neoleadership    guinee  devise human Right Watch Nelson Mandela Fundation Union Africaine
Neoleadership

RadioNLS
WINAMP    REALPLAYER    MEDIAPLAYER

Radio NLS à la carte

Charte de Nlsguinee
Equipe de Nlsguinee
Perdu de vue
Universités
Nos partenaires
Africatime
Africatv.info
Alwihda
Guinea-forum
Guineeconakry.info
Justin Morel Junior
Les Ondes de Guinée
L'Observateur
Tamsirnews
Presse guinéenne
Le Lynx
La Lance
Autres sites Guinéens
Liens Web
AframGlobal
La Villa Elijah
Partage Québec Guinée
Presse
AFP et TV5.org
Yahoo actualités
IRIN
Jeune Afrique
BBC News Africa
Africa Mining Intelligence
CNN (USA)
Usinfo.Stat.Gov (USA)
BBC World (UK)
Liberation (F)
RFI (F)
Le Matin (CH)
Aéroports
Aéroport Int. de Genève
Aéroports de Paris
Aéroport de Bruxelles
Autres aéroports

Articles
    Guinée : Réflexion et vérité sur notre Etat (Chapitre IV)

     samedi 20 octobre 2007   

    Aucune société ne peut exister sans un idéal qui l’inspire ni une connaissance claire des principes qui guident son organisation. Si la République de Guinée ressent le besoin de figurer sur la liste des sociétés moderne et accomplie, doit nécessairement réunir ces 2 conditions.

    Plus que tout autre peuple, les citoyens guinéens manifestent le besoin, aujourd’hui, de comprendre les principes avec lesquels ils sont gouvernés et vers quel avenir se dirigent-ils.

    L’Etat guinéen, pour répondre à certaines attentes et aisément administrer sa société, doit manifestement prendre au sérieux les moindres revendications de ses citoyens. Car un Etat moderne vise à aider la société à faire face à ses responsabilités et non de se substituer à elle.

    Il est dès lors essentiel pour notre Etat qu’il obéisse d’abord lui-même aux lois, avant de faire obéir les citoyens. Mais ceci ne suffit pas, il doit s’appliquer à connaître et à respecter les opinions et les intérêts de ces mêmes citoyens.

    Cela ne voudrait pas dire non plus qu’il devrait se plier en chaque circonstance à leurs avis, ni qu’il ne puisse jamais passer outre des intérêts égoïstes de tel particulier ou de tel groupe.

    Il est simplement clair que ses responsabilités ne l’autorisent à agir sans consulter, à décider sans expliquer, à trancher sans avoir fait le nécessaire pour parvenir à un accord.

    Cette règle d’action moderne, fondée sur l’explication, la consultation et la concertation préalables, n’est pas une manifestation de faiblesse, mais de considération pour la société.

    Son application est encore imparfaite, nous le savons. Elle implique donc de la part des représentants du pouvoir exécutif – du ministre, de l’ambassadeur, du chef de service, de chaque fonctionnaire – un effort qui est rarement spontané et facile.

    Elle suppose une modestie authentique, c’est-à-dire la conscience que la détention d’un titre ne rend pas forcement omniscient et éternel.

    Elle passe aussi par un respect réel du citoyen, le courage du dialogue direct avec les individus et les groupes. Parce que la démocratie implique l’adhésion à des valeurs de dialogue et conséquemment façonne des comportements. Elle appelle également à une certaine initiation de ce qu’est la réalité démocratique et requiert une adhésion réfléchie à ces valeurs.

    Il est évident que la vie démocratique est, certes, un débat et une compétition. Mais ce débat et cette compétition autour du choix des équipes et des politiques peuvent laisser intact un accord fondamental sur les principes d’organisation de la vie sociale au lieu de se présenter, au contraire, comme le heurt entre des conceptions opposées de la société.

    Il est extrêmement important que les différentes familles politiques guinéennes conçoivent que toute élection (présidentielle, législative, communale) peut et doit amener des divergences, et c’est le rôle de tout scrutin majoritaire.

    Il est évident que le pays à travers ses fils ne doit pas se couper en plusieurs morceaux, les partis politiques doivent avoir en commun une même conception de l’organisation sociale, basée sur son unité, et devraient avoir le souci de la sauvegarder.

    Leurs divergences devraient se situer à l’intérieur de cette conception, chacune des équipes devraient reconnaître à l’autre la place qui lui est due.

    Leur rivalité n’est pas une guerre, mais une compétition. Leur alternance au pouvoir – au cas où elle commencerait à avoir lieu – ne devrait pas représenter une suite de bouleversements chaotiques, annoncés comme des drames et ressentis comme des révolutions, mais simplement une suite d’inflexion dans la progression de la société.

    Il est plus que temps pour nos principaux leaders, qui ressentent l’intérêt pour sèkhoutoureya, de comprendre que l’alternance est l’enfant légitime de tout processus démocratique cohérent, dont l’organisation pluraliste ne devrait être remise en cause par aucune des principales tendances que compose la plate-forme politique. Elle est le mode de régulation politique de toute démocratie intelligente et paisible.

    De même doit être écartée l’assimilation de la conquête du pouvoir à une sorte de conflit froid entre ethnies. C’est pourquoi la décrispation des mentalités est nécessaire, par ricochet de certaines plumes d’intellectuels guinéens qui, à mon humble avis, doivent passer obligatoirement par un apprentissage initiatique de la notion d’unité de notre peuple.

    Acceptons qu’au-delà des caractéristiques de chaque ethnie, existe en effet une profonde similitude entre elles, et qu’il serait dommage que certaines personnes – malheureusement très lue, écoutée et respectée – ne comprennent pas encore la nécessité de cette unité.

    Souhaitons que des propos malveillants et irresponsable dans certains articles – surtout sur la toile – ne viennent encore endeuiller notre quête d’information sur notre pays.

    Car la dramatisation du lien social et le durcissement de telle ethnie par rapport à une telle autre ethnie ne devraient pas être l’attitude d’un vrai patriote.

    A l’inverse, souligner auprès des guinéens qu’ils doivent continuer à vivre en commun en respectant leurs opinions mutuelles, c’est faire accepter dans les esprits le véritable pluralisme démocratique.

    Ici apparaît la lourde tache qui incombe à tous les partisans sincères de l’unité : celle de rendre irréversible l’option du peuple guinéen en faveur d’une structure pluraliste des pouvoirs et de la société.

    Le résultat de cette démarche patriotique permet avant tout de sceller l’unité de la nation et par la même occasion, de baliser le sentier d’un immense progrès dans toutes les sphères de la vie.

    - Progrès national : la Guinée doit cesser d’être simplement dans le monde une curiosité historique, culturelle, pour devenir un pays moderne et respecté.

    Deuxième exportatrice de bauxite au monde, juste après l’Australie, riche en une multitude de matières premières comme l’or, diamant, etc…, devançant ainsi de 33 % le produit national de plusieurs pays africains, peut donc marquer un avantage croissant dans la compétition de développement des pays sur le continent.

    Pour cela, elle doit se doter d’un outil de production et de gestion efficace. Et par ses moyens en ressources humaines de qualité, elle peut élargir, comme nation, sa marge d’action et de liberté.

    Combattre efficacement la corruption, assainir correctement son administration, définir clairement sa politique générale et l’expliquer aux citoyens, reformer délicatement son système de santé, crédibiliser sciemment sa justice, faire respecter intelligemment sa diplomatie, etc… telles sont quelques unes des taches qui incombent aujourd’hui à la République de Guinée.

    - Progrès matériel et social : Le pouvoir d’achat des guinéens à diminuer à moins de 3 fois en vingt ans.

    Si ce recule est toujours inexplicable et choquant, qu’on se dise combien il est paradoxal que notre pays puisse encore mener un tel retard, voyant ses possibilités de développement.

    La prise de conscience de ce retard est accentuée par la dévalorisation de la monnaie, qui brouille toute perception d’avenir, en tout cas pour l’instant.

    Il apparaît qu’en parcourant par exemple le marché de Madina, la réalité n’est pas moins discutable, on se rend compte que le prix « réel » des biens a augmenté, c’est-à-dire le temps nécessaire de travail pour les acquérir en dix ans est passé de l’indice de 100 à l’indice de 171.

    Ainsi, pour gagner de quoi acheter les mêmes biens ou acquérir les mêmes services, les guinéens sont obligés de débourser 3 fois plus qu’il y’a dix ans.

    En plus, la diffusion quasi nul de l’audio-visuel dans les zones reculées du pays conduit la population de ces contrées à rester dans une désinformation totale des grandes tendances politiques du pays.

    Par contre, le secteur de la téléphonie, est en plein essor, et par conséquent continu de draguer de plus en plus d’entreprises étrangères et les utilisateurs en sont apparemment conquis.

    - Progrès individuel : L’histoire de la société guinéenne à toujours été de s’identifier par son effort d’accroître et d’affirmer son autonomie. A aucun moment, dans aucune partie du monde, un peuple n’a frayé un chemin aussi difficile pour se hisser à un tel stade, même s’il reste encore à parfaire certaines choses.

    L’émancipation matérielle et juridique de la femme, même si elle n’est pas encore totalement achevée, a franchi depuis une dizaine d’années, un seuil enviable qui, aujourd’hui place la Guinée en tête de l’évolution des pays africains dans ce domaine.

    Le taux de scolarité augmente d’année en année, même si la santé, elle, coûte encore extrêmement chère et une bonne partie de la population n’y ait pas accès.

    La jeunesse est beaucoup plus décontractée et fashion, même si elle souffre encore du manque d’eau et d’électricité qui asphyxie son quotidien.

    En somme, tels sont les progrès, tels sont les problèmes. Pour assimiler les uns et résoudre les autres, l’opinion ressent le besoin d’une explication globale, souhaite qu’un schéma d’ensemble lui soit tracé.

    La société guinéenne veut prendre en compte les besoins généraux de la collectivité. Mais en même temps veut désormais se tourner vers l’épanouissement individuel.

    Favoriser le développement de chaque personnalité, permettre à chacun de conduire sa vie comme bon lui semble, tout en se conformant aux règles directrices de la société.

    Par Alseny SOUMAH
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Chargé de communication à la Fédération des Associations des Guinéens et Africains de France (FAGAF)
    Membre de la rédaction de www.guinea-forum.org
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    http://blog.kokoom.com/artebene/
    Pour www.nlsguinee.com


© Copyright www.nlsguinee.com / (Tous droits réservés)


retour
Evolutions dans l'histoire



Chefs des partis politiques


Visitez nos partenaires


Images de la Guinée profonde
Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
Réagissez et dites au monde entier ce que vous pensez de cette situation.
Contactez-nous | Charte de NLS | © 2005 Nlsguinee.com | Webmaster: Elhadji B. LY à Zurich | | Voir livre d'or | signer livre d'or