samedi 20 octobre 2007
A quelques jours seulement de la rentrée scolaire et universitaires, les enseignants guinéen dans l’ensemble ne semble plus savoir où mettre la tête tant l’énormité des difficultés auxquelles ils sont confrontées. Ce qui de toute évidence fatigue c’est enseignants, maître d’écoles primaires et autres professeurs est bel et bien la phénomène de ce qu’il est convenu d’appeler le SIDA. Mais attention cela n’a rien à voir avec la pandémie du siècle, au contraire. Ici le sigle du SIDA signifie tout simplement Salaire Insignifiant Difficilement Acquis. Ainsi, de tous les corps professionnel du pays les enseignants se trouve le plus souvent les plus malgré et dont les salaires retarde quelque fois jusqu’à la moitié du mois en cours. Or comme on le sais tous les autres fonctionnaire de l’état ou du secteur privé ou mixité a l’exception des enseignants toujours en classe, trouve des voies et moyens pour arrondir le mois. Ceci s’explique d’abord par le faite que les autres travailleurs peuvent se trouver des tâches parallèles qu’ils peuvent exercer en dehors de la fonction officielle des bureaux. Surtout qu’en Guinée, dans le secteur étatique c’est du laisser aller total où dans un petit bureau de 4m2, il y a au moins plus de 10 travailleurs. Mais quelque travail ? On saurait le connaître. Leur quotidien se résume simplement à faire l’acte de présence, les matins des jours ouvrables tels les Lundi Mardi Mercredi et jeudi. Et combien de temps ces fonctionnaires de l’état passent dans leurs bureaux ? Pas plus de 4 heures de temps. Et finalement le c’est le téléphone portable qui remplace le bureau.
Cependant les enseignants n’ont aucune possibilité de bafouer en dehors des classes. Chaque matin ils sont devant le mat pour la montée des couleurs et ensuite ils se retrouvent dans les différentes classes, où ils sont obligés des garder les enfants jusque dans l’après midi. S’il faut énumérer les parents pauvres des fonctionnaires guinéens, il est évident qu’on doit nécessairement commencer par les enseignants qui sont oubliés presque de tous y compris les parents d’élèves, passent tous leurs temps à bouffer la craie. La masse salariale des enseignants, malgré la revalorisation constatée ces derniers temps, reste encore très faible.
A part ceux de l’enseignement supérieur, les autres enseignants sont payés plus ou moins bien et le salaire de la masse salariale varie entre 140.000 fg à 350.000 fg selon les hiérarchies, les grades, l’ancienneté etc.
Ce qui d’ailleurs pousse beaucoup à abandonner l’enseignement une fois qu’ils trouvent d’autres opportunités pour subvenir à leur besoins primaire et celui des leurs familles respectives. Et c’est toujours les élèves qui sont victimes. Dans les localités éloignées du pays, des écoles peuvent passer toute une année sans trouver un corps enseignant au complet car frapper par la pauvreté grandissante, ces maîtres sont obligés d’abandonner les enfants pour aller vers le champs ou alors se transformer en commerçants ambulants à travers les villages.
Pendant ce temps, dans les grands vielles et dans la capitale, Conakry c’est toujours des séries d’ateliers qui sont organisées par ci par là pour dit-on améliorer la qualité de l’enseignement.
Toutefois cette année scolaire et universitaire 2007 semble être très tendue pour les parents d’élevés qui restent partagés entre la poursuite des études de leurs enfants et leur envoie dans les villages pour les travaux. Car les frais de scolarités sont de plus en plus élevés et les établissements publics sont des denrées rares pour abriter tous les enfants en âge d aller à l école.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
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