samedi 21 juillet 2007
« C’est ce qu’on pourrait appeler un véritable tour de passe. Le 10 juillet à la primature, alors que tout le monde s’attendait à une empoignade entre le premier ministre, Lansana Kouyaté, et les dirigeants syndicaux qui, six jours auparavant, lui avaient fait parvenir une virulente lettre ouverte, les protagonistes se sont quittés par des congratulations mutuelles. » Citation de Jeune Afrique du 15 juillet 2007.
Posons la question : pourquoi certains syndicalistes, généralement de rang inférieur mais également un dirigeant, ont-ils procédé à un revirement à 180 degrés ? L’argent a-t-il circulé ? Des voyages à Paris leur ont-ils été promis ?
Certes la vie est dure en Guinée. Mais peut-on ainsi vendre son âme ?
Je fais partie de ceux qui, au mois de juin, sont montés au créneau pour défendre les syndicalistes contre des attaques indignes au sujet de la distribution des aides récoltées pendant la grève. Dès lors, je me sens à l’aise aujourd’hui pour demander à ceux qui sont concernés par ces faits de se ressaisir.
J’en appelle à nouveau à l’unité des syndicats. Puissent-ils continuer leur œuvre en faveur du peuple de Guinée dans la recherche de solutions d’apaisement et de consensus, au-dessus des petites querelles politiciennes ou autres, et des ambitions personnelles !
Réveillez-vous, pensez à ceux qui ont péri pendant la grève. Et aussi au cas gravissime de la disparition de Sidikiba Keita.
Adji Barry Baud
Lausanne, Suisse
Pour www.nlsguinee.com