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    Guinée : Autopsie d’une nomination qui risque de coûter très cher !

     jeudi 05 juillet 2007   

    Le propre de l’homme serait- il de se souvenir ou d’oublier ? De la réponse à cette question dépend l’avenir de ceux qui ont été appelés ou choisis pour présider aux destinées des guinéens.

    Le choix du vocable est délibéré. En effet, dans son acception élargie, autopsie renvoie à « l’état dans lequel les anciens païens croyaient qu’on avait un commerce intime avec les dieux et on participait, de la sorte, à leur toute- participation. » Cette approche du Littré (dictionnaire dédié à Maximilien Littré, philosophe, sociologue, anthropologue et lexicographe français du 19è siècle) pourrait convenir à une analyse de ce qui prévaut actuellement en Guinée. Peut-être le Premier Ministre guinéen rêve lui aussi à la toute puissance et il s’y croit déjà.

    De quoi s’agit- il ?

    Un Premier Ministre est nommé en février 2007 après les grèves et les manifestations qui ont secoué le pays du 10 janvier 2007 à la date de sa nomination. Le nombre exact des victimes, officiellement évaluées à près de 200, ne sera certainement jamais connu. On sait qui s’occupait du recensement et de la publication de la liste. Tout cela dans un contexte qui ne se prêtait pas à la transparence.

    Ce Premier Ministre jouissait d’une originalité qui le distinguait de tous les précédents (de la Première à la Deuxième République.) Ce sont les termes : « consensus » ; chef de gouvernement » et « changement » qui lui ont été attribués. Ces attributs lui conféraient à la fois de l’authenticité : premier ministre de tous les guinéens, mais aussi une latitude jamais égalée pour agir. Ce Premier Ministre qui a été désigné par les accords dits tripartites a bénéficié d’un soutien que nul autre ayant occupé ce poste n’a eu ! Quoi que l’interview du président guinéen à TV5, AFP et RFI conduit, désormais, à parler d’accords quadripartites !

    Qu’a t- il fait de ce soutien ?

    Le Premier Ministre guinéen a montré une volonté de changement en réservant ses premières sorties aux leaders syndicaux et en faisant le tour des sièges de l’Opposition guinéenne. Rencontrant les uns et les autres, il a fait croire qu’il œuvre pour la cohésion nationale et se fixe pour objectif le changement.

    Le premier doute qu’il fait naître est la sortie au Palais du Peuple de tout blanc vêtu tout en imposant la même couleur aux populations. Ce blanc, qu’il portait à la descente d’avion en provenance d’Abidjan et qui avait plus retenu l’attention de la capitale, venait obscurcir, en ce jour de la fête international du travail, l’image limpide que les guinéens lui avait donnée. Certains avaient essayé de donner une autre lecture de ce blanc assimilé au deuil sous le Parti Démocratique de Guinée (PDG).

    Les décisions de ces dernières semaines sur la nomination des gouverneurs, préfets et autres hauts cadres montrent- elles la vraie facette du nouveau homme au boubou blanc ? En tout cas, elles confortent plus que jamais ceux qui annonçaient déjà le retour du PDG par le truchement d’événements tragiques qui auraient dû enterrer, à jamais, le passé douloureux du pays.

    La longue période qui s’est écoulée entre sa nomination et celle de son gouvernement a semé l’expectative. De multiples interrogations ont conduit à prétendre que c’est la résistance du président guinéen au changement qui et obstruait les initiatives du Premier Ministre. Les adversaires, quant à eux, mettent en avant l’incapacité du récipiendaire de cinq à gouverner le pays. Quoi qu’il en soi, c’est après une longue période d’attente et un début d’exaspération qu’il eut nomination d’un gouvernement. Il reste qu’à l’annonce de la nouvelle équipe, les guinéens ont applaudi : nul besoin de dire qu’il s’agit là d’une approbation ! Un rapide coup d’œil suffit pour montrer les actions et limites du gouvernement du 27 février.

    De la poudre aux yeux !

    Le discours- programme du premier Ministre a soulevé les espoirs et fait oublier la lenteur dans l’action. Il traçait, de surcroît des priorités qui ont redonné de l’espoir à tout le peuple. Parmi celles- ci l’adduction d’eau, la fourniture d’électricité et l’emploi des jeunes.

    À l’heure actuelle, qui peut dire où sont l’eau et l’électricité. Quant à l’emploi des jeunes, qu’on nous montre les chiffres ! Nous dit- on que 2000 emplois auraient été décrochés lors du forum pour l’emploi. Bel exploit, si l’on sait qu’il y a depuis 1985 des diplômés au chômage !

    L e gouvernement a trouvé une innovation : le compte- rendu du Conseil des ministres. Tous les conseils des ministres sont portés à la connaissance des populations de Conakry (qui sont les seules à avoir accès aux médias, la télévision surtout). Les talents du Ministre de l’Information s’y prête incontestablement. Mais ce qu’on oublie, c’est le fait qu’au temps du PDG et du PUP les conseils des ministres étaient également diffusés. La seule différence, c’est peut- être le talent de l’orateur.

    Le retrait de Bel- Air est sûrement le paroxysme de la manipulation gouvernementale. On a fait croire aux guinéens, qu’après Bel- Air, les portes du paradis leur s’ouvriraient. Ce qui ne leur a pas été dit, c’est que le gouvernement allait donner le peu de recettes ou de budget qui restait dans les caisses de l’État à l’un des hommes qui est à la base de la corruption qui sévit au plus haut sommet. L’on aura compris de qui s’agit- il. Cet étranger maffieux qui va jusqu’à intenter des procès contre les patriotes guinéens qui osent dénoncer ses agissements.

    Après Bel- Air ce fut les airs !

    Le Premier Ministre ne cesse de voyager. En quatre mois de primature, il a dû passer la moitié de son temps à l’extérieur. Près d’un mois à Paris et Genève, deux semaines entre les États- Unis et Bruxelles. Tout cela sans compter le retrait de Bel- Air qui n’aura été productif que pour ses locataires et le propriétaire qui, dit- on, a empoché 1 milliard de franc guinéen.

    Depuis sa nomination, le Premier Ministre n’a, de son initiative, foulé le sol d’aucune région du pays.

    Le voyage de Conakry à Siguiri (sa région d’origine) et le périple par Kankan et Mamou est dicté par la visite du président libyen. Entre temps, le locataire de la primature a fait le tour du monde. Preuve évidente du mépris de nos régions, des nos populations et de leurs conditions de vie.

    Voir la réalité à l’intérieur, dans le pays profond, permet de prendre la mesure de ce qui se passe. La misère, le racket, la corruption, le banditisme dominé par les coupeurs de route y règnent. Les guinéens ont besoin qu’on mette fin à cette réalité quotidienne. Ils n’ont cure de voir des images de tournées ou d’entretiens de Paris, New- York, Washington, Bruxelles etc.… avec tel ou tel homme ou femme d’État ! Ils préfèrent être côtoyés que les millions d’euros ou de dollars qu’on leur annonce. Cela, même si ces sommes n’étaient pas destinées à des fins personnelles ; à des campagnes politiciennes qui ne tarderont pas de dire leur nom et montrer leur couleur! Le danger à venir risque de coûter plus cher que tout ce qui vient d’être évoqué.

    Les premières nominations du Premier Ministre, une bombe à retardement

    Le Premier Ministre guinéen a fait quelque chose d’inédit en Guinée. Le PDG savait faire le mélange, tous postes et toutes ethnies confondues. L’on sait que personne n’avait le pouvoir réel à part le Responsable Suprême et sa famille. Au moins, la représentativité nationale était une réalité. Le PUP, malgré ses hérésies a procédé de la même manière.

    Les gouverneurs, préfets, ministres et les hauts cadres étaient des représentants d’un parti (PDG ou PUP)

    Les préfets, gouverneurs et autres hauts cadres nommés par le Premier Ministre actuel sont de quel parti. Dites-le si vous le savez ! A mon sens, ils ne devraient être que les représentants de la Guinée en tant que nation. Rien n’en est. Le pire, est qu’il y a des esprits qui ne veulent pas qu’on en parle.

    Les origines des nommés dans les préfectures et les régions

    La liste des personnes nommées par M. Kouyaté montre clairement le parti dont elles relèvent : celui de la Haute- Guinée dans sa composante malinké. Qu’on me prouve le contraire. Rien que dans les proches du Premier Ministre, il y a 5 préfets parmi les «Condé » qui, l’on sait appartiennent à la même famille que les Kouyaté. Le reste, c’est une addition ethnique dont la somme est supérieure à 50% de malinkés et près de 70% si l’on ajoute les gouverneurs et les ministres.

    Faut- il ajouté que les mêmes détiennent, mis à part la primature, l’Intérieur et la Sécurité (confié au cousin du PM), la Justice, les Affaires Étrangères, la Défense naguère et j’en passe. De tout cela, on se focalise sur la sous représentativité d’une ethnie parce que c’est tout simplement ses membres qui osent parler.

    Les peuls et les soussous ont les mêmes sentiments de sous représentativité. Ces derniers sont sûrement les plus offusqués car, croyaient- ils, jusque là, qu’ils ont un des leurs au pouvoir. Ils doivent comprendre le contraire et tombés des nus !

    Taire ce que M. Kouyaté prépare pour la Guinée relève d’une malhonnêteté intellectuelle et d’une méconnaissance de la réalité : la guinée est composée d’ethnies dont l’harmonie fait la quiétude du pays. Choisir ou montrer la préférence de l’une par rapport aux autres, c’est préparer l’explosion ethnique ! Est- ce la volonté du Premier Ministre, j’ose croire le contraire !

    Les forestiers sont sûrement bien représentés, mais par combien des leurs et à quels postes ?

    Bien que les malinkés considèrent que ceux- là se contentent toujours de ce qu’on leur donne. Erreur, la Guinée est à nous tous !

    Quoi qu’il en soit, la deuxième guerre contre les peuls n’aura pas lieu ! Tout simplement, ils ont tiré les leçons de la première et ne se laisseront plus surprendre ! Qui les en veut les trouvera sur son chemin ! N’en déplaise aux distributeurs de tracts et leurs commanditaires !

    Ceux qui chantent par-ci, par- là, « la Guinée mon ethnie » qu’ils se taisent parce qu’ils sèment la confusion. Leurs réactions relèvent du sentiment ethnique. Ils ne parlent que pour défendre leur cause. La Guinée n’est pas une famille à plus forte raison une ethnie ! C’est un ensemble de citoyens qui ont librement choisi de vivre ensemble dans un partage équitable des rôles et du bien commun qu’est la nation.

    Une stratégie à dessein.

    À l’analyse des nominations, on observe que la Haute- Guinée et la Guinée- Forestière sont quadrillées par les préfets d’origine malinké. Sans être dominants en nombre, ils sont répartis un peu partout entre la Basse et la Moyenne- Guinée. Le but est clair : pouvoir contrôler les régions et préfectures lors des prochaines élections législatives. Qui sait, si la potion marche, aux présidentielles. Mais le Premier Ministre ne devrait pas se faire d’illusion : la magie ne risque pas de durer !

    Les guinéens, dans leur quasi totalité commencent à penser que le Premier Ministre à d’autres ambitions qui ne seraient pas seulement liées à son poste actuel. Les connivences avec des leaders politiques et syndicaux de sa région d’origine ne passent pas inaperçues, non plus !

    Son penchant pour les discours- fleuves et les promesses du vent qui vous promet tout, ne sauraient les contenter.

    À la question qu’on lui avait posée sur le surnombre des malinkés parmi les préfets et gouverneurs, il avait répondu : « ne faites pas que les rumeurs deviennent des tumeurs ».
    C’est lui qui le disait et transforme ce qui est désormais une réalité, en tumeurs !

    Tout semble montrer que le Premier Ministre guinéen agit sur la base d’une devise bien connue : « vaut mieux être une bête de cirque que rien du tout » Une erreur qui risque de coûter très cher : si ce n’est à lui, ce sera au pays. Cela d’autant plus que beaucoup de guinéens commencent à penser que le Président Conté est encore le moindre mal face à la nostalgie malinké.

    Que dire d’autres, si ce n’est à défaut de chanter pour ses maîtres, il danse pour eux. Mais faut- il savoir que lorsqu’on danse avec un aveugle, il faudrait le piétiner pour marquer votre existence et montrer votre affranchissement. Une chose qui ne semble pas avoir été compris par celui qui devrait savoir qu’on met, au moins entre parenthèse l’héritage ancestral pour s’ouvrir au modernisme. Ce qu’il devrait faire, car les guinéens ont fait fi de l’histoire des origines pour le prendre et l’accepter comme un simple guinéen comparable à tout autre !

    Kémoko Keïta
    Strasbourg – France
    Contact : kemo@hotmail.fr
    Source : kibarou/ Partenaire de Guinea-Forum


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