vendredi 20 juillet 2007
Messieurs,
j’ai longuement hésité à répondre aux calomnies que, sous le couvert de l’anonymat qu’offre l’internet vous avez répandues sur ma personne. Il y a toujours quelque chose de déconcertant face aux mensonges publics. Y répondre leur donne une publicité imméritée. Se taire renforce le doute. C’est ce dilemme qui rend les menteurs pires que les voleurs. Ils mettent en question le fondement de la cité, la confiance réciproque sans laquelle les transactions sociales sont empoisonnées. Par le doute ils mettent en cause ce qui reste d’une personne quand on lui aura tout enlevé, sa dignité.
Je viens donc par cette lettre prendre à témoin l’opinion publique nationale. D’emblée, cette opinion sait que le reproche qui m’est fait est celui d’être membre du Conseil National du Patronat Guinéen et de la Société Civile. Je suis coupable à vos yeux, comme des millions de guinéens, de m’être investie pour le changement dans la paix dans notre pays.
Durant l’insurrection, vos commanditaires nous accusèrent d’avoir financé la grève. Une fois le gouvernement de « consensus » mis en place, la répression subtile se mit en marche. Je fus sommée de libérer les locaux de mes bureaux sis à l’immeuble Kaloum. Quelques jours plus tard, ce sont vos accusations infondées qui sont distillées dans un nouveau web site dont le contenu indigeste laisse penser qu’il s’est donné pour vocation de remettre en cause les acquis de ces récents mois au profit d’une mafia qui se réorganise.
Monsieur Kabinet, vous avez failli aux règles les plus élémentaires de la déontologie d’informer. Vous avez avancé sans aucune preuve et sans prendre le soin de me contacter que je suis à la tête d’un puissant groupe de narcotrafiquants !
Les faits sont pourtant plus simples pour qui cherche la vérité.
Sans risque de me tromper, je pense être parmi les premiers universitaires des années 80 à me lancer dans le secteur privé. À l’époque, c’était un événement. Surtout pour une femme. Par la grâce de dieu, je suis toujours là. Dans un environnement extrêmement difficile, je gère une demi-douzaine de PME qui ont pignon sur rue. Elles emploient aujourd’hui de 76 personnes dont les deux tiers sont des pères de famille et des jeunes diplômés. C’est cela ma faramineuse richesse.
Vous rendriez un service louable à la nation en convalescence en vous attaquant aux bandits politiques qui détruisent la paix sociale de notre pays. Ceux dont les actions coupables et l’arrogance auront couté la vie à des centaines d’innocents et qui attentent à l’économie nationale grâce à leurs amitiés réelles ou supposées avec les tenants du pouvoir.
M. Traoré pour votre information, le commerce, pas plus que la naissance n’ennoblie personne. Je me sens noble uniquement de par mon comportement et par l’exercice librement choisi d’être citoyenne dans mon pays. Vous vous êtes trompé de cible. La madame SY Mariame Diallo Directrice de Mondial Tours dont vous parlez n’existe que dans votre imagination et dans le désir de faire du mal de vos commanditaires. À la place il y a une personne dont vous vous êtes évertués à salir la réputation. Le respect dont elle jouit s’est forgé au fil du temps par le travail rigoureux. Contrairement à vos mensonges, elle travaille durement pour vivre et payer ses employés avec les charges inhérentes au bon fonctionnement d’une entreprise qui se respecte dans un environnement extrêmement difficile à l’épanouissement d’une activité économique viable.
C’est grâce à Dieu et à ses efforts qu’elle a réussi à construire le Groupe Mondial Tours et dont elle espère continuer l’expansion tant qu’il lui restera un souffle.
Ma foi de musulmane me dicte de laisser à Dieu de juger entre nous et vos commanditaires. Mon devoir de citoyenne m’impose de vous poursuivre en justice
Vous et votre rédacteur en chef de Guinée 24 pour diffamation quitte à entretenir plus qu’il ne le faut cette distraction savante faite pour noyer le poisson et détourner l’attention des vrais problèmes.
Sachez que les soutiens reçus et les réactions à vos mensonges sur l’Internet indiquent clairement que vous avez échoué dans votre entreprise.
Mariama Diallo Sy
Pour www.nlsguinee.com