mercredi 05 septembre 2007
Dans un long texte que j’aurai pu qualifier d’exercice de style, un certain Lansana Bangoura s’autodésigne défenseur des cadres « Soussous » que j’attaquerai principalement.
Par cadres Soussous, comprenez d’abord et principalement, M. Facinet FOFANA, ancien ministre des mines. Le texte aurait pu avoir du style, s’il était dépourvu d’invectives et porteur de fond. Mais hélas, lorsqu’on est en mission commandée, on ne s’occupe pas du fond. Mais peut être que la matière manque de substance.
L’invective, même vulgaire ne peut pas tenir lieu de style et encore moins de fond.
Dégustez les propos de M. Lansana BANGOURA et de son comité de rédaction à mon sujet. Je cite « …Monsieur Sy Savané, un vieux primate effronté dont l’esprit est complètement asséché par l’alcool….Ce vieux Bonobo….Ce frère nègre sceptique, pelé, aphone, demi-aveugle, étourdi par son âge et plus nègre qu’il n’a été avant d’être en France… »
L’ensemble du texte est de la même tenue. J’aurai un frère siamois que je ne connais pas.
J’espère que M. Lansana BANGOURA et son comité de rédaction me feront le plaisir de me présenter ce frère qu’ils m’ont inventé de toute pièce. Remarquez. Je suis toujours fraternel, sauf pour des incompétents qui se prennent pour ce qu’ils ne sont pas.
Mais avant de continuer, j’aimerai bien que mon « frère » Lansana Bangoura me précise le sens dans lequel il emploi le mot nègre. Dans un premier temps, j’avais cru qu’il l’employait pour désigner notre appartenance commune, c’est-à-dire au sens où SENGHOR l’employait par exemple. Car pour M. Bangoura, je suis encore plus Nègre maintenant, qu’avant d’arriver en France. Mais, à la lecture, je m’aperçois que dans sa bouche, ou plutôt sur son clavier, Nègre, c’est péjoratif. On comprend aisément qu’il a du mépris pour tout ce qu’il pense être Nègre. Là, si je disais que je ne suis pas chagriné pour lui, j’aurai menti. Je pensais naïvement qu’il était en état de se reconnaître Nègre. Mais tant pis pour moi. Je revendique donc, avec des millions d’autres, le Nègre que nous sommes.
Je suis époustouflé par l’effort quasi-surhumain que M. Lansana Bangoura et son comité de rédaction se donnent pour me qualifier. Ils me disent aphone, demi-sourd….Je ne comprends pas très bien, comment, dans une relation épistolaire virtuelle, on peut écrire de l’interlocuteur qu’il est aphone. Il ne s’agit pas de parler, mais d’écrire…
Autre exemple : M. Bangoura et son comité de rédaction, pensant m’insulter ou me rabaisser, me disent sceptique. Mais être sceptique, c’est douter, s’interroger. Il me semble que s’interroger, douter, c’est la marque d’une aptitude à penser avec rigueur. Mais apparemment, pour M. Bangoura, c’est une tare. Tant pis pour moi. Je n’avais peut être pas bien compris mes cours de philosophie. Je vous promets M. Bangoura, je vais m’y mettre.
Notre ZORRO énervé commence par citer une liste de personnes qui seraient des oies blanches, d’une innocence immaculée. Elles auraient été ma cible. De ce fait, elles auraient perdu leur fonction. M. Bangoura ne l’écrit pas explicitement. Il le suggère en pointillé. Parmi mes victimes supposées, les très « innocents » Moussa Sampil, Lamine Sidimé, Fodé SOUMAH, le général Kerfalla CAMARA, Mamadou SYLLA… et bien d’autres.
M. Bangoura, en citant les individus que vous prétendez défendre, des deux choses l’une : soit vous voulez leur nuire, dans ce cas vous êtes très méchant avec eux, soit vous voulez qu’on remette leur cas sur le tapis, dans cette hypothèse aussi, vous n’êtes pas charitable avec eux. Car enfin Mamadou SYLLA était-il ou non en prison pour détournement et vol ? Fodé SOUMAH était peut être entrain de cultiver son champ lorsque Lansana Conté est venu l’extraire de sa cellule. Pourquoi y a t-il eu émeute pendant plus d’un mois ?
M. Bangoura, vous ne rendez pas service aux cadres Soussous. Je vous soupçonne d’émarger quelques parts. Voulez-vous me dire que Fodé SOUMAH le délinquant économique est l’emblème des cadres Soussous ? Que Mamadou SYLLA est le parfait exemple à suivre ? Je connais beaucoup de cadres Soussous de haut niveau qui ont été piétinés par votre employeur Facinet FOFANA et Lansana Conté.
Au fond, M. Bangoura, vous êtes un malin. Vous soutenez les cadres Soussous, comme la corde soutien le pendu. Pour les discréditer, vous citez comme victimes des délinquants économiques notoires et des quasi-illettrés. Résultat : M. Facinet FOFANA apparaît comme un génie en milieu Soussou, et peut être vous aussi. Ce n’est pas bête, mais comme procédé, c’est discutable. Je peux vous citer des centaines de hauts cadres Soussous, autrement plus brillants, patriotes et d’une probité intellectuelle irréprochable. Mais en raison de vos fréquentations, vous ne pouvez pas les connaître. Certains feraient de l’ombre à M. Facinet FOFANA. Lui-même le sait.
Enfin, vous pensez sérieusement que Moussa SAMPIL est digne d’être cité comme exemple de cadres Soussous ? Tous les Guinéens se souviennent de l’épisode où Moussa SAMPIL frayait avec un petit voyou des bas quartiers de Paris. Je parle de Christian LESTAVEL. Il a fini d’ailleurs par écrire un livre dans lequel, son travail consistait entre autre, à monter des coups tordus contre les Africains en France, à la demande de certains chefs d’Etats africains.
Tous les individus que vous avez cités, seraient en prison aujourd’hui, dans d’autres pays, y compris en Afrique Noire. M. Lamine Sidimé est l’exemple même du cadre dévoyé.
Exemple : lors de l’élection présidentielle 1993, des irrégularités sont signalées à Siguiri, Kouroussa, ou Kankan. M. Alpha Condé y était arrivé en tête. En tant que président de la Cour Suprême, il ordonne l’annulation du scrutin dans ces localités. Bonne application du droit. Logiquement, il y avait lieu de reprendre le scrutin dans les deux ou trois villes où la loi électorale a été bafouée. Or, que fit notre fameux président de la Cour Suprême ? Il proclama tout simplement son bienfaiteur élu. M. Sidimé est juriste. Il applique une sanction collective. Or, tous les électeurs de ces centres n’avaient pas nécessairement fraudé. Mais, ils avaient été collectivement punis. Les juristes appellent cela une forfaiture, c’est-à-dire un crime contre les textes fondamentaux. Voilà encore un des « innocents » que M. Lansana Bangoura comme le chevalier blanc de la vertu civique.
Me concernant, vous avez oublié d’ajouter que j’étais un clochard vivant de R.M.I., un toxicomane. Puisque je suis alcoolique dites-vous, il faut compléter votre liste.
A mon avis, M. Facinet FOFANA et vous, vous ridiculisez aux yeux des Guinéens.
Ne vous y trompez pas. Je suis plus connu et plus respecté que vous ne le souhaitez. C’est peut être cela votre problème. Je comprends votre rage. Mais vous et M. Facinet FOFANA, vous êtes obligés de faire avec ma notoriété. Les invectives n’y pourront rien.
Un dernier petit conseil : vous pouvez m’insulter, m’invectiver, dire que je suis un illettré, un clochard ou tout ce que vous voulez. Ce n’est pas grave. Mais faites-le avec talent. C’est mieux. Car, je n’aime pas ridiculiser ceux qui sont moins consistants que moi. La preuve ? : mes cibles comme vous le dites, ce ne sont que des gens puissants, jamais des petits. Je vous invite à suivre mon exemple.
Vous pouvez compter sur ma détermination renouvelée. Je continuerai d’affoler la meute.
Mamadou Billo Sy Savané, (Rouen) France
Contact : mamadoulinsan@wanadoo.fr
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