devenir une réalité. Cependant, seulement quelques semaines après votre prise de fonction ont suffi pour que cet espoir s’évanouisse, se transformant en fumée toxique.

    À la grande surprise de tous et surtout à l’encontre des engagements envers le peuple, votre gouvernement a totalement failli. Je pense comme la majorité des guinéens que vous avez eu une chance unique et formidable (une chance qui ne sourit pas à n’importe qui) pour laissez un héritage honorable.

    Les Guinéens pour la plupart, au lendemain de votre nomination étaient unanimes que vous aviez suffisamment appris les malheurs passés et historiques du pays et que vous alliez donc finalement travailler de façon héroïque pour mettre fin aux cauchemars des guinéens.

    Malgré les promesses solennellement lancées au lendemain de votre nomination, vous vous êtes empressés d’envoyer votre mémoire en vacance et archiver les promesses pour vous lancer comme une « hygiène affamée » sur les détritus du « maigre gâteau guinéen », laissées par vos prédécesseurs.

    En neuf (9) mois d’exercice, vous avez commandité et/ou cautionné, plus de scandales financiers que ceux commis au cours des dix (10) dernières années et ainsi par votre faute ajoutée et partagée, la Guinée s’enfonce plus profondément dans la traînée de pays le plus mal géré et le plus corrompu de la planète.

    En effet, je constate avec tristesse que vous avez, avec tous les membres de votre gouvernement, oublié que la Guinée est un pays pauvre et en détresse, et que vous deviez être les premiers à travailler encore plus dur pour consolider en vous l’idéal et les habitudes d’une gestion saine de ressources du pays. Tristement, au lieu de travailler dur, vous avez choisi de jouir, seuls et sans retenue, du peu de biens encore disponibles, en vous fichant éperdument des souffrances de la plèbe. Vous êtes tombés tous et sans aucune distinction dans une erreur monumentale, quant au rôle qui vous échoit dans la gestion des ressources du pays, du trésor public et de la feuille de route qui a vu votre nomination.

    Quelques semaines après votre entrée en fonction, même un observateur non averti s’est rendu compte, et de façon sans équivoque, que vous vous êtes empressé d’oublier que vous n’aviez pas été nommée pour rectifier une situation pourrie, dangereuse voir tragique.

    Un minimum de sagesse aurait pu vous inspirer voir vous commander de vous en référer, surtout pour toutes les décisions qui revêtaient une importance particulière pour notre pays, aux accords de la feuille de route, signés par ceux qui ont contribué effectivement à votre nomination à ce poste de Premier Ministre ; accords signés par les syndicats et la société civile avec l’encre de « sang » des morts et de « larmes » des blessés des manifestations de la rue de janvier-février 2007.

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Vous vous êtes laissé embrigader par votre propre famille et vous semblez n’avoir jamais compris que votre pouvoir était et est toujours lié, pour le meilleur ou pour le pire, à la rue, et que c’est à elle et à elle seulement, et non à votre famille, que vous deviez et devez toujours rendre compte de vos faits et de vos méfaits.

    L’une des causes principales des énormes difficultés qui frisent l’impasse et dans lesquelles se débat actuellement le pouvoir qui vous a été confié, réside précisément dans le fait que vous avez complètement oublié la feuille route pour s’embarquer dans une voie suicidaire.

    Beaucoup de choses ont été déjà écrites sur votre gouvernement à squelette tribaliste disproportionnée, mais vous avez continué à faire la sourde oreille, prétendant avoir raison tout seul contre votre propre peuple, même lorsque ce dernier vous demandait instamment de respecter les conditions et les accords qui aviez juré de respecter et de protéger.

    Au lieu de gouverner avec pragmatisme et réalisme vous vous embraquez à des randonnées touristiques extra-couteuses pour un pays déjà en coma économique, vous vous êtes livré à des distributions chaotiques et fantaisistes d’immenses sommes d’argent, dont l’origine reste à la fois mystérieuse et douteuse.

    Ce qui est encore pire, c’est que vous avez agi en dehors de toute compétence légale et en dehors tout contrôle comme si l’argent que vous avez distribué provenait des rentes de votre famille paternelle.

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Je vous de bien vouloir reconsidérer vos idées et votre attitude personnelles à l’égard du peuple de Guinée, afin de le laisser jouer pleinement le rôle qui lui revient de plein droit. Le trésor du pays appartient aux Guinéens et que la Guinée n’est pas une épicerie familiale.

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Le peuple de Guinée dans son ensemble est devenu le témoin oculaire et spirituel du fait que, pris individuellement ou pris dans sa globalité, votre gouvernement est en train de faillir lamentablement à votre mission première en accordance avec la feuille de route qui a vu votre nomination.

    Par votre action, votre silence, votre complaisance, votre absence et/ou votre bégaiement, vous êtes tous et chacun automatiquement complices de toutes les erreurs réelles ou présumées du présent gouvernement et cela à tous les niveaux.

    Les détournements, les commissions (dessous-de-table ou pourboires) ajoutés à vos salaires exorbitants ainsi que les indemnités et autres jouissances connexes, dont vous devriez être les premiers à avoir honte sans que personne d’autre ne doive vous le dire, pour cette médiocrité dans le travail de votre gouvernement, constituent une aberration, une insulte au peuple qui se demande comment joindre le deux bouts de la vie. J’espère en tout cas que votre conscience, car je crois savoir que vous en avez une, ne peut en aucun cas vous laisser tranquilles, lorsque vous vous permettez d’empocher près de millions de Francs Guinéens (FG) par mois, alors que, des cadres de l’administration, certainement mieux formés, mieux qualifiés tout simplement parce que vous les avez oubliés (Professeurs, Médecins, infirmiers, sages femmes, agronomes, etc.…) sont incapables de payer leurs loyers, alors que les éducateurs (enseignants) de la jeunesse (pépinière pour la relève de demain) survivent dans des conditions révoltantes.

    N’avez-vous pas honte de vous voir littéralement crever d’obésité et d’indigestion par le volume de repas que vous consommer alors que le peuple de Guinée se meurt de faim, de malaria, d’anémies et autres verminoses, et autres carences alimentaires ? N’avez-vous honte de regarder ces foules d’enseignants, de petits fonctionnaires, de commerçants et de pauvres paysans que vous avez laissé croupir dans la misère sans vous soucier un seul instant d’améliorer leur sort ?

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Mon souhait le plus ardent est que vous puissiez réaliser sans tarder que vous ne pouvez pas continuer à clamer que vous êtes épris du respect de la justice et de la légalité, alors que vous privez votre peuple de ce que vous lui devez : la lutte contre l’impunité, la justice et l’égalité de tous les Guinéens et non la suprématie d’une ethnie sur les autres.

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Percevoir le salaire que l’on ne mérite pas est un vol et c’est déshonorant car, en gagnant des millions de FG que les Guinéens savent que vous empocher mensuellement, alors que vous n’avez pas fait votre devoir, vous devenez tout simplement des voleurs patentés, et vous méritez tous de finir là où une justice juste devrait envoyer tous les fossoyeurs de cette nation déjà exsangue.

    Serait-il vraiment exagéré de dire que vous-mêmes avez mal compris ou pas du tout compris votre rôle en cette phase de changement souhaité par le peuple de Guinée ?

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Si vous aviez un brin de sens patriotique et un minimum d’amour pour le peuple que vous prétendez représenter, vous utiliseriez toutes les énergies qui vous restent encore pour travailler, vous aussi, à la matérialisation du changement et à la consolidation de la démocratie. Sans cela, je ne doute pas que la politique suicidaire de votre gouvernement entraînera inévitablement votre chute éventuelle, car vous aurez été un complice silencieux dans le pourrissement de la situation actuelle.

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Un regard sans complaisance sur les causes incontestables de la situation d’impasse, de paralysie et de tension politique qui prévaut actuellement en Guinée révèle qu’en réalité elle est beaucoup plus simple qu’elle ne semble à première vision. Cette situation est tellement simple que, M. le Premier Ministre, vous pouvez la résoudre aujourd’hui même, car chacun de vous est à la fois le problème et la solution.

    En effet, à partir du moment où il apparaît clair comme l’eau de roche que toutes les difficultés que connaît la Guinée en ce moment proviennent du fait que personne d’entre vous au gouvernement n’a joué correctement le rôle qui lui revient dans la gestion de la chose publique.

    En d’autres mots, si vous, Monsieur le Premier Ministre, aimez réellement votre pays, vous voudrez donc le respecter en cessant de lui imposer le sort qu’il ne mérite pas et ne souhaite pas. Cela commence par vous débarrasser immédiatement de tous ces courtisans et conseillers sans foi ni morale, qui vous conseillent mal et sont la cause de votre ruine personnelle ainsi que de votre peuple.

    En même temps, je vous conseille de prendre votre courage à deux mains pour vous libérer complètement du joug de votre famille, région et ethnie, afin d’ouvrir grandement votre cœur aux milliers de gens honnêtes et compétents qui veulent collaborer avec vous dans la construction d’une Guinée meilleure et prospère.

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    J’ose espérer que vous êtés au courant que presque la quasi-totalité des familles en Guinée ont été, de loin ou de prêt, victimes des massacres et injustices répétitives, à caractère parfois ethnique, perpétrées par l’Etat contre le peuple pendant les 49 années de l’indépendance du pays.

    À mon avis, la haine interethnique nécessitait un projet sérieux de réconciliation nationale : une justice réconciliatrice dont l’objectif principal serait de responsabiliser les coupables et aussi permettre les familles de pleurer les leurs en paix et avec dignité.

    Malgré cela, vous avez procédé à la nomination à caractère ethniques de parvenus antipatriotiques, égoïstes, assoiffés de privilèges matériels, improductifs et, essentiellement, parasitaires, sacrifiant la compétence et l’honnêteté. Cette décision ne peut être interprétée autrement qu’une insulte à la mémoire collective du peuple.

    Devant toutes ces angoisses, la peur et le désespoir de tout un peuple, j’ai l’impression que vous avez une lecture de la situation qui est largement différente de celle des Guinéens.

    À votre avis, tout se passe abondamment bien. Même quand la famine fait des morts, l’eau potable fait défaut dans un pays qui compte plus de 1200 rivières. Et même quand souvent l’électricité qui vient de façon sporadique, incendie des maisons et tue des innocents, alors que les foyers aisés recourent ordinairement à des groupes électrogènes pour l’éclairage de leurs élégantes résidences et pour le fonctionnement de leurs appareils ménagers. Les plus démunis, eux, se contentent simplement de lampes à pétrole, de bougies pour la circonstance et de charbons ardents pour bouillir leurs marmites. Des tonnes d’ordures ménagères de vieille date s’accumulent dans toutes les rues et constituent un danger permanent pour la population, parce que les services de propreté dans les agglomérations urbaines ont disparu depuis la nuit des temps.

    Votre gouvernement est secoué de scandale après scandale, la corruption et le clientélisme ont amplement pris place au sein des institutions. Et pour résoudre ce mal, vous avez recours à la politique de l’autruche.

    Il serait futile de ma part de jouer le rôle de donneur de leçon ou de critiquer juste pour critiquer car mon intension est de susciter un échange constructif. En même temps, j’espère que vous avez réalisez que la Guinée vient d’atteindre l’un des virages politique et social le plus dangereux mais aussi, le plus difficile de son histoire.

    La situation de la Guinée, sous toutes ses faces est alarmante, n’a plus d’issue et n’offre pas une vision d’avenir, mais plutôt d’apocalypse, comme tous les Guinéens le savent, a moins que le pays trouve son ATT.

    Excellence Monsieur le Premier Ministre,

    Vous avez fait preuve d’un mutisme sans précédent sur les tiraillements ethniques du pays. Votre silence et celle de votre gouvernement devant une situation aussi instable qu’explosive qui rappelle « la pré-période de guerre civile » de la Côte d’Ivoire, divulgue une complicité évidente et très prononcée de votre part.

    Le respect du Droit de la Personne, la liberté d’expression, l’impunité, le combat contre la corruption ainsi que le développement du pays restent parmi les dossiers auxquels aucun progrès n’a été atteint. Le peuple de Guinée attend impatiemment votre sortie du mutisme pour enfin assumer votre rôle de Chef de Gouvernement. À défaut de pouvoir jouer le rôle qui vous imparti, rendez le tablier. Toute action contraire ne vise qu’à faire pérenniser et même renforcer la dictature du pouvoir en place.

    Votre silence ne peut être interprété rien d’autre qu’une démission volontaire, donc un manquement envers le peuple de Guinée… Et si c’est le cas, le peuple mérite d’être tenu au courant et la rue qui vous a fabriqué et porté au pouvoir de votre salon climatisé d’Abidjan, s’en chargera du reste.

    Si la souffrance populaire ne suffit pas comme raison pour déclencher un changement de politique de votre gouvernement dans l’immédiat, alors, c’est au peuple d’imposer le changement car la pauvreté des Guinéens n’est pas une fatalité.

    Cinq décennies après son indépendance, le peuple attend toujours le changement…

    Tout en vous souhaitant, à vous et à votre famille, à tous les membres de votre gouvernement, les Meilleurs Vœux de santé et de réussite, je vous prie d’agréer mes sentiments les plus sincères et les plus respectueux.

    Que Dieu vous donne la sagesse de faire ce qui meilleur pour le peuple.

    Que Dieu bénisse la Guinée et les Guinéens et les Guinéennes, et les accompagnent dans la rude route de changement.

    Amen !

    Mamadou Diallo, MD
    Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum
    Contact E-Mail : webmaster@guinea-forum.org (ou) nampougou@yahoo.com
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Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
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