mercredi 10 octobre 2007
Au moment où l'univers entre dans la phase décisive du 3ème millénaire, pendant que les notions de mondialisation, d'universalisation et de globalisation revêtent une signification importante, des gens sans foi ni loi pratiquent encore ce que, par mépris, nous appelons communément égoïsme, régionalisme, ethnocentrisme ou racisme.
Lansana Kouyaté et ses amis devraient savoir que nous souffrons tous des mêmes maux. Seuls le bien être et la liberté nous (l'écrasante majorité des guinéens) font défaut, et, cela, depuis bientôt un demi siècle.
Au lieu de faire du « changement et du développement » les maîtres mots de ses actions, au lieu de demander à ses compatriotes de s'unir pour combattre ensemble tous les fléaux qui gangrènent la vie politique guinéenne, Lansana Kouyaté, sans état d'âme, essaie au mieux, d'expédier les cadres des autres communautés de son pays aux « oubliettes de l'histoire». C'est triste pour quelqu'un qui proclame haut et fort que l'un de ses objectifs est la consolidation de l'unité nationale. Ce genre de comportement s'apparente bien à ce qu'on pourrait appeler « Haute Trahison ».
Ce qui m'amène à poser cette question cruciale : avec quel gouvernement va-t-on commencer à construire la Guinée ? N'oublions pas que c'est dans l'union que se construit un pays.
. En cent jours Lansana Kouyaté a vite fait la démonstration de son incapacité à pouvoir atteindre au moins certains objectifs fixés par ses concitoyens à l'issue d'une confrontation particulièrement meurtrière avec l'armée Bissau-guinéenne. En effet, il ne peut obtenir de résultat décisif dans la conduite d'une véritable politique de redressement économique ou social tant qu'il aura pour souci majeur la mise en place aux postes clés de l'administration des femmes et des hommes issus de son clan, sans tenir compte de leur compétence, de leur intégrité ni de leur attachement à la République.
Derrières ses accoutrements loufoques qui rappellent curieusement les périodes sombres de l'histoire de notre pays, c'est plutôt d'une régression dont il est question, c'est à dire le retour à l'ancien « système PDG ».
Aussi, les guinéens doivent savoir que la corruption ne satisfera jamais la soif de pouvoir de cet homme et encore moins son instinct matérialiste. Dès lors, l'avenir de notre pays se présente sous un ciel désormais chargé de cumulo-nimbus.
Face à cette grave menace, je ne vois aucune solution salvatrice à notre équation existentielle, je veux dire celle de tous les guinéens, si ce n'est le départ du pouvoir, le plus rapidement possible, de Lansana Kouyaté et de son cortège d'hypocrites. Nous ne saurons tolérer plus longtemps pareille infamie.
Par Cécé Roger HABA, Paris France
Contact : gneme2000@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com à Conakry