lundi 16 juillet 2007
L’expérience prouve que ce sont les pays développés
qui financent le pillage des peuples africains par
leurs dirigeants. Et Lansana Kouyaté l’a très bien
compris. Dernier venu sur la scène politique
guinéenne, il veut en profiter au maximum pour se
remplir les poches pendant qu’il est encore temps.
D’où ses multiples déplacements à travers le monde. Sa
présence à la primature ne fait que retarder toute
solution à la crise avec le risque d’un dérapage
sanglant. De toutes les manières, il sera un jour
contraint de se retirer sous la pression du pays qu’il
aura lui-même rendu ingouvernable.
L’Occident doit cesser de se laisser abuser par les
discours idéologiques de Lansana Kouyaté qui consiste
à faire croire que la Guinée est victime de dette, de
sécheresse, de mousson bref de tous les maux que la
terre a connus.
Ces pays dits riches financent des stratégies absurdes
de soi-disant développement par l’Etat. Ils ont tord
de ne pas discriminer entre des gouvernements
respectables. Aussi, chose curieuse, nul ne sait à ce
jour ce que la Guinée rapporte à ces généreux
donateurs. A ce niveau, tous les coups sont permis. Et
puisque c’est de bonne guerre, l’arme idéologique est
le plus souvent utilisée.
Des géopoliticiens asiatiques reconnaissent que
l’Afrique, bien organisée, pourrait nourrir la
population mondiale actuelle. C’est la preuve que
notre continent est riche de ressources de
l’espérance. Si les aides avaient été accordées à la
Guinée à des conditions strictes d’utilisation, les
fonds illégaux et parfois scandaleux transférés sur
des comptes privés dans notre pays n’auraient
certainement pas lieu.
Ces généreux donateurs devraient refuser de traiter avec des responsables
notoirement corrompus, cesser de pratiquer une
coopération de substitution ou de renflouement et
enfin exiger le démantèlement en Guinée des structures
qui ont pour fonction réelle de pressurer la
paysannerie.
Il n’est un secret pour personne que le chef de l’Etat
guinéen bénéficie d’un «droit divin» quasi reconnu à
l’enrichissement. A l’usure politique de général
président Lansana Conté s’ajoute désormais l’usure
physique. Et pour continuer d’exister, il s’est
octroyé un mandat illimité qui constitue pour lui la
plus sûre des immunités. Il a raison, car en effet le
dossier qui attend lui et ses amis au parquet de
Kaloum est super volumineux.
Cécé Roger HABA, Paris France
Contact: gneme2000@yahoo.fr
Pour www.nlsguinee.com