jeudi 09 août 2007
La Voix des Sans-Voix pour les Droits de l’Homme exprime ses vives inquiétudes consécutivement aux menaces de kidnapping, de séquestration et d’exécutions sommaires et extrajudiciaires qui pèseraient sur la vie et la sécurité des guinéens par les ilotes et les militaires de la garde rapprochée du président Conté.
Les guinéens de la diaspora comme M. Sidikiba Kéita
visitant leurs parents et amis et ceux de l’intérieur victimes de kidnapping de la part de la police secrète parallèle sous les ordres d’un certain Ahmed Tidiane Camara chef des investigations des bérets rouges sème la terreur et le deuil chez les guinéens en l’espace de quelques mois seulement du carnage du régime perpétré contre notre pauvre population aux mains nues.
Au regard des conclusions que d’aucuns trouveraient superficielles et sentimentales auxquelles sont arrivées bon nombre d’analystes pensent que le peuple guinéen, qui a pourtant soif de savoir, ne connaîtra jamais la vérité sur les événements de janvier-février 2007 en Guinée.
Le gouvernement actuel se permettant de se cantonner derrière les rideaux de fer bien érigés par les prédateurs Idrissa Thiam, Sam Soumah, les anciens ministres et consorts…
C’est fort dommage car la Nation tout entière aurait aimé connaître le bilan exhaustif des personnes ayant perdues la vie dans cette tragédie. Et pourquoi et par qui?
Compte tenu de la gravité des faits, il aurait été juste et équitable que tous ceux qui chefs religieux, responsables politiques, administratifs, militaires et sécuritaires ont été les commanditaires ou auteurs de ces massacres soient déférés devant les instances judiciaires compétentes afin qu’ils puissent répondre de leurs turpitudes.
L’institution chargée de contrôler les actes de l’exécutif national et de toiletter les textes de loi ne prêche ni par la transparence, ni par la démocratie, encore moins par la justice.
Les élus du peuple, qui devraient se comporter en éclaireurs et défenseurs de celui-ci, donnent l’impression de faire le jeu de ceux qui ne veulent pas que le peuple souverain soit pleinement informé de tout ce qui touche à la sécurité des biens et des personnes, à sa liberté d’opinion et d’expression, à la gestion du patrimoine national, à la gestion calamiteuse des entreprises publiques et des entités administratives, etc…
Dans un hémicycle où la loi du silence semble avoir été adoptée comme la règle d’or pour entretenir le flou sur toutes les questions nationales à problème, l’on ne peut plus compter que sur une poignée de patriotes pour connaître la vérité sur la marche de la nation guinéenne.
A présent que l’Assemblée Nationale a choisi de couvrir d’un voile épais les massacres ainsi que les criminels actifs et passifs, il va être difficile au commun des guinéens de se convaincre de la marche du pays vers l’Etat de droit promis par ce gouvernement.
Connaissant bien le verdict de l’histoire et ne tirant jamais les leçons du passé, les architectes du système et Conté lui-même soutenus par leurs sbires œuvreront jusqu’à leur dernier soupir au sabotage de programme de reforme du gouvernement Kouyaté.
Le clan Conté n’a qu’un seul objectif, saboter, manipuler, discréditer, mentir, diviser etc…pour distraire et détourner l’attention du peuple sur les problèmes réels du pays, ensuite cacher leur incompétence. Le dictateur et ses amis sont aujourd’hui otages d'un système de pensée archaïque.
L’anarchie qui gangrène l’administration doit être combattue, et le pays a besoin d’un sursaut national qui pourrait apporter le changement en Guinée.
Tout compte fait, Kouyaté averti n’a pas d’autre choix que d’aller, non pas à la soupe, mais à la vraie bataille, celle qui conduit le pays vers les élections qui nous permettront de nous débarrasser de ce système corrompu et de ses mécréants. Nous lançons cet appel à tous les hommes épris de paix, de justice et de liberté d’user de leur influence, de leur rapport auprès des institutions nationales et internationales pour plaider la cause de M. Sidikiba Kéita, de Niankoye Loua et tant d‘autres qui croupissent dans les prisons guinéennes et sans procès.
Plus d’un mois après son kidnapping, les autorités guinéennes pensent encore nous avoir dans leur jeu de Ne baissons pas les bras, maintenons la pression et dénonçons autant qu’on peut les abus de ce pouvoir en matière de droit de l’homme.
Les moratoires sur la justice, la mise sur pied d’une commission indépendante sur les événements de janvier-février 2006, la commission électorale ne sont que des suspensions folkloriques de participation des groupes parlementaires aux activités des commissions.
Les votes par intérêts égoïstes sont autant de notes négatives qui s’accumulent sur la carte de visite de l’Assemblée de Conté, Somparé et alliés.
L’opposition dans ses hésitations, son silence et déclarations populistes cautionnent passivement à la politique destructive de notre patrimoine social, culturel et économique.
Néanmoins il est encore difficile voire trop tôt de cerner et de se figurer les contours que pourraient prendre ces arrestations et kidnappings.
En fait, qu’est-ce que Conté prépare t-il ?
Par Mohamed "Joe" Sidibé, USA
Pour www.nlsguinee.com