vendredi 06 juillet 2007
C’est le droit des syndicats d’écrire, de revendiquer, de dire comment ils perçoivent l’évolution du pays. Mais comme dans toute analyse objective, il faut faire la part des choses entre l’émotion et la raison, choisir entre l’idéal et le faisable.
Nous disons aux syndicats oui, vous avez voulu, avec les populations, le changement. Et ce gouvernement est là pour cela. Un changement dans la sérénité. Qui ne peut et ne doit rejeter les Guinéens. Nous pensons qu’il n’y a pas de place dans la Guinée qui veut changer à la précipitation et à l’improvisation. Pour cela, chaque fois qu’il sera nécessaire, le gouvernement consultera et les syndicats et les autres forces vives de la nation.
Le gouvernement sous la direction de Lansana KOUYATE est en train de faire retrouver à la Guinée, les incontournables grands équilibres économiques. Quand le Premier Ministre voyage, qu’il est à Bruxelles, Paris, Washington ou à New York, c’est pour permettre au pays de se réconcilier avec la communauté internationale, et avoir son appui pour redémarrer une économie agonisante. Redonner à la Guinée l’image d’un pays qui en veut, d’un pays qui renaît et veut retrouver sa place perdue dans les errements politico-économiques.
Une Guinée qui veut gagner. Et ses premiers résultats sur la scène internationale sont probants. A l’intérieur, malgré toutes les difficultés, le franc guinéen s’apprécie face aux grandes devises. Exemple simple, le franc guinéen s’est consolidé, passant de 7000 pour 1 dollar USD à 3800 grâce aux premières mesures économiques prises. Le gouvernement travaille. Il assume ses responsabilités en oeuvrant effectivement dans la recherche des grands équilibres macro-économiques, pour que les populations puissent jouir effectivement des fruits de la croissance.
Rappelons au passage que c’est pour ne pas pénaliser les producteurs de pomme de terre du Foutah, ceux d’anacardes de haute et basse Guinée etc. que le gouvernement, les syndicats et le patronat et les chambres consulaires ont signé le 24 mars 2007, l’avenant au procès verbal du 27 janvier 2007. L’objectif était clair, respecter les engagements du pays avec la CEDEAO, l’OMC et les ACP et l’Union Européenne. Cet avenant ne voulait point que la Guinée disparaisse des marchés internationaux, pour des produits de qualité dont la consommation était dérisoire chez nous, comme les cajous, les calamars, l’ananas, etc. Pour le reste les interdictions demeurent sur le riz, l’huile, les produits pétroliers. Le gouvernement va renforcer les contrôles pour que les petits malins n’en profitent pas.
Le gouvernement comprend et accepte la réaction des syndicats comme une preuve du dynamisme de la démocratie guinéenne naissante. Une attitude volontaire de veille. Oui, chacun doit dire ce qu’il pense pour que le pays avance.L’on est pas forcé d’avoir les mêmes analyses de la situation.
Mais sans passion, pour le bonheur de la Guinée, nous allons nous expliquer et nous comprendre, j’en suis convaincu, car le gouvernement de consensus n’a pas d’autre mission que de servir la Guinée et les Guinéens.
Mais que chacun se rassure ce qui a été détruit en 49 ans, ne se reconstruit pas en 3 ou 4 mois. Les questions de l’eau, d’électricité, de riz, de téléphone, ne date de maintenant, de notre avènement aux affaires. Mais elles font partie des vraies priorités du gouvernement. Et des actions concrètes sont en cours pour changer la situation. Les panneaux solaires sont en cours d’installation, des forages pour améliorer la desserte sont en réalisation, des transformateurs pour l’électricité sont en train d’être posés. Les délais n’ont pas été tous respectés comme le gouvernement le souhaitait, pour des raisons indépendantes de sa volonté, mais cela ne pourrait mettre en cause la véracité des de ce qui a été fait.
La question de la gestion des hommes est entière et mérite de la part des uns et des autres compréhension et tolérance et vigilance patriotique. Chacun devra être jugé sur son bilan.
Le Premier Ministre pose actuellement les vrais jalons d’un vrai départ. Ce n’est pas le moment de nous laisser distraire par l’éphémère. Alors dépassionnons les débats, mais discutons objectivement.
Le syndicat, quand il affirme que M. Lansana KOUYATE, n’est jamais allé à l’intérieur du pays, il omet tout simplement qu’après la retraite de Bel Air, il avait été à Koukoudé, Monchon et autres villages de la zone, ou il avait écouté et discuté avec pêcheurs, paysans et artisans, pour mieux appréhender leurs problèmes et apporter les réponses adéquates. C’est une indication claire de la volonté du gouvernement dont les membres sont souvent à l’intérieur du pays et qui ont même promis de décentraliser certains conseils des ministres à l’intérieur du pays, pour mieux être en prise directe avec les réalités de la Guinée profonde.
A chacun, le gouvernement redit sa volonté de travailler dans le sens des accords du 27 janvier 2007. Il souhaite que personne ne transforme sa bonne volonté et ses actions et résultats en promesses non tenues.
Le changement est aussi une question de temps.
Justin Morel Junior
Ministre de la Communication et NTI
Porte-parole du Gouvernement
Pour www.nlsguinee.com