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Guinée : CRISE AU SOMMET DE L'ETAT: COMMENT FODÉ BANGOURA DESTABILISE-T-IL LE GOUVERNEMENT ?

 18 octobre 2005  

Tentative avortée de sauvetage de Mamadou Sylla, ‘’mentor’’ du ministre des Postes et télécommunications… Loin du mauvais procès que certains – de bonne ou mauvaise foi- voient derrière des critiques formulées contre lui, le ministre secrétaire général de la Présidence de la République, d’un avis unanime, est ‘’l’empêcheur de tourner rond’’ dans le gouvernement, et constitue à maints égards un solide obstacle à la marche de l’Etat.

Le ministre secrétaire général de la Présidence de la République entre en conflit, depuis longtemps et assez souvent, avec les plus proches collaborateurs du chef de l’Etat. Car El hadj Fodé Bangoura (photo ci-contre) prend toujours ombrage des ‘’relations directes’’ que certaines personnalités entretiennent avec le général Lansana Conté, pour la simple et bonne raison qu’il se veut ‘’ incontournable’’. Il voudrait ‘’être le chemin qui mène à Rome’’, oubliant du coup le revers de ‘’ tous les chemins qui mènent à Rome’’. Sans compter que le chef de l’Etat est le seul maître du jeu dont il fixe les règles et détermine le rôle de chaque acteur. Il lui revient naturellement d’associer et de consulter qui il veut pour poser des actes et prendre des décisions.

Ce qui parfois pourrait constituer une source d’inquiétudes pour le plus proche collaborateur à la Présidence de la République du général Lansana Coné qui, dans la ‘’ complicité’’ du ‘’ Patron’’ avec d’autres, croit soit à une disgrâce ou à une marginalisation ou les deux à la fois et tente dès lors de réagir. Hélas ! La lutte de préséance qui est engagée, et souvent alimentée beaucoup plus par un besoin d’affirmation et des intérêts égoïstes qu’une quelconque conscience du devoir, parasite l’Etat et mine le gouvernement. Il en a toujours été ainsi, et c’est aussi l’une des explications à la constitution de clans divers dans le gouvernement. Les ministres sont partagés entre le respect de la hiérarchie et leur propre appréciation des rapports de force, entre d’une part les ‘’hommes forts du moment’’ et de l’autre le ministre secrétaire général de la Présidence de la République.

Et puisque beaucoup d’hommes réputés forts et influents auprès du chef de l’Etat sont passés au gré des remaniements ministériels, alors qu’El hadj Fodé Bangoura, lui, demeure à son poste , celui-ci a un ascendant naturel sur de nombreux ministres et hauts cadres de l’Etat, qui, soit croient en son inamovibilité, soit parient sur les pouvoirs étendus qu’il aurait s’agissant notamment des ‘’opinions’’ et ‘’ jugements’’ du chef de l’Etat. Tirant son influence et son pouvoir de cela, le ministre secrétaire général, la plupart du temps, voudrait tout régenter, contrôler, orienter. Dans certains cas, il réussit. Dans d’autres, confronté à de fortes personnalités, il ne brille guère.

Dans tous les cas, El hadj Fodé Bangoura s’est toujours montré bienveillant envers ceux qui lui reconnaissent son ‘’poids’’, et conséquemment lui rendent tous les honneurs. En revanche, il ne supporte point de jouer les seconds rôles. Ses alliances et ses conflits sont fonction de ses affinités et de ses griefs. Aussi, si à un moment il s’était montré très déterminé dans l’action contre le PDG de Futurelec, avec lequel il avait des relations exécrables, aujourd’hui, opposé au Premier ministre pour le leadership gouvernemental, est-il le principal avocat d’El hadj Mamadou Sylla. C’est ainsi que le lundi 10 octobre, il a conduit l’homme d’affaires chez le chef de l’Etat afin qu’il donne sa ‘’version des faits’’, après le rapport très accablant de Kerfalla Yansané à son encontre. Auparavant, le ministre secrétaire général à la Présidence de la République avait invité le gouverneur de la Banque Centrale et le ministre de l’Economie et des finances à se joindre à lui pour aller rencontrer le général Lansana Conté.

Celui-ci , l’on se rappelle, avait instruit au Premier ministre, au ministre de la Justice, au ministre de l’Economie et des finances et au gouverneur de la BCRG, suite aux conclusions du fameux rapport, de prendre toutes les dispositions nécessaires pour le recouvrement des créances compromises. Depuis l’autre semaine, le ministre secrétaire général à la présidence de la République, qui voudrait entraîner dans son sillage le ministre de l’Economie et des finances et le gouverneur de la Banque Centrale, cherche une porte de sortie pour El hadj Mamadou Sylla. El hadj Fodé Bangoura a encouragé le PDG de Futurelec à contre-attaquer le rapport Kerfalla pour se tirer d’affaire.

Alors qu’il avait eu toute la latitude de s’expliquer devant Kerfella Yansané qu’il a tout simplement renvoyé. Après avoir renoncé à se défendre, sans doute faute d’arguments convaincants et rationnels, El hadj Mamadou Sylla peut-il objectivement se sentir lésé de quelque manière que ce soit ? Peu importe, le ministre secrétaire général voudrait le secourir afin de faire croire à un désaveu du Premier ministre de la part du général Conté. Ce qui lui profiterait certainement dans la lutte d’hégémonie qu’il livre au patron de la Primature au sommet de l’Etat. C’est dans ce cadre et cet esprit qu’il faut situer le déplacement au village du chef de l’Etat. Mais, conscient de l’intrigue, celui-ci a été ferme : c’est à Conakry et devant ceux qui ont en charge le dossier qu’il faut donner toutes les explication, et non à lui dans un cadre informel.

Avant d’insister sue le fait que l’on ne peut affirmer tout de go que l’Etat doit à El hadj Mamadou Sylla. C’est à celui-ci d’en apporter la preuve. Le chef de l’Etat a tenu à préciser que si par ailleurs il est établi que le boss de Futurelec a spolié l’Etat, il n’y aura pas la moindre indulgence en sa faveur : El hadj Mamadou Sylla payera ce qu’il doit à l’Etat. Déboutée, la délégation est revenue à Conakry, affolée, car sentant que désormais l’on ne peut jouer sur les sentiments et les faveurs du président de la République pour classer un dossier dont l’évolution est suivie par l’opinion nationale et internationale et qui, dans une grande mesure, déterminera la crédibilité et la fiabilité de l’Etat guinéen.

L’autre affaire dans laquelle le ministre secrétaire général est engagé est l’attribution de la 4e licence GSM. Allié de Chantal Colle, qui a mené toutes les négociations avec Investcom, et de Jean-Claude Jacques Sultan dans l’épreuve de force que ce dernier a engagée avec le gouvernement, Fodé Bangoura est favorable au statu quo. Il fait partie des rares personnes qui croient que le ministre des Postes et télécommunications est dans ses droits. C’est pourquoi il lui apporte un soutien à peine voilé.

Aussi, lorsque le Premier ministre a fait passer un communiqué pour mettre fin à la confusion dans les esprits à propos du bénéficiaire de la 4e licence GSM, le ministre secrétaire général de la Présidence de la République n’a-t-il pas appelé à la RTG pour demander l’arrêt de la diffusion dudit communiqué, non sans en avoir fait une lecture dirigée au chef de l’Etat, pour l’amener à désavouer son Premier ministre ? Si à un moment donné le général Lansana Conté paraissait contrarié, il s’est rendu compte, après avoir entendu toutes les explications, de la cabale, et pour le faire savoir, il a fait présider le conseil des ministres qui avait été suscité contre le Premier ministre par celui-ci.

De tout temps resté à ‘’l’ombre du chef de l’Etat’’, d’où il a tiré les ficelles pour nourrir toute une légende sur sa position dans l’Etat et son influence sur le président de la République, El hadj Fodé Bangoura a été propulsé au devant de la scène avec la démission de François Lonsény Fall de ses fonctions de Premier ministre. C’est à lui qu’il est revenu d’assurer l’intérim – long- du démissionnaire. A un moment où il était jugé affaibli, ayant été ‘’ repêché’’ à la dernière minute dans l’équipe Fall, après avoir langui pendant longtemps.

De cette expérience nouvelle, assez longue du reste, le ministre secrétaire général de la Présidence aurait hérité le goût du pouvoir. Il était donc prévisible qu’il lui soit difficile de ‘’s’effacer’’ au profit d’un autre. Ce qui explique, selon toute vraisemblance, l’apparent bicéphalisme dans le gouvernement qui contrarie l’action du Premier ministre.

De la part d’un ministre secrétaire général de la Présidence de la République qui entend marquer son territoire. A défaut d’un statut et d’une stature qui lui permettent d’affirmer sa prééminence dans les affaires de l’Etat, el hadj Fodé Bangoura s’appuie sur des réseaux officiels et ‘’ occultes’’, dont le plus dynamique a aujourd’hui comme tête de file une certaine Chantal Colle, pour promouvoir ou révoquer des cadres de l’Etat. Si ce n’est simplement pour provoquer une crise de confiances dans les relations du chef de l’Etat avec le Premier ministre, dans le but de profiter des espaces et des opportunités que la distance entre les deux hommes peut créer.

Pis, les actions et les décisions du Premier ministre sont torpillées et ses adversaires déclarés, comme El hadj Mamadou Sylla ou des personnalités déchues, bénéficient également d’un soutien actif afin de limiter la marge de manœuvre de Cellou Dalein Diallo et l’empêcher ainsi de réussir sa mission. En clair, il s’agit de ‘’tuer pour vivre’’. Mais est-ce le pays ou les hommes qui en souffrent le plus ? C’est toute la question.

M. Mouctar DIALLO
L’Observateur


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