samedi 07 juillet 2007
S'il y a une chose qui coûte cher à notre pays et à notre démocratie, c'est bien cette forme de consensus sui generis qui, finalement, nous fait perdre tout esprit critique. J'entends ici par « consensus » cette « qualité » bien guinéenne de s'accorder à ne jamais régler les problèmes.
Nous acceptons tellement l'inacceptable !
Nous l'avons tellement socialisé et si profondément intériorisé qu'il s'impose à nous de toute la puissance de sa seconde nature. Et cela est gravissime. Et pour le développement de notre pays, et pour le plein épanouissement de notre être à la fois individuel et collectif.
LANSANA KOUYATE ET SON GOUVERNEMENT DIT DE CON-SANGSUE. En un laps de temps, le prix de toutes les denrées est resté en flèche : le riz, l'huile, le pain, le lait, la farine, la viande… Nous autres Guinéens ne mangeons déjà pas à notre faim, et voilà qu'on vient renverser le bol de bouillie qui nous reste.
Au même moment, l'opération BEL-AIR, (près de 6 millions de nos francs pour servir de nouveau SANTULO, l'argent des pauvres contribuables. Et que faisons-nous ? Rien ! Et c'est drôle parce que nous avons quand même ce côté frondeur qui nous pousse à exprimer clandestinement notre mécontentement quand on rentre le soir à la maison après 10 heures d'embouteillages et que l'on constate que l'électricité et l'eau, parties depuis le matin, ne sont toujours pas revenues.
Ailleurs, personne ne laisserait faire ce que, nous autres, évoquons avec fatalisme. Cette acceptation du désordre établi par une bourgeoisie d'accaparement et de prédation (politique et économique), à la fois extravertie et mafieuse, et qui prolifère dans tous les secteurs, le mobilier notamment.
Ce consensus systématique tient d'une démobilisation citoyenne orchestrée et entretenue par une pseudo-élite intellectuelle particulièrement courtisane.
Refuser l'inacceptable ? Il nous faut donc être des anarchistes citoyens. Il nous faut être des provocateurs ; des promoteurs d'un esprit d'impertinence pour donner définitivement congé à toutes ces anormalités de la transition. Parce que de cet esprit peut sûrement naître une nouvelle vérité.
Mais la question est la suivante : la voulons-nous vraiment, cette nouvelle vérité ?
Apha Kabinet Sidimé depuis Dakar
Pour www.nlsguinee.com