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    Le codéveloppement : une autre voie de coopération réussie.

     samedi 29 septembre 2007   

    La conférence a réuni massivement la communauté guinéenne et une bonne frange d’associations africaine et internationale. Elle a débuté à 15 heures comme prévu et a duré plus d’une heure et demie.

    Il est revenu à Ismaël BAH de faire la présentation des invités notamment Monsieur Guy SERYES, ambassadeur français au codéveloppement et Hadja Aicha BAH-DIALLO, ancienne ministre guinéenne de l’éducation nationale et chargée des Relations Internationales de la FAGAF.

    Ensuite Monsieur BAH est revenu longuement sur l’importance de cette conférence qui se veut préparatoire du « forum national sur les mécanismes de financements innovants et de coopération non gouvernementale » qui se tiendrait à Conakry, du 16 au 24 Octobre prochain et, en fin, a brièvement étaler les actions de la FAGAF qu’il préside.

    « Heureux de vous rencontrer, heureux de retrouver Madame Aicha BAH-DIALLO que j’ai eu également l’occasion de pratiquer dans des responsabilités respectives précédentes, lorsqu’elle était ministre de l’éducation de la République de Guinée et pendant que j’étais moi-même en charge de la coopération avec l’Afrique au Ministère des Affaires Etrangères, c’est un réel bonheur pour moi de me retrouver là... ». C’est en ces termes que Monsieur Guy SERYES introduisit la conférence.

    Dès l’entrée en matière, il pris soin d’étayer la notion du codéveloppement qui est de « faire participer les migrants à travers un accompagnement continu dans le développement de leur pays d’origine ».

    Car c’est une évidence aujourd’hui que les migrants « ont le plus souvent les compétences intellectuelles, la formation, les expériences et quelque fois les moyens » susceptibles d’intéressés la Guinée dans sa construction socio-économique et politique.

    Il est à retenir que globalement dans le monde, le transfert des diasporas en direction de leur pays d’origine qui est l’ordre de 8 milliards reste toujours sensiblement supérieure à l’aide publique au développement et que « 80% de ces ressources sont encore affectées aux dépenses de consommations courantes.

    Fort de ce constat, la France s’est doté d’outils nouveaux dont certains s’ouvrent à l’ensemble des pays, il s’agit notamment de mettre en place un cadre de suivi et d’accompagnement performant, encourager le développement économique à travers les migrants, défiscaliser leur épargnes lorsque ces derniers décident d’investir dans des sujets productifs dans les pays d’origine.

    La seconde mesure transversale, selon Monsieur SERYES, « serait de décourager les organismes de transferts d’argents pratiquant des taux excessifs. Le but est de mettre les banques en concurrence à travers le site www.envoidargent.com ».

    Dans un premier temps, ce dispositif concernera cinq pays (Sénégal, Mali, Maroc, Tunisie et Comores), qui permettra de répertorier les banques qui pratiquent les meilleurs taux, et s’étendre ensuite aux autres pays.

    Toujours dans le cadre du codéveloppement, la France a initié des projets tout à fait précis dans certains pays, qui s’adressent spécifiquement aux personnes qui décident de porter des initiatives économiques dans leur pays d’origine, qui bénéficieront d’accompagnements techniques, de dons, des suivis périodiques et d’évaluations.

    C’est ainsi qu’au Maroc toujours selon Monsieur SERYES, « en vue de faciliter la création de leur PME-PMI, des personnes ont bénéficié des financements européens et de l’apport des organismes de subventions, et depuis plusieurs entreprises sont fonctionnelles ».

    Il a cité à titre d’exemple, une entreprise dans le domaine électronique qui est à ce jour sous-traitant de THOMSON, une seconde dans la pharmacie (pharmacopée), et une autre dans le domaine des matériaux innovants de constructions.

    « Dans d’autres pays comme au Mali et au Sénégal, de très nombreux particuliers ont été techniquement accompagnés et financièrement assistés dans de projets de petits commerces, d’exploitations agricoles et dans d’autres initiatives de type création des cabines téléphoniques, des réseaux de taxi, des salons de coiffure… » Renchérit le conférencier.

    La France a mise en place une autre facette d’aides économiques qui concerne cette fois-ci le développement local, qui permettrait d’apporter aux associations d’immigrants résidant dans l’hexagone, de conduire des projets dans leur pays d’origine par l’intermédiaire des associations de relais en réalisant des travaux ruraux sur place.

    Une autre action que se donne la France aujourd’hui, est d’inventorier la ressource intellectuelle, médicale, technique, scientifique, et culturelle de la diaspora établit sur son territoire afin de mobiliser et de les faire intervenir aux pays lorsque ceux-ci en ont besoin.

    Créer un environnement incitatif, préalablement définir les pôles déficitaires qui peuvent, éventuellement, avoir besoin de l’appui de la diaspora, renforcer et équiper les infrastructures (laboratoires, hôpitaux…) afin de leur proposer des conditions de travail convenables.

    Enfin, mettre en place des mesures permettant d’encourager les jeunes français issus de l’immigration à se projeter dans des activités pour mener des actions de coopération avec leur pays d’origine, dans des structures efficaces comme l’Association Française des Volontaires du Progrès (AFVP) actuellement présidée par M. Godfrain.

    L’objectif principal est de leur permettre de s’enrôler dans une phase de citoyenneté constructive à mi-chemin entre la France et leur pays d’origine. Ces initiatives leur permettront de se redéfinir, se réconcilier avec leur culture, de connaître et accepter leur origine afin de faire d’eux des citoyens respectueux et respectables.

    Une idée que Hadja Aicha BAH-DIALLO a soutenu au cours de son intervention, soulignant la nécessité pour cette nouvelle génération africaine de s’assumer et par la même occasion de se réconcilier avec leur continent et leur langue. Car nombreux sont aujourd’hui ces jeunes qui, complètement déracinés, n’ont plus de repères, aucune prise citoyenne ni en France ni ailleurs.

    La tendance serait aujourd’hui d’élargir la coopération à l’ensemble des pays africains d’autant que certains restent encore réticents.

    La route reste encore longue, parce que « sur les 29 pays d’Afrique subsaharienne contactés, 9 seulement se sont vus intéressés par ces propositions » soutient Monsieur SERYES. Au nombre des quels le Bénin, Burundi, la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, le Cameroun, Cap vert, Haïti, Madagascar, et le Vanuatu…

    Hadja Aicha BAH-DIALLO d’affirmer qu’ « à partir du moment que la Guinée fait partie des pays intéressés par le programme du codéveloppement, elle devrait au maximum en profiter ».

    Il est à remarquer, qu’en attendant de trouver des opérateurs et dans le souci de piloter sans tarder ces projets, des possibilités de crédits ont été mises sur pied dans des ambassades françaises, leur permettant de recevoir des projets, de les instruire, et de trouver des solutions adaptées à chaque situation.

    Pour ce faire, un travail de sensibilisation est prévu pour étendre les contacts avec les autorités locales, étaler les visions de la politique de codéveloppement, parce que la France entend prochainement passer à une étape supérieure des financement en multipliant par trois ses aides actuelles qui seront un peu plus de 29 millions d’euros et la loi de finance prévoit près de 60 millions d’engagement de programmes en 2008.

    En ce qui concerne l’immigration choisie, des accords concertés verront le jour, qui faciliteront l’envoi de la main d’œuvre que la France entend accueillir, déterminer un programme de préparation linguistique et culturelle, des indications sur le système scolaire, le régime des retraites et pensions en direction des personnes concernées, trouver des mécanismes de luttes contre les arrivées massives et illégales.

    Plusieurs interrogations ont été soulevées auxquelles le conférencier a apporté des réponses et des solutions que les autorités françaises entendent consacrer à ces sujets.

    Il a retenu certaines doléances qui ont été soulevés par l’auditoire notamment des possibilités d’octroi des bourses et des visas aux étudiants guinéens, et également des facilitations permettant les démarches administratives et sociales. Il a été également question de la nécessité pour les retraités guinéens qui ont travaillé toute leur vie en France, de pouvoir retourner au pays tout en bénéficiant de leurs retraites.

    Dans l’ensemble, la conférence a permis aux participants de se faire une vision claire du codéveloppement, en tout cas, ont mesuré la volonté que la France compte consacrer à ce programme.

    Par Alseny SOUMAH
    Juriste, président fondateur du MEDI-SE
    Chargé de communication à la Fédération des Associations des Guinéens et Africains de France (FAGAF)
    Membre de la rédaction de www.guinea-forum.org
    Contact : onealseny@hotmail.fr
    http://blog.kokoom.com/artebene/
    Pour www.nlsguinee.com


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