mercredi 05 septembre 2007
Le recours à de nouveaux mécanismes de mobilisation des ressources pérennes, stables, prévisibles et complémentaires à l’aide publique au développement (APD) est le but visé par le gouvernement guinéen en voulant organiser le « forum national sur les mécanismes de financements innovants et de coopération non gouvernementale (codéveloppement, mouvements associatifs, migrations et coopération décentralisée) qui aura lieu à Conakry du 16 au 20 Octobre prochain.
L’objectif global de ce forum est de faire le diagnostic, d’identifier les contraintes et obstacles et d’analyser les possibilités et opportunités offertes par la mise en œuvre des mécanismes de financements innovants et de coopération non gouvernementale en termes des ressources financières, de capitale humain et développement durable.
Justement, c’est en qualité désormais d’ONG, que la Fédération des Associations des Guinéens et Africains de France (FAGAF), organise une conférence le jeudi 27 Septembre à son siège au 181, Avenue Daumesnil à 14 heures (metro Daumesnil, ligne 8 ou 6).
A cette occasion la FAGAF invite tous les guinéens sans exception à venir réfléchir ensemble, étudier et de cerner l’importance de la diaspora guinéenne dans le développement socio-économique du pays.
La dite conférence sera animée par Monsieur Guy SERIEYS, ambassadeur français chargé du codéveloppement qui, malgré l’agenda chargé, a bien voulu accepter cette rencontre.
Il n’est plus à prouver que la prise de conscience en faveur du codéveloppement qui émane aujourd’hui des peuples, des États et des institutions internationales (ONG comprises) traduit un sentiment d’urgence à agir pour corriger les asymétries économiques, réguler l’anarchie migratoire et prendre la mesure des risques majeurs écologiques et leurs conséquences sur les territoires les plus vulnérables.
L’enjeu implique une volonté politique, un altruisme international en vue d’une coopération équitable et durable et une démarche éthique pour lutter contre les corruptions, les exclusions et les gaspillages.
Car en dépit des engagements internationaux de ces dix dernières années, l’aide publique au développement (APD), selon l’OCDE, a baissé de 5,6% en 2006. Et les perspectives des années prochaines restent très modestes.
C’est au regard de tous ces détails et du constat de la forte dépendance de la Guinée des Aides Extérieures pour le financement des investissements publics que la FAGAF entend organiser cette conférence pour définir le rôle que doivent avoir les acteurs non gouvernementaux dans le développement du pays.
Et c’est dans un souci de concertation en tenant compte de l’apport de tous les guinéens dans les projets de codéveloppement qu’Ismaël BAH, président de la FAGAF et toute son équipe aura l’honneur de recevoir Monsieur Guy SERIEYS, une sommité dans les dossiers du codéveloppement.
Il a été l’une des éminentes personnalités qui ont intervenu à la « journée du codéveloppement » proposée par l’association des amis de la revue passages (ADAPES), au Sénat à Paris, le 26 Avril dernier.
Il reviendra très probablement sur la communication présentée, le mercredi 29 août passé, au Conseil des ministres sur les accords de gestion concertée des flux migratoires et de codéveloppement, par Monsieur Brice Hortefeux, ministre français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement qui a soutenu que des concertations avec les pays du sud notamment africains, latino-américains, caribéens et asiatiques doivent s’accélérer au cours des prochains mois afin de trouver avec eux les mécanismes de migration légale, les actions de codéveloppement et d’aide au développement.
Pour lui, ces concertations restent à terme, la principale réponse aux écarts de développement et de niveau de vie entre la France et ces pays.
Il est alors temps que la diaspora guinéenne réfléchisse le rôle qui devrait le sien dans le développement socio-économique à la base, en innovant et créant des projets exclusivement portés vers les villages dans un souci d’augmenter les ressources des habitants et de désenclaver certaines contrées.
La FAGAF et X-Afrique travaillent, aujourd’hui sur de possibles rencontres de consolidation d’acquis pour permettre aux jeunes africains porteurs de projets de trouver des pistes de financement afin de développer leur village et par cette occasion aider ceux qui ont accepter d’y rester.
Alsény SOUMAH
Juriste, président fondateur du MEDI-SE
Chargé de communication à la Fédération des Associations des Guinéens et Africains de France
Membre de la rédaction de Guinea-forum.org
Contact : onealseny@hotmail.fr
Pour www.nlsguinee.com