dimanche 09 septembre 2007
Avec quel gouvernement va-t-on reconstruire la
Guinée ? En tout cas pas avec celui de Lansana
Kouyaté, soutenu par certains démagogues syndicalistes
corrompus jusqu'aux os. Le 1er ministre fait perdre un
temps précieux à notre pays qui s'apprête à emprunter
le chemin de la liberté et de la bonne gouvernance.
Même la corruption dont il fait usage pour garder son
poste ne pourra pas arrêter cette marche.
Dès sa prise de fonction, Lansana Kouyaté devrait
dresser un panorama, le plus précis possible, des
problèmes politiques économiques et sociales
auxquelles notre pays se trouve confronté. Dans ses
multiples villégiatures il a vite fait d'oublier nos
martyres, alors qu'il devrait toujours avoir à
l'esprit, qu’au delà du nombre de morts annoncé après
les douloureux événements de janvier et février 2007,
se trouvent des destins brisés, des familles en
détresse. Pour toutes ces raisons, il devrait
démissionner. Il symbolise désormais une association
d’incompétents perdue à jamais dans le gouffre
politique de notre pays.
..
Il est dommage que son gouvernement ne soit pas
capable de consacrer tout cet argent à une politique
de santé d’envergure, au développement du réseau
électrique ou de la distribution d’eau courante , mais
soit prompt à mobiliser des milliards de nos francs,
dont on ignore leur provenance, pour encenser de
prétendus supporteurs. Etant donné le profil de «
diplomate », que ses soit disant partisans lui
attribuent, à tord d’ailleurs, il est impossible que
Lansana Kouyaté ne connaisse pas l’histoire de son
pays, une histoire de travail, de justice et de
solidarité. Ce qu’il montre aux guinéens, aujourd’hui,
est tout à fait contraire aux principes fondamentaux
qui sont à la base de la naissance de la République de
Guinée un 2 octobre 1958 : je veux parler de l’union
dans la diversité culturelle face à l'histoire. Même
le 1er président de notre pays n’a jamais pu casser
cette union sacrée. Sa fameuse déclaration de guerre à
une ethnie de notre communauté n’avait jamais été
suivie par le reste de la population. Le peuple est
resté plus que jamais uni et solidaire face à la
dictature sanglante et implacable qu'il avait imposée
au pays.
« Il faut savoir quitter le pouvoir avant que le
pouvoir vous quitte », Monsieur Kouyaté. Le couple
que vous constituez avec L. Conté au sommet de l’Etat,
n’est qu’une gageure, mieux, un leurre. Vous auriez
dû faire de l'alternance démocratique les maîtres mots
de vos actions au delà de tout clivage ethnique,
régional ou religieux. Le poste de 1er ministre de
Guinée est un habit qui n'est pas à votre taille. Il
est trop ample pour vous. Vous devez le rendre à celui
qui vous l'a confié c'est à dire le peuple.
Par ailleurs, vous vous êtes fait surprendre la main
dans le sac à la place publique. Derrière vos
séduisantes envolées lyriques se dissimule en réalité
l’instinct matérialiste d'un dangereux personnage
assoiffé de pouvoir. Vous ne pouvez plus tromper les
guinéens. Même vos fidèles serviteurs en ont
conscience. Partez pendant qu'il est encore temps.
En fin, l'arrivée prochaine à la direction de notre
pays d'une équipe compétente et déterminée à réaliser
la reconstruction nationale, est désormais possible et
incontournable. Tous les guinéens seront prêts, le
moment venu, à mener cette lutte de libération
jusqu'à son terme. La populaire volonté unitaire qui
s'était manifestée un 28 septembre 1958, se prolongera
inéluctablement, mieux, se renforcera, afin de
constituer un gigantesque front commun contre la
pauvreté, l'arbitraire et plus particulièrement
l'ethnocentrisme, l'ennemi public numéro un de notre
unité nationale.
Cécé Roger Haba, France
Membre du Bureau Politique National de l'U.P.G.
Chargé des Relations Extérieures
Pour www.nlsguinee.com