lundi 16 juillet 2007
Pour le changement dans notre pays chacun a joué si peu soit-il un rôle capital. A commencer par les syndicalistes, la société civile et surtout la courageuse population guinéenne de l'intérieur et aussi de l'extérieur.
Mais, le côté qui reste jusqu'à présent inactif ou inexistant pour la cause commune, c'est bel et bien les partis politiques. Ils œuvrent surtout dans le cadre de leur restructuration, leur renforcement par rapport à un parti homologue considéré comme adversaire prépondérant aux élections prochaines. Ils travaillent donc pour trouver une tactique efficace pouvant satisfaire leur ambition de gagner les élections.
Aucun d'entre eux n'est engagé dans le sens du renforcement de la marche déjà entamée par le syndicat et la société civile, aucun ne pense pour le moment à la souffrance endurée par la population guinéenne et demander le départ sans délais de tous ceux qui sont à la base de cette situation guinéenne qui n'a que trop durée.
Les partis politiques ne doivent aucunement pas être jaloux de cette démarcation historique des syndicalistes et de la société civile, mais plutôt saisir cette occasion pour se joindre à la mouvance populaire pour chasser les incapables du pouvoir et cela sans aucune considération sociale, politique, ethnique ou religieuse.
Cette action courageuse des syndicats et de la société civile devrait être l'action d'une coalition mise sur pied par l'ensemble des partis politiques après réflexion faite sur la situation guinéenne et les conditions de vie de nos populations.
Elle devrait être une décision unanime d'affronter les tenants du pouvoir, dénoncer leur incapacité de gérer ce pays et demander leur démission pure et simple. Il n'est toujours pas trop tard car nous sommes encore dans le besoin de trouver un porte flambeau pour continuer l'œuvre déjà commencée.
Nous avons besoin d'un intègre qui peut mettre son appartenance ou son affiliation politiques de côté et prendre la tête de cette troupe (jusque-là désorientée) de combattants pour nous débarrasser de cette gouvernance malversatrice et corruptrice.
L'espoir né au moment de la nomination du premier ministre et la formation du nouveau gouvernement commence à se dissiper.
Le peuple de guinée est aujourd’hui dans le regret de ne pas poursuivre cette marche jusqu'au départ du Général Conté et sa bande, mais malheureusement on s'est arrêté à mi-chemin et on avait plutôt cru à l'arrivée d'un premier ministre qu'au départ inconditionnel du président. Nous avons été naïfs et notre naïveté est entrain de nous coûter en ce moment même.
Ce gouvernement aussi n'a pas pu récupérer la balle au rebond, il n'a pas su faire une démarcation totale de l'ancienne classe dirigeante. Ce gouvernement devrait donc essayer de réparer l'erreur commise par le mouvement des grèves générales en faisant du départ de toute la classe dirigeante y compris le président, la condition primordiale pour pouvoir mieux faire le travail.
Mais hélas, s'était la joie et la fête chez les nommés, s'était donc l'euphorie sur toute l'étendue du territoire national. Chacun a oublié la cause de sa nomination, le pourquoi de l'arrivée d'un nouveau gouvernement, ce que le pays a immédiatement besoin pour se mettre sur les railles et entamer le processus de redressement national étaient au fait oublié.
L'incapacité des nouveaux dirigeants commence à se faire sentir, le peuple s'était fixé une certaine ligne de conduite disciplinaire face à ce gouvernement crée par lui même, c'est-à-dire être patient et croire à sa réussite totale.
Mais ce peuple aussi oublie que le système installé par Conté n'a pas confiance à la cohabitation. C'est un système qu'il faut complètement enlever et remplacer. Raison pour laquelle nous disions que la Guinée était un chantier où tout est à reprendre.
Depuis l'arrivée de ce gouvernement donc nous n'entendons que de beaux discours et des promesses non réalisées, et cela à tous les niveaux. Nous n'avons toujours pas d'électricité et le marché est devenu inabordable. La corruption et l'insécurité ne font que s'accentuer. Au fait, rien des besoins immédiats du peuple n'a été réalisé.
Mais qu'attendons nous donc pour comprendre cela et venir avec d'autres alternatives pour sauver ce peuple?
DEVRIONS-NOUS CONTINUER A ESPERER JUSQU'A CE QU'IL SOIT TROP TARD?
Un groupe très important de Guinéens se joint à cet autre groupe qui avait compris plus tôt et s'est mis à écrire en dénonçant les lacunes et les incapacités du nouveau gouvernement. On a cru que s'était très tôt pour apporter un jugement mais certainement ils ont vu de loin ce que nous sommes entrain de vivre actuellement: LE MANQUE DE CONFIANCE AU GOUVERNEMENT.
Les initiateurs ont même compris et commencent à s'inquiéter. Ils ont décidé d'écrire au premier ministre. Mais qu'est-ce qui se dira plus bas sur une situation que nous avons dénoncée plus haut au cours des événements de Janvier et de Février 2007?
Si une incapacité ou un détachement quelconque du gouvernement est constaté, que l'on le dénonce immédiatement et trouver une solution qui ne serait autre que mettre les gens dans la rue car elle est la bonne et c'est à l'issu de cette alternative que nous avons pu secouer et faire trembler le Gouvernement de Conté et la fuite même de certaines de ses sbires.
On ne change pas une bonne technique qui a fait ses preuves. Reprenons-là donc car elle n'est que suspendue et cette fois-ci jusqu'à la victoire finale et qu'aucun regret ne s'en résulte.
Y'A T-IL UN LEADER DIGNE DE CE NOM POUR NOUS CONDUIRE LA?
Une analyse de Malick Diané
Depuis Columbus-Ohio(USA)
Pour www.nlsguinee.com