samedi 30 juin 2007
Aujourd'hui, après 49 années d’indépendance, d’innombrables tâtons combinés aux hasard dans la gestion de l’État en Guinée, d’innombrables soubresauts politiques martelés de grèves de plus en plus sanglants ayant conduit à la nomination d’un Nouveau Premier Ministre le 27 Février 2007, l'espoir semble tourné en dérision.
Les Guinéens et Guinéennes sont actuellement victimes de mégalomanie, arrosés de belles paroles, des promesses de lune, de lait et de miel alors qu’elles sont techniquement irréalisables. Le peuple est aujourd'hui interrogatif quant à la traduction de ces bonnes intentions en des faits réels.
La responsabilité du changement incombe à tous les Guinéens, de préparer, convenablement, les prochaines tourbillons politiques qui se dessinent à l’horizon et qui emporteront à jamais le pouvoir caduque du Général Lansana Conte, symbole et architecte de la misère, la malédiction et des bains de sang et des déluges de larmes qui tourmentent le pays dans sa totalité. Rien de positif ne sera accompli tant ce traître se trouve à la tête du pays. Le poisson pourri par la tête, dit-on.
Il faut l’engagement patriotique de tous les dignes fils et filles du pays, de toutes les forces vives, et cela dans la diversité et dans le respect scrupuleux des règles démocratiques et les fondements de l’état pour se débarrasser cette hordes d’apatrides qui veulent mettre le pays à feu et à sang.
Une chose est sûre, tout ce qui se passe aujourd'hui au sommet de l’État, le cafouillage, l’immobilisme, la discrimination ethnique et régionale, l’exploitation du fusible ethnique pour assouvir la boulimie du pouvoir, apparaît clairement comme un signe avant-coureur des événements tragiques que les Guinéens subiront dans les prochains mois ou années, et des crises qui feront couler, non seulement la salive, les larmes mais aussi et surtout du sang précieux en quantité inestimable.
Les Guinéens, tous autant qu’ils sont, par leur mutisme et leur inaction, porteront, comme lors des dérives tragiques précédentes, une responsabilité historique. Les obligations patriotiques pour sauver la Guinée, invitent tous les Guinéens donc à sortir de l'ombre et évincer à jamais et définitivement cette oligarchie militaro-affairiste responsable du sort absurde et cruel qui ronge la conscience et l’âme des Guinéens. Il est irresponsable voir suicidaire de se résigner à assister indifférents à la souffrance de tous ces enfants, pépinière de la Guinée de demain, de toutes ces femmes, de tous ces millions de citoyens aux visages défigurés par la souffrance, victimes d’une misère qui leurs est volontairement imposée par le pouvoir fasciste, esclavagiste et clanique de Lansana Conte et ses laquais.
Les Guinéens savent ceux dont Lansana Conte est capable. Il est capable de la violence qui est le dernier refuge de l'incompétence. Les Guinéens et Guinéennes patriotes doivent avoir le courage de l'amour et de la tendresse, et leur sensibilité humaine, leurs oblige un acte de la plus exquise délicatesse à l'égard de ce peuple meurtri.
Eu égard aux souffrances indescriptibles des enfants, des femmes et des citoyens, livrés à la mort la plus ignominieuse à cause de la misère, il faut rappeler au Premier Ministre, que ce n’est pas le moment des discours mais plutôt, aux actes, aux résultats. Les Guinéens n’acceptent plus les paroles de circonstance, fausses, hypocrites, vides et irritantes, mais un bilan avec des actes concrets. Finies ces paroles de vent.
L'amour et le patriotisme sont faits de gestes concrets, non pas de bons sentiments encore moins de promesses ou de projets. Les Guinéens ont besoin des actes, des gestes et des réalisations qui permettent mettre fin à la misère, aux maladies, à la faim, à l'injustice, à l'exclusion, à la solitude, à la pauvreté, à l'abandon qui leurs tuent à petit feu.
Il est évident que les Guinéens possèdent une courte mémoire. Depuis la nomination du Nouveau Premier Ministre, certains Guinéens, presque la majorité, pensent naïvement à une solution miracle au mal Guinéen et sont prêts à octroyer au Général Lansana Conte, le « Prix Nobel de découverte scientifico-politique » de l’année 2007, pour avoir nommé Lansana Kouyaté. C’est comme si ce dernier était le « vaccin politico-économique » qui éradiquera le « Virus du Mal Guinéen » Lansana Conte. Le seul miracle que Lansana Conte a accompli, est de transformer un potentiel paradis terrestre (la Guinée) en enfer.
Comment penser qu’un virus va-t-il fabriquer son antidote (son vaccin) pour s’autodétruire ?
« Faut accepter que tout ce sang versé le soit pour rien, au lieu de servir de leçon et de mémoire, pour que les Guinéens puissent dire maintenant et pour toujours, plus jamais ça ? »
Depuis l'indépendance de la Guinée, les gouvernements qui se sont succédés n'ont pas réussi à traduire le riche potentiel économique du pays en une amélioration sensible des conditions de vie des Guinéens. Il revient aux Guinéens de prendre conscience de son destin et lutter pour sa vraie libération, le départ de Lansana Conte, Lansana Kouyaté et leurs laquais politiques. L’avenir de la Guinée en dépend.
Lansana Conte et Lansana Kouyaté, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. La Guinée en 49 années de son indépendance « fictive » est perpétuellement est confrontée à une crise qui plonge tout un peuple dans l’incertitude d’un lendemain rassurant.
Pour mettre un terme à une telle situation humiliante il faut un réveil de conscience et une révolution de mentalités.
Le mal c’est Lansana Conté et tous ceux qui l’ont servi et sont entrain de le servir.
Au nom des ancêtres qui ont payés le prix fort de leurs vie pour léguer aux Guinéens ce beau et riche pays ;
Au nom des nos vaillants martyrs, ces dignes fils et filles du pays, qui ont payé de leur sang la liberté et la dignité des Guinéens depuis l’indépendance du pays jusqu’aux récents événements de Janvier Février 2007 ;
Au nom de Dieu Tout Puissant qui a donné par sa grâce et sa justice ce grand et beau pays aux 9 millions de Guinéens : Le moment est venu de se lever, de s’unir et de s’assumer une fois pour toutes, pour sauver la Guinée et son peuple, de se concerter dans la fraternité pour trouver la voie du salut du peuple.
L’histoire de la Guinée ne s’écrira ni à Paris, ni à Washington, ni à Londres, ni à Pékin, encore moins à Abidjan, Dakar, Abuja, Rabat, Tripoli. L’histoire de la Guinée s’écrira à Conakry, Kindia, Labé, Boké, Faranah, Kankan, N’Zérékoré, Macenta et ailleurs dans les villes et villages de la Guinée.
Les Guinéens ne doivent pas se tromper. Les pèlerinages diplomatiques du Premier Ministre ne se solutionneront pas les problèmes du pays. Il serait mieux pour Lansana Kouyaté de visiter la Guinée profonde pour prendre connaissance de la souffrance du citoyen, de la jeune femme en difficulté d’accouchement qui certainement perdra sa vie et celle de son bébé par manque de soins sanitaire, de la souffrance de cet enfant victime de Kwashiorkor à cause de la malnutrition, ce cet autre gamin qui brûle dans une fièvre mouillante à cause du paludisme et qui ne peut pas avoir sa dose de quinine, un comprimé d’aspirine ou de paracétamol, voir cet autre enfant cachectique, déshydraté à cause des maladies fecalo-orales liées au manque d’hygiène, d’eau potable dans une pays qui comptent plus de 1200 fleuves, rivières et cours d’eau, pays qualifiée de « Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest ». Les exemples de misère ne manquent pas.
L’heure est grave. La patrie est en danger. Il est temps pour les Guinéens de lever et d’unir toutes leurs forces pour délivrer ce peuple meurtri, abusé par ses propres fils et filles, car plus que jamais les ennemis de la Guinée, ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour mettre en exécution leur plan final de la mise à mort du peuple et de la nation. Ils sont entrain de semer les graines de la guerre civile sur toute l’étendue du pays par la xénophobie, l’ethnocentrisme.
La mauvaise gestion du patrimoine national Guinéen depuis l’accession du pays à l’indépendance et les luttes pour le pouvoir, ne doivent plus laisser les Guinéens dignes et patriotes, insensibles aux douleurs imposées par la force au peuple par ses propres enfants indignes, apatrides et criminels.
Les valeurs morales, humaines et intellectuelles des Guinéens patriotes les obligent à élever leurs voix pour condamner les crimes perpétrés depuis ces dernières années, traduire en justice leurs auteurs, dédommager les victimes et s’engager résolument à la reconstruction et au développement de la nation guinéenne.
Les Guinéens et Guinéennes ont besoin de la paix et de la stabilité pour travailler dans l’intérêt du pays. La vie et la dignité humaines sont des joyaux avec lesquels, on ne doit pas impunément badiner.
Un regard rétrospectif sur l’histoire de la Guinée doit inspirer les Guinéens à ne pas répéter indéfiniment les mêmes erreurs pourtant évitables.
Un parcours de l'actualité de la Guinée ces dernières années ne laissera jamais indifférents les Patriotes Guinéens pétris aux valeurs républicaines, appelés à tirer constamment la sonnette d'alarme face à des formes de dérives autocratiques, pour ne pas laisser mourir tout un peuple.
Les Guinéens sont-ils victimes d’une ignorance congénitale pour ne pas voir les signes annonciateurs de la tempête politique qui secoue le pays et risque de le plonger dans une guerre civile ?
Parmi les irréductibles « ennemis » de l'homme, figurait entre autres « l'ignorance » !
Les Guinéens vont assister en spectateurs actifs ou passifs ou, plutôt être acteurs au dernier coup de glas de leur pays en tant que nation, participer ainsi à écrire l'oraison funèbre pour un pays que tous prétendent pourtant aimer et servir ?
Le monde vous regarde et se demande si réellement les Guinéens et Guinéennes méritent ce beau et riche pays. Il est temps que la Guinée d’acclamer son « Contecide », son ATT, son Nelson Mandela. « La prospérité montre les heureux, l’adversité révèle les grands ».
Halte aux promesses. Un tien vaut toujours mieux que deux tu l’auras. Se battre pour l’injustice passée ne relève pas seulement du devoir de veiller au présent et de préparer un avenir exempté de ces iniquités, c’est aussi une aberration de se laisser corrompre ou se prostituer aujourd’hui en prétendant que l’avenir viendrait de prochaines réparations.
La liberté ne s’achète ni ne se prête, elle se conçoit et se réalise. La liberté n’est jamais servie sur un plateau d’or encore moins comme un cadeau de Noël. Elle a prix à payer. Celui qui se refuse à l’assumer pleinement subira tôt ou tard une version étrangère qui, l’histoire en est témoin, n’est qu’écourtée et assaisonnée de contraintes plus avilissantes que réalisantes.
À bon entendeur salut !
Comprennent ceux qui comprendront !
Mamadou Diallo, MD
Membre Fondateur de l’ANDD et Guinea-Forum
Contact E-Mail : webmaster@guinea-forum.org (ou) nampougou@yahoo.com
Partenaire de www.nlsguinee.com
NB : Mamadou Diallo est Médecin (Physician)
American Academy of Family Physician Board (AAFP) Certified
United Stated Medical Licensing Examination (USMLE) Certified
Educational Commission of Foreign Medical Graduate (ECFMG) certified
Member of the American Medical Association (AMA)
Dr. Diallo has completed a three years Family Practice Residency Program (Médecine Générale) at Lutheran Medical Center and Maimonides Medical Center (Pediatric Emergency and Psychiatry), Brooklyn in New York, USA
Presently, Dr. Diallo is working as a Family Practice Physician (Médecin Généraliste) at the Indian Health Service (IHS) in Idaho, USA
Dr Diallo is laureate of many awards in Medical Research Projects in New York.
(Dr Diallo est récipiendaire (lauréat) de plusieurs prix en Recherche Biomédicale à New York, USA)