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    Guinée : La colère croissante du peuple de Guinée, qui vit entre désespoir et inquiétude est une bombe à retardement : Cela va péter à tout moment !

     dimanche 08 juillet 2007   

    La nomination du Nouveau Premier Ministre suite aux événements tragiques de Janvier - Février 2007, avait suscité beaucoup d’espoir, espoir de changement et de rupture avec les vieilles et mauvaises habitudes du régime militaro-mafieux, clanique et tribaliste de Lansana Conte.

    En effet, la majorité du peuple, peut être naïvement, avait mis sa confiance dans cette nouvelle nomination. Là où les Guinéens se sont trompés, c’est de ne pas reconnaître, l’origine du mal, les racines de la malédiction et de la misère du pays.

    Quand on fausse l’étiologie d’une maladie, on pose toujours un diagnostique erroné et l’on prescrit toujours le mauvais (faux) médicament : bienvenue au désastre.

    Que constate t-on plus de trois mois après la nomination du Premier ?

    C’est retour à la case du départ. C’est l’éternel recommencement. La Guinée n’a pas un problème de Premier Ministre, mais plutôt un problème de personne au un sommet de l’Etat, un problème de Président de la République : « Le poisson pourrit par la tête », nous dit-on.

    Depuis l’arrivée de Lansana Conte au pouvoir en 1984, le pays a connu près de 7 Premiers Ministres et la solution à la misère guinéenne se complique et s’éloigne au delà de l’imagination compte tenu des potentialités du pays. Ce qui revient à dire que la permutation, le changement de Premier Ministre ne dénouera pas la crise que traverse le pays.

    Au lieu d’un changement réel et rupture avec le passé, les vieilles et mauvaises habitudes, Mr. Lansana Kouyaté a recyclé les mêmes ordures. Au lieu de s’entourer de cadres nouveaux, honnêtes, aux mains propres, il se courbe sur le même fossé à poubelle pour repêcher les mêmes ordures puantes qui ont rendu l’administration intenable et fétide. Il nomme les gens selon des critères que seul lui-même connaît sans se baser sur le mérite.

    Au lieu de former une administration conciliante et représentative à travers une représentation équilibrée de différentes ethnies qui forment le pays, le Premier Ministre forme une administration de discrimination, d’exclusion et ségrégation : c’est une « administration à béquilles ethniques déséquilibrées » en lieu et place d’une administration dont le recrutement des cadres se déroule à travers le mérite (la méritocratie).

    La composition du gouvernement, que certains Guinéens avaient critiqué comme, étant déséquilibrée et mal représentative de la société guinéenne, montrait déjà le caractère divisionniste du Premier Ministre, son caractère non-rassembleur confirmé par la nomination des gouverneurs et Préfets. C’est une insulte à la conscience, à la moralité et à l’aspiration de réconciliation et justice de tout un peuple.

    La Guinée s’est vue replongée plus en profondeur dans le gangstérisme d’État, la gloutonnerie des clans militaro-mafieux qui gravitent le cercle de Lansana Conte.

    Les nouveaux cadres de l’administration (ministérielle, gouvernorat, ou préfectorale) ont déjà un mode de vie diagonalement opposé à la réalité du pays, n’ayant aucun souci sur le quotidien des populations. Il y a un déficit manifeste dans l’administration du territoire national et le gouvernement se trouve dans une incapacité à faire régner un État de droit sur l’ensemble du pays.

    On a beau menti, le mensonge ne donnera jamais de fruit tandisque, le juste même s’il meurt vivra pour l’éternité. Le peuple de Guinée, meurtri, abusé et désabusé, humilié, aujourd’hui impatient du changement tant attendu, doit savoir, qu’il est tout près de sa victoire.

    C’est le moment de rappeler au Guinéens et Guinéennes ce proverbe africain, qui dit que « la nuit est plus sombre à l’approche de l’aurore ». L’accélération vertigineuse et l’accumulation effroyable de crimes de sang, de crimes économiques, les violations flagrantes de la dignité humaine, les comportements anti-moraux de Lansana Conte et ses laquais de tout bord représentent les derniers soubresauts d’un mal qui était tellement profond et qui ne peut être soigné que par une thérapeutique de choc, un traitement radical sans merci.

    Après plus de 48 ans de mal gouvernance, de faillite, de tueries, de malversations, de mensonges, il est impossible que ces créateurs du « malheur guinéen » soient plus capables d’apporter la solution aux problèmes qu’ils ont eux-mêmes volontairement crées pour satisfaire leurs intérêts égoïstes personnels et clanique. Un adage ne dit-il pas qu’il est plus facile de démolir que de construire ! Ceux qui sont habitués à détruire ne sont jamais des bâtisseurs de la Guinée.

    La question fondamentale que l’on doit se poser est la suivante : Les Guinéens sont prêts pour l’ultime sacrifice pour se débarrasser de ce régime de la honte et de la déception pour, ensemble reconstruire leur pays ?

    Certains Guinéens semblent avoir signé forfait et sont indolents face à l’immense tache de reconstruction. Face à un pays aussi délabré comme la Guinée, la majorité des Guinéens ne sait pas par où commencer.

    Pire encore, c’est le danger de vouloir supprimer le droit du peuple a demander des résultats. Certains cadres, « diplômés de la Faculté de la Déception » et « agrégés de l’Universitaire des Mensonges », agissent en caisses de résonance du gouvernement, questionnant même le « bien-fondé » de l’impatience des Guinéen face au gouvernement de Lansana Kouyaté, eu égard à la situation de plus en plus alarmante qui prévaut en Guinée.

    Ils soutiennent que l’impatience est prématurée face à un gouvernement. Pour ces hypocrites à la solde du pouvoir, le gouvernement de Lansana Kouyaté est immune de toute évaluation objective de l’action du gouvernement qu’il dirige.

    Toutefois, pour prématurée qu’elle soit, cette impatience n’est pas sans être bien fondée: elle est légitime non seulement à cause de la gravité des problèmes, la cacophonie, l’immobilisme, l’anarchie au sommet de l’État couplé avec le non respect des accords dûment signés qui ont mis fin à la grève sans oublier cette panoplie des promesses jusqu’aujourd’hui non tenues.

    Comment ne pas s’impatienter lorsque les Guinéens sont décimés par la famine, la malnutrition, les maladies pourtant « préventables », les accidents de circulation à cause du manque d’infrastructures, et les jeunes sont abandonnés à eux sans espoir de lendemain meilleur ?
    Pourquoi ne pas s’impatienter quand on voit proliférer et prospérer les forces du mal et qu’on constate qu’aucune force digne de ce nom ne leur est opposée, l’impunité est totale, l’injustice galopante et les coupables de crimes récompensés ?
    Pourquoi ne pas s’impatienter quand l’insécurité est constante et que à tout moment on peut être fauché, abattu par des hommes en armes qui ne seront jamais traqués, inquiétés et donc jamais punis ?
    Pourquoi ne pas s’impatienter quand le manque d’électricité est la norme dans un pays au potentiel hydroélectrique de premier plan sur le continent noir, le manque d’eau potable est devenu la règle dans un pays qui compte plus de 1200 rivières et fleuves, appelé « Château d’Eau de l’Afrique de l’Ouest » ?

    L’attente des Guinéens à des lendemains meilleurs ne date pas seulement de la nomination de Lansana Kouyaté comme Premier Ministre. Elle date de 1958, date de l’accession du pays à l’autodétermination, plutôt il faut dire « pseudo-autodétermination », tristement. La grandeur de l’impatience des Guinéens et Guinéennes est à la mesure de la durée de l’attente, quarante neuf (49) ans, marqués par des frustrations et des souffrances endurées, souffrances dont la fin est encore loin de se dessiner à l’horizon.

    Pourquoi ne pas perdre patience sous ce climat politico-économique, synonyme d’une nuit noire sans éclaircies et sans repères ?
    Pourquoi ne pas s’impatienter et s’inquiéter de la nomination de Lansana Kouyaté qui a prêté serment de servir et d’être loyal au Général Lansana Conte en lieu et place d’être un Premier Ministre au service du peuple, sur les larmes et le sang du quel il a été nommé ?

    Il dit haut fort à qui veut l’entendre, qu’il ne démissionnera pas. Il se « paternalise » sa nomination. C’est pour lui un héritage divin. Aujourd’hui, quelques mois seulement après sa nomination, le Premier Ministre Lansana Kouyaté « crache » et « vomit » sur son peuple qui s’est pourtant sacrifié pour lui mettre là où il est aujourd’hui. Si le peuple ne fait rien demain, ce sera « l’urine » qui sera versée sur le peuple de Guinée et après demain, ce sera la « selle », etc.…..

    Depuis quarante neuf (49) ans, déception après déception, désillusion après désillusions, illusions après illusions, les Guinéens attendent ce lendemain meilleur que l’on a tant chanté. Ils en ont assez des discours, communiqués du gouvernement, compte-rendu de réunions de Ministres (plutôt comprendre monstres). Les Guinéens veulent des résultats palpables dans l’amélioration de leurs conditions de vie au mérite des potentialités du pays.

    Si ce sont les discours qui allaient développer un pays, la Guinée serait la première puissance économique du monde. Les Guinéens sont, aujourd’hui, désenchantés face au constat malheureux que l’espoir porté sur le nouveau premier ministre (comprendre plutôt Premier Sinistre) est loin d’être ce qu’ils attendaient d’eux de lui. Au lieu d’être part de la solution, Lansana Kouyaté est devenu, pleinement, part du problème.

    « Un bon arbre fruitier se juge à ses fruits », dit un proverbe Africain. « Ce ne sont ni les idées, ni les bonnes intentions qui transforment le monde mais bien des hommes et des femmes déterminés à les mettre en application en convertissant le dire en faire ».

    C’est une chose de nommer un Premier Ministre mais c’est une autre chose de voir celui-ci de produire les espoirs escomptés placés en lui :

    Une rupture drastique avec un passé éprouvant, crétinisant et abâtardissant de Lansana Conte et
    La remise du pays sur les rails du développement économique.

    La seule question que les Guinéens (Guinéennes) demandent à qui de droit (le Premier Ministre) c’est pourquoi ce changement tant attendu prend du temps à se concrétiserait dans le quotidien de leurs vies ?

    Et cette question est légitime et le peuple mérite une réponse. Pour l’heure, personne n’a droit à des louanges. Les éloges, les compliments, ou le « griotisme » n’interviendront que lorsque l’impatience du peuple guinéen aura été levée.

    La sécurité physique et sanitaire, la sécurité alimentaire, la sécurité juridique et l’amélioration des conditions de vie, contribueront à la levée de l’impatience des Guinéens « longtemps courbés et fatalistes ».

    Aujourd’hui, la légitimité de l’impatience des Guinéen se passe de toute démonstration. Seule une démocratie réelle (parlementaire) vertébrée et responsable dont les leaders travaillent prioritairement pour les intérêts du pays peut simultanément tenir tète aux prédateurs internes et externes et refaire de la Guinée un État de droit, de liberté, de prospérité, de fraternité et d’amitié.

    Il faut un changement radical (chirurgical), une rupture avec le passé pour instaurer en Guinée, une nouvelle classe politique qui opte pour et gouverne par la démocratie, non pas du bout des lèvres mais à travers des actes concrets pour sortir le pays progressivement mais irréversiblement de son marasme socio-économique actuel.

    Après plus de quatre mois de gouvernance sous Lansana Kouyaté, les craintes et inquiétudes restent au rendez-vous dans la mesure où le pays donne l’impression d’être contrôlé par des forces du mal, par des démons incontrôlées et incontrôlables et le pays est livré systématiquement aux mêmes criminels qui ont mis le pays à plat ventre.

    Guinée, les forces de sécurités (plutôt comprendre les forces d’insécurité) font partie du problème. Il faut signaler et souligner en passant que dans une démocratie ou un Etat de droit, l’armée et les forces de l’ordre sont subordonnés aux autorités civiles élues par le peuple ou cooptées.

    Pourquoi en Guinée, le ministre de la défense n’est pas un civil ?

    Point n’est besoin de dire que les militaires et les agents de l’ordre (comprendre agents de désordre) ont pour mission de sécuriser les institutions, les personnes ainsi que leurs biens et non semer l’insécurité comme c’est encore malheureusement le cas aujourd’hui en Guinée depuis 23 années.

    Tant que la question de la « permissivité » des militaires et des agents de l’ordre ne sera pas réglée, les droits de l’homme en Guinée resteront de simples figures de style, de simples slogans.

    Le vrai changement en Guinée, seul gage de retour à la paix et au développement est un combat contre la montre. Chaque jour qui passe sans le changement, ajoute plus de poids au capital du changement que le peuple devrait payer. Le prix de la paix doit se payer collectivement car nul ne saurait être spectateur pendant que les autres enterrent leurs morts dans un pays menacé par la misère, la balkanisation pour satisfaire les appétits gloutons d’une famille ou de quelques clans.

    Les Guinéens (Guinéennes) dans l’unité doivent s’organiser sur des nouvelles bases pour sauver la Guinée des griffes du loup. C’est à ce prix seulement que les Guinéens auront leur vraie indépendance, une indépendance qu’ils gagneront même si la lutte doit être onéreuse. L’histoire du monde démontre que certaines nations aujourd’hui prospères, se sont battues pendant plusieurs années et ont payé des lourds sacrifices pour conquérir l’indépendance dont elles jouissent aujourd’hui. Comme 49 ans n’ont pas suffit pour que les Guinéens soient indépendants, la lutte doit continuer en commençant par la bataille pour le « départ deux Lansana (Conte et Kouyaté) ».

    Le plus grand danger que guette la Guinée réside en effet dans une conspiration internationale incluant des conjurés nationaux en panne de démocratie. « Le contexte politique actuel en Guinée est si dangereux qu’il n’incite plus d’optimisme au moins que la situation change, le départ de Lansana Conte, Lansana Kouyaté et son gouvernement à béquilles ethniques déséquilibrées ».

    Les vautours qui rêvent de dépecer la Guinée n’ont certes pas désarmé, mais ils trouveront en face la volonté inébranlable et la détermination non-ambiguë du peuple de Guinée à se défendre jusqu'à la dernière goutte de sang. La victoire sera acquise et le bonheur sera retrouvé si chaque Guinéen s’investit pleinement pour barrer la route à ces « va t- en guerre » qui sont les obstacles majeurs de la Guinée dans sa recherche de la paix et la prospérité. Il serait déshonorant, irresponsable et suicidaire pour tout vrai patriote Guinéen (Guinéenne) de se tenir en spectateur passif à l’émiettement et à la déconfiture du pays.

    À bon entendeur salut !
    Comprendront ceux qui comprennent !
    Que l’Eternel Puissant (Allah) guide le peuple de Guinée dans le long et onéreux chemin du changement inévitable.

    Amen !

    NB : Dans la guerre de l’information pour le réveil des consciences et la prise en charge du citoyen de son propre destin, prière de faire lire cet article a au moins dix (10) citoyens Guinéens. Vous aurez participer de façon positive dans le combat du changement. Que le bon Dieu vous récompense pour ce geste.

    Mamadou Diallo, MD
    Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum
    Contact E-Mail : webmaster@guinea-forum.org (ou) nampougou@yahoo.com
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Ces images sont bien des réalités de ce magnifique pays! La Guinée est pourtant l'un des pays les plus riches au monde du point de vue ressources naturelles.
Cette faillite économique est le résultat du pillage systématique des biens publics, le clientellisme, la corruption, le détourment des fonds publics et une mise à l'écart de la majorité des cadres compétants et intègres du pays.
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