vendredi 19 octobre 2007
Depuis le début du mois d’octobre 2007, leurs nuits sont troublées. L’insomnie les enrage et le jour, ils enfourchent les attirails de l’insolence alors qu’il fallait récuser les faits en démontrant le contraire de leurs forfaitures signalées. Malheureusement, nous avons été purement et simplement amusés en constatant des menaces qui ne font peur qu’à leurs auteurs. Ce sont des propos injurieux qui sont proférés à la place d’un raisonnement humain qui aurait grandi chacun.
Tout laisse à croire, à travers leur agitation fébrile, que leur politique est synonyme de la culture de la barbarie et de l’intolérance. Or cette époque est révolue. Nous sommes au temps moderne sous le règne duquel la raison est la faculté qui trône sur l’impulsivité grégaire laquelle rabaisse la dignité de la personne humaine. Une telle attitude démontre qu’il ne faut rien attendre de ces nouveaux prophètes aux langages orduriers pour créer la Guinée démocratique.
Cependant, nous avons été gagnés par une hilarité qui ne nous quitta pas pendant un long moment quand un chiffonnier a secoué l’épouvantail d’un procès contre nous. Nous aurions bien aimé être déjà devant un tribunal ce qui nous aurait permis d’exposer aux Guinéens et à la face du monde ce qu’ils n’ont jamais soupçonné. Vous voyez, je ne demande pas qu’on me donnât de l’argent avant que je ne parlasse (ce subjonctif, juste pour rire) !
Ces derniers temps, la horde est sortie de sa tanière pour se ruer sur la place publique non pas pour répondre à des questions posées, mais pour démontrer que leur démarche politique n’a qu’un chemin. Elle nous suggère de relever ce proverbe peulh : « Ne va pas dans un village où il n’y a qu’un seul chemin.» Leur dangerosité publique ne peut être mieux affirmé maintenant. Nous avons découvert que leur idiosyncrasie est de nature impudente. Or la pensée unique rythme avec la tyrannie. A partir de ce moment, les Guinéens ne peuvent pas être mieux prévenus pour préparer l’avenir.
Toujours est-il que nous poursuivrons la lutte sans emprunter leur locomotive qui refuse la pluralité et la diversité des passagers et qui bannit tout espace à des échanges tant respectueux qu’humains.
Paris 19 octobre 2007
Par Jacques Kourouma
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