lundi 02 juillet 2007
" Vous n'avez pas le droit de décevoir les espoirs que le gouvernement et les populations placent en cet exercice. Vous n'avez surtout pas le droit d'échouer" dixit M. Sadou Diallo MCEFET.
Ce matin, dans la salle de l'ex-primature à eu lieu la cérémonie officielle de lancement officielle des missions d'audites des services publics ordonnés par le gouvernement. Ont pris par à la rencontre les ministères du contrôle économique et financier, de l'éthique et de la transparence MCEFET, du ministre des Mines et de la Géologie, de la Justice, de l'Agriculture, de la pêche, de la Fonction Publique, de l'industrie PME.
On notait également la présence des partenaires au développement comme PNUD, UE, BM, FMI USAID, UA.
Dans le sillage des discours ayant ponctué la cérémonie, il y a eu tout d'abord celui de l'inspection général d'Etat Me. Abdoulaye Bangoura. Dans son intervention, il a signalé l'ampleur de la tache qui attend les auteurs dans l'atteinte des objectifs que le gouvernement s'est fixé en ordonnant cet audit.
" Suite à la décision du gouvernement de faire entreprendre pour la période 2006 – 2007 un audit des services public, le MCEFET a lancé un appel à tous les experts évoluant à s'associer aux cadres des différents ministères afin de réaliser de manière professionnelle et dans un délai raisonnable "
Pour sa part le ministre du contrôle économique et financier, de l'éthique et de la transparence Sadou Diallo a fait un long discours à l'dresse des cadres et surtout des auditeurs sur la mission et la raison d'être des ces audits.
" La présente cérémonie a été organisée pour permettre au département du contrôle économique de donner un éclairage sur le sens et sur l'organisation des audits des services publics ordonnés par le gouvernement et en même temps préciser l'étendue et engager les résultats que le gouvernement est en droit d'attendre".
En plus selon le ministre du contrôle économique et financier, ses audits se situer dans le cadre de la lutte contre la corruption qui a fini par envahir tous les secteurs économique et social du pays.
Les auditeurs s'occuperont au cours de leurs missions de 14 entités qui sont :
- 5 ministères et un secrétariat général
- les 8 huit gouvernorats du pays.
Pour atteindre les objectifs visé le ministre à donner des précisions sur l'évaluation des audits. Il ajoute : " Il faudrait rappeler que les audits visent à une évaluation exhaustive qui sera menée conformément aux termes de références élaborées conjointement par le département de contrôle économique et financier et l'ordre des experts comptables et validés par le gouvernement.
Cette évaluation exhaustive portera sur :
- le patrimoine mobilier et immobilier de l'Etat, la gestion administrative financière et comptable, le respect des normes et procédures par les structures concerné entre autres."
Durant la collecte d'informations, les équipes se rendront à la Banque Centrale, aux garages du gouvernement, aux directions nationales du budget, du trésor, des investissements publics, des marchés publics, du contrôle financier, des impôts, de la douane; du CADAC, du CADASTRE, du patrimoine bâti public et de tous les autres prestataires de la chaîne des dépenses. C'est en prélude à cela d'ailleurs que les 76 auditeurs publics mandatés pour la circonstance avaient prêté serment le 27 juin derniers à la cour d'appel de Conakry.
Toutefois on se demande bien si on aboutirait à quelques choses de concret cette fois-ci encore. Pour qui sait combien de fois on prête serment sans aucun résultat à la hauteur.
Par Lansana A. Camara
Correspondant de www.nlsguinee.com à Conakry
E-mail : lansanaminata@yahoo.fr
Tél. (+224)- 64- 30- 74- 06