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    Guinée : Faire des affaires en Guinée : la tendance est à l’assainissement du climat !

     samedi 29 septembre 2007   

    Banque Mondiale (Communiqués de presse)

    La république de Guinée est un pays à fortes potentialités économiques. D’où l’appellation de « scandale géologique » dont on l’affuble. À cause de sa végétation verdoyante et son sous-sol riche en divers minéraux (diamant, or, bauxite, fer, etc.), on peut dire qu’elle réunit des atouts pour en faire une destination privilégiée des touristes et des capitaux étrangers. Le climat indispensable à la matérialisation de tant de potentialités est-il pour autant propice aux affaires ?

    Au demeurant, pour parler du climat des affaires en Guinée, il y a lieu de tenir compte d’un ensemble de facteurs dont l’environnement politique et juridique dans lequel évoluent les acteurs économiques et les capitaux. Sur ce plan et dans le domaine politique, les pouvoirs publics en optant pour le libéralisme économique ont initié des réformes dont l’objectif est de rendre les affaires prospères et sécurisées. Ainsi, a suivi le cadre juridique, par la promulgation de textes législatifs et réglementaires indispensables au bon fonctionnement de la société libérale ambitionnée. La Loi fondamentale, les lois organiques et les codes d’investissements font partie de l’arsenal juridique destiné à rassurer les partenaires de l’État.

    Si ces textes ont le mérite d’exister, il faut cependant reconnaître qu’ils sont insuffisants ou qu’ils souffrent de leur non application. Soit par mépris, soit par ignorance. Pour porter un regard sur le monde des affaires en Guinée, cela consiste pour un juriste à juger à la frontière du droit et des affaires. De ce point de vue, le jugement doit porter d’une part sur l’évolution législative et réglementaire et d’autre part sur la pratique des affaires.

    Sur le plan législatif et réglementaire, la Guinée a entrepris depuis deux décennies la modernisation de ses textes juridiques pour attirer les investisseurs : code minier, loi bancaire, code des assurances, code de la marine marchande, etc. Cette évolution a été couronnée par l’adhésion au traité de l’OHADA en 2000. Mais la réalité est qu’il y a un décalage voire une contradiction entre la création des textes et leur application.

    La réalité reste difficile pour les entreprises et les investisseurs à cause de la corruption des administrateurs et de la justice. Il faut tout de même relever que grâce à une meilleure tenue du registre du commerce, la création d’entreprise devient plus facile. On peut désormais créer une entreprise en une journée. Enfin les actes uniformes de l’Ohada rentrent de plus en plus dans la pratique des acteurs économiques.

    Faiblesses du climat des affaires

    À propos de la sécurité des affaires, il est évident que beaucoup d’efforts restent à faire, eu égard à l’accroissement du taux de pauvreté en Guinée : un Guinéen sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté et 54% de la population en 2005 selon les dernières estimations disponibles. En effet, plus la précarité gagne du terrain, plus l’insécurité va crescendo et la corruption aussi.

    Mais il n’y a pas que ces faits qui polluent le climat des affaires en Guinée. Il y a aussi le fait que dans un pays réputé pour la pauvreté de ses habitants comme la Guinée, il n’existe aucune stratégie nationale pour le développement des microcrédits, comme l’a remarqué M. Tidiane Diandia Barry, directeur de PRIDE Finances. Ce qui fait que malgré l’engagement de cette société et l’engouement que suscitent ses prêts dans les couches défavorisées, d’énormes difficultés existent pour les microréalisations, surtout en zone rurale.

    En effet, au regard des risques que PRIDE Finances prend en investissant ses fonds (notamment la faiblesse du taux de pénétration de ses activités ainsi que l’absence de loi sur les sûretés et les procédures de facilitation de l'activité des établissements de crédit), ses taux d’intérêts sont considérés être très élevés pour ne pas favoriser le remboursements des crédits. Les banques commerciales sont pratiquement dans la même situation. Faute de banques d’investissements, elles sont les seules à faire des crédits pour des investissements et à des taux qui ne sont guère incitatifs.

    Avec la faiblesse de l’État, ce sont les particuliers qui prennent le relais. Les conditions de crédits sont difficiles et découragent bien des opérateurs économiques. Ne se tirent d’affaires que de grands commerçants actionnaires de ses institutions bancaires. Ces commerçants jouissant de protection et de monopoles sur certains secteurs économiques bénéficient en plus, d’énormes avantages fiscaux dans leurs rapports avec l’État. Bien que ces dernières années l’État a pris des dispositions pour supprimer les exonérations non conventionnelles.

    La dépréciation du franc guinéen qui a atteint sa vitesse de croisière en fin 2002 et qui a entraîné à la même année la perte du programme formel des institutions de Bretton Woods, est venue alourdir le climat des affaires en Guinée. En fin d’année 2006, le taux d’inflation de la monnaie guinéenne était de 40%. Amenant certains acteurs économiques à mettre la clé sous la porte à cause de l’élévation du coût d’exploitation des entreprises.

    Pas d’électricité, pas d’eau, pas de téléphone, pas de route.

    Forces du climat des affaires

    Cependant, à côté de ces problèmes, d’autres faits sont quand même favorables à l’investisseur. Quand on prend par exemple, le code minier, Saadou Nimaga, juriste au ministère des Finances et rapporteur du Comité de renégociation des conventions et accords miniers disait d’une société minière de la place que la Guinée n’a eu aucune chance avec elle, tellement les conditions de son installation ont été faciles, voire trop faciles. Également, en Guinée, le taux élevé du chômage fait que la main d’œuvre ne coûte pas chère du tout.

    C’est ce climat peu propice au développement qui a fini par jeter les populations dans la rue en janvier dernier. Avec à la clef, des revendications de changement profond dans la gestion du pays par les gouvernants. Et cela a payé, puisque la Guinée a été dotée d’un gouvernement de mission qui a ouvert des chantiers tous azimuts, dont entre autres la lutte contre la corruption, la promotion de la bonne gouvernance, l’organisation des élections démocratiques et crédibles, la restauration du cadre macroéconomique.

    Ce paquet de réformes n’est pas sans produire son effet. L’administration publique s’aseptise peu à peu de sa lourdeur, et des pratiques de corruption. Grâce à la mise en place d’un comité de trésorerie que préside le Premier ministre, les exonérations non conventionnelles sont en diminution progressive, les dépenses de l’État de plus en plus comprimées, le processus de renégociation des conventions et contrats miniers lancé et les audits des départements ministériels en cours de réalisations. Comme résultats de ces réformes : l’inflation qui était à 40% en fin 2006 début 2007 était de 17% au mois de juillet 07 (Source : le ministre des Finances).

    Les services sociaux de base connaissent une restauration progressive, alors qu’au même moment, au plan sécuritaire, la lutte contre la criminalité et la suspension de certains magistrats rassurent. Tout cela a permis le retour de la confiance des acteurs économiques. Dans certaines banques commerciales de la place, le parc clientèle et la bancarisation des fonds privés l’attestent éloquemment.

    Le 20 septembre dernier, le nouveau Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la Guinée, Ishac Diwan, était en visite dans le pays et s’est montré confiant en l’avenir au cours de son point de presse. C’est pour cela qu’il a affirmé l’accord de son institution pour accompagner le gouvernement de changement dans ses réformes. D’où la participation de la Banque mondiale au financement du programme d’urgence sorti de la retraite de Bel air et visant principalement à relancer les services sociaux de base et à lutter contre la corruption.

    Par Sékouba Savané

    Communiqués de presse de la Banque Mondiale du 27.09.2007
    Pour www.nlsguinee.com


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